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Photo Marcel Lannoy

Photo Marcel Lannoy

Il y a cent ans naissait Léo Ferré. Au long de son parcours, en fonction de l’actualité du moment, il avait écrit plusieurs versions d’une même chanson, « Les Temps difficiles ». A son tour, l’auteur compositeur interprète Bernard Joyet avait repris le flambeau en proposant, au fil des ans, à l’occasion de divers galas, quatre autres versions très brillantes de cette chanson. C’est en regardant et en écoutant une vidéo de l’une de ces versions, sur un réseau social, que m’est venue l’idée d’écrire mon propre texte. C’est un exercice amusant et stimulant, et ce sera, accessoirement, un hommage modeste au poète monégasque né il y a un siècle et qui nous a laissé quelques chefs-d’œuvre.

 

Quand la gauche perd les élections
C’est jamais pass’ qu’elle est trop con
C’est la faute aux abstentionnistes
Et pire encore aux anarchistes
Les temps sont difficiles

Il va falloir attendre cinq ans
C’est long cinq ans, c’est épuisant
Ça va nous faire cinq ans d’perdu
Avant d’être à nouveau cocus
Les temps sont difficiles

A gauche, y’a des priorités
Pas les pauvres, pas les ouvriers !
Voler au s’cours d’la religion
C’est meilleur pour les élections
Les temps sont difficiles

Y’a deux ans ils étaient Charlie
Les voilà maint’nant burkini
Que s’écoulent encore quelques mois
Et ils défendront la burka
Les temps sont difficiles

A droite, revoilà Sarkozy
Et ça fait déjà beaucoup d’bruit
Mais dans l’concert de ce mariolle
On entend surtout les cass’roles
Les temps sont difficiles

Les élections c’est très primaire
De Fillon à Bruno Le Maire
Ça volait déjà pas très haut
Et voilà qu’arrive Morano
Les temps sont difficiles

Pour le futur présidentiable
Les voilà déjà treize à table
Jean-François Copé passe les plats
Au menu : pain au chocolat
Les temps sont difficiles

Juppé arrose ça au bordeaux
Et trinque avec la Kosciusko
Mariton boit de l’eau bénite
Mais pour lui les carott’ sont cuites
Les temps sont difficiles

D’Henri Guaino à Rama Yade
Douze au moins vont rester en rade
Ils iront se faire voir ailleurs
Sans doute pas aux Restos du cœur
Les temps sont difficiles

Les Français n’ont plus le moral
Car tout va de plus en plus mal
Mais la mémoire leur fait défaut
Alors ils sourient aux fachos
Les temps sont difficiles

Avec le borgne Jean-Marie
Ils goûtaient aux eaux de Vichy
Puis ont trouvé chez la Marine
Un meilleur goût à sa bibine
Les temps sont difficiles

Un jour faudra bien réagir
On pourra de nouveau sourire
Quand Marion Maréchal-Le Pen
Finira à Sigmaringen
Les temps sont difficiles

Les gagneurs sont désespérés
Ils foutent le camp à l’étranger
En Suisse ou bien à Monaco
Le pognon est leur seul credo
Les temps sont difficiles

Depardieu parti à Grozny
Hallyday aux Etats-Unis
Mais dans cette fuite des cerveaux
On a conservé Morano
Les temps sont difficiles

Bref, les amis, c’est pas la joie
Mais qu’on ne compte pas sur moi
Pour la farce de l’isoloir
Je préfère mon drapeau noir
En ces temps difficiles

Que du bonheur !

stade-charletyL’accord intervenu entre le gouvernement et les organisations syndicales pour la manif de ce jour, à Paris, ouvre des perspectives intéressantes. Pourquoi ne pas créer un « anneau des manifestations » où se dérouleraient désormais toutes les protestations de masse ? Le stade Charléty, déjà chargé d’Histoire, ferait parfaitement l’affaire. Un filtrage sévère aux entrées, comme sur les boulevards menant à la place de la Bastille en ce jeudi, faciliterait le travail d’une police harassée. Les portiques à l’entrée permettraient de compter les manifestants, mettant ainsi fin aux estimations fantaisistes livrées tout à la fois par la Préfecture de police et les organisateurs. La détermination des participants serait estimée au nombre de tours de terrain effectué. Les simples sympathisants trouveraient place dans les gradins. Les caméras utilisées pour les retransmissions sportives pourraient servir, afin de fournir des images aux journaux télévisés. Ainsi, plus de casse, plus d’embouteillages. Que du bonheur !

ILS commencent à bien me dynamiser le transit avec LEUR débat à la con.
1. – C’est pourtant simple, je ne suis pas islamophobe, je suis connophobe. Si ILS m’accusent d’islamophobie quand je dénonce une connerie, désolé pour eux, la démonstration est dans LEUR accusation.
2. – L’islamophobie est un concept forgé par les antilaïques d’Islam et repris par leurs idiots utiles dans l’unique but de délégitimer la laïcité.
3. – Et ça marche ! Tant médias et militants de toutes obédiences préfèrent les controverses sommaires à la raison, comme s’il fallait obligatoirement choisir un camp, même dans les pseudo-débats pipés.
4. – Il n’y a pas de débat, il y a une manœuvre.

