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De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 20 septembre 1895, à Buenos Aires (Argentine), sortie de XX Settembre, numéro unique, publication en langue italienne du groupe éditant La Questione sociale à Buenos Aires. Cet exemplaire commémoratif de la Libre Pensée rend hommage à l’anarchiste Paolo Lega (en médaillon), auteur d’un attentat manqué contre le président du Conseil Francesco Crispi. Illustation allégorique : femme avec flambeau de la liberté désignant la condition des assignés à résidence sur une île ; autre personnage, avec un drapeau où est inscrit le mot « anarchie », piétinant le Code pénal ; la faux de la révolution sociale au-dessus d’une scène de banquet de la bourgeoisie ; un prisonnier (Lega) dans sa cellule.
Epigraphes, de Heine : « Maudite soit la patrie où seules la honte, l’infamie et la misère grandissent ! », et de Carlo Cafiero : « L’anarchie et le communisme sont les deux termes nécessaires de la révolution ».

Le 20 septembre 1937, à Madrid, sortie du premier numéro du journal Galicia Libre, organe du regroupement de Galiciens libertaires, porte-parole de la CNT-AIT. Trente-deux numéros paraîtront jusqu’au 30 décembre 1938. Le dernier numéro, daté du 24 février 1939, sera imprimé à Valencia.

Le 20 septembre 1945, à Bruxelles (Belgique), sortie du premier numéro de la revue mensuelle Pensée et Action. C’est en fait une reprise du titre d’un journal qu’Hem Day avait publié en 1931-1932 à Bruxelles.
Quarante-six numéros de la revue paraîtront jusqu’en décembre 1952. Elle laissera ensuite place aux Cahiers de Pensée et Action, qui sortiront à partir de juillet 1953 et au moins jusqu’en 1970.
Cette revue comptera de nombreux collaborateurs. Une quarantaine de brochures seront éditées en complément, pour un tirage total de près de 100.000 exemplaires.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Salut Julos

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 19 septembre 1885, à Bordeaux (Gironde), sortie du premier numéro du journal Le Forçat du travail, organe communiste-anarchiste. Le gérant de ce journal qui paraît tous les quinze jours est Jean Benoît. Dix-sept numéros seront publiés, le dernier daté du 1er au 15 juin 1886.
Le numéro 3 daté du 4 au 11 octobre 1885, tiré sur du papier rose, publie, à l’occasion des élections législatives du 4 octobre 1885, un « Manifeste des anarchistes » signé du candidat abstentionniste Jean Benoît.

Le 19 septembre 1908, au Parc-Saint-Maur (aujourd’hui dans le Val-de-Marne), sortie du premier numéro de La Mère Peinard, réflexions hebdomadaires d’une lavandière. Le fondateur de ce journal n’est autre que Fortuné Henry qui, s’inspirant du Père Peinard d’Emile Pouget, crée un pendant féminin. Moins de dix numéros paraîtront durant l’automne 1908.

Le 19 septembre 1944, à Marseille (Bouches-du-Rhône), sortie du premier numéro de Ruta, organe de la Fédération ibérique des Jeunesses libertaires (FIJL) (en castillan). Il poursuivra une ligne anticollaborationniste et antiréformiste de la CNT-FAI. A partir de juillet 1945, il sera publié à Toulouse, puis à Paris à partir de novembre 1947, avant de retourner à Toulouse. Il soutient les actions contre le franquisme, et sera finalement officiellement interdit en France le 17 février 1953. Il sera remplacé par Juventud Libre, à son tour interdit en juin 1960, puis Nueva Senda, interdit en mars 1963.
A noter qu’un journal portant ce titre et le sous-titre « Organo de las Juventudes libertarias de Cataluña » (organe des Jeunesses libertaires de Catalogne) était paru à Barcelone entre le 17 octobre 1936 et le 5 novembre 1938, puis clandestinement en Espagne, sous le franquisme.

Une revue du même nom a paru également à Caracas (Venezuela) de1963 à 1967 puis de 1970 à 1980, publiée par les Jeunesses libertaires espagnoles en exil.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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En septembre 1872, à Neuchâtel (Suisse), sortie du journal en langue italienne La Rivoluzione Sociale, organe de la Fédération italienne de l’AIT, qui publiera le compte rendu du congrès de Saint-Imier. En 1902, Errico Malatesta publiera un journal portant également ce titre.

Le 18 septembre 1910, à Liège (Belgique), sortie du premier numéro du journal L’Emancipateur, organe communiste-anarchiste-révolutionnaire. Le rédacteur administrateur responsable du journal est François Requilez. Le journal sera édité à partir du numéro 24 par le groupe Les Chercheurs de Vérité.
Cinquante-deux numéros paraîtront jusqu’en mars 1913. Le journal sera remplacé à partir de cette date et jusqu’en juillet 1913 par L’Action anarchiste. L’Emancipateur reparaîtra en mars 1914 pour une nouvelle série de douze numéros, jusqu’au 2 août 1914.
Epigraphe : « Nous voulons instaurer un milieu social qui assure à chaque individu toute la somme de bonheur adéquate au développement progressif de l’humanité. »
A noter qu’un journal portant ce titre a été publié en 1906 dans la colonie libertaire de Stockel-Bois.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Peut-être vous souvenez-vous de cette plaisanterie qui courait sur cette vieille momie appelée Mère Teresa, du temps où elle sévissait. Il se disait qu’elle aimait tellement les pauvres qu’elle souhaitait les voir se multiplier, ce qui expliquait son combat contre l’avortement et la contraception.
On pourrait aujourd’hui établir un parallèle avec ces membres du personnel soignant hostiles au vaccin anti-Covid, qui aiment tellement leur métier et l’hôpital qu’ils souhaitent voir perdurer la pandémie.
Plus sérieusement, l’obligation vaccinale faite à ces réfractaires à la piquouze, sous peine de suspension, offre l’occasion de leur rappeler, ainsi qu’aux pleurnicheurs et résistants de réseaux sociaux qui les soutiennent, que depuis très longtemps pas mal