Jean Verlinde

Manneken peace

Bande de salauds,
La seule chose que je veuille vous opposer,
la seule chose qui vous atteigne,
la seule chose qui vous résiste et vous résistera,
la seule chose qui nous rend plus forts que vous,
La seule chose que je vous souhaite parce que vous la haïssez,

parce que ça vous fait peur, parce que ça vous détruira :
La beauté, la douceur, le rire, l’amour, la poésie, la musique, la danse…

Jean Verlinde

Je partage volontiers cet écrit de Claude Guillon, paru sur son blogue, « Lignes de force » (voir ici même la rubrique « Liens »), car j’en partage totalement l’analyse et les arguments.

https://lignesdeforce.wordpress.com/2016/03/21/jean-marc-rouillan-doit-se-taire-non-parce-que-letat-le-lui-impose-mais-parce-que-les-enormites-qui-sortent-de-sa-bouche-nuisent-a-la-cause-quil-pretend-defendre-et-a-lui-meme-acc/

Les produits dangereux

Après le sérieux avertissement lancé par une organisation de consommateurs quant à l’emploi risqué de nombre de produits cosmétiques contenant des allergènes et autres perturbateurs endocriniens, après la découverte de morceaux de plastique dans des barres chocolatées, qui a obligé une célèbre marque à les retirer de la vente, voici aujourd’hui que des protège-slips font l’objet d’un rapatriement urgent sur leur lieu de fabrication après la découverte d’un herbicide, le glyphosate, dans leur composition.
Ces malfaçons répétées touchant des produits de consommation courante ne doivent pas nous faire oublier que ça n’est pas là le seul domaine où les empoisonneurs opèrent et où la publicité sur les bienfaits de ce qui est proposé se révèle outrancièrement mensongère.
Ainsi, des amis qui s’intéressent de près à la politique ont analysé le socialisme de gouvernement tel qu’il est aujourd’hui proposé à l’électeur moyen, et ont trouvé dans cette mixture, déjà très insipide à l’origine, de fortes doses de macron et de valls, deux substances préoccupantes qui le rendent extrêmement dangereux, sans pour autant que son retrait soit envisagé avant 2017.
Cette dangerosité avait d’ailleurs, avant analyse, déjà rebuté beaucoup de consommateurs de ce produit avarié, les poussant à se tourner sans réfléchir vers certains ersatz : le tobira, par exemple, produit à base de couleuvres qui connut récemment un petit succès avant qu’on s’aperçoive que seul le distinguait, en vérité, un emballage tape-à-l’œil ; le lepène, un puissant laxatif régulièrement proposé à chaque consultation et qu’on paiera très cher ; le mellanchon, ensuite, âcre et fort en bouche au point d’avoir un effet émétique, et qui rebute grandement par le fait que nombre de ses composants portent la mention « made in China » ; le jupet, enfin, produit de luxe qui bénéficie manifestement d’un… abus de confiance.
L’organisme mis en place par ces amis évoqués plus haut, l’ANAR (l’Attention Nécessaire contre l’Arnaque Républicaine), vous conseille donc fortement de vous détourner de tous ces produits frelatés. Au plus vite !

Le parler patronal

Au journal de France 2 (service public), ce 18 février, au sujet du projet de loi concernant le Code du travail, un jeune journaliste apprivoisé, évoquant les 35 heures auxquelles s’attaque violemment le gouvernement, parle de « totem ». C’est ainsi, désormais, avec parfois le terme « tabou », que la profession journalistique désigne, en adoptant ce parler libéral aux accents freudiens, la durée hebdomadaire du travail. Il s’agit par là même de montrer que des forces rétrogrades, passéistes, restent attachées à des « acquis » ringards présentés comme autant d’obstacles aux nécessités économiques du moment, seules à même d’assurer notre prospérité future.
Pendant des décennies, nous avons eu droit, souvenez-vous, aux fameux « avantages acquis », de plus en plus dénoncés, au fil du temps, comme autant de scandaleux privilèges auxquels restaient attachés des salariés égoïstes indifférents à une marche du monde nécessitant toujours davantage de sacrifices de la part des éternels sacrifiés.
Il est pour le moins cocasse de voir appliquées ces expressions flatteuses à tout ce qui a pu alléger, momentanément, la pénibilité du travail salarié, mais jamais à tout ce qui touche la fortune des décideurs patronaux et gouvernementaux. Car si vous venez vous promener avec moi avenue Foch ou avenue Mozart, à Paris, ou dans les quartiers cossus que sont les VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements de Paris, par exemple, eh bien je suis à même de vous montrer ce que sont réellement des « avantages acquis », et non seulement acquis mais durables et toujours plus prospères, et jamais considérés comme un frein à la nécessité de s’adapter à un monde qui change.
Quand triomphe le credo patronal, triomphe aussi son langage.

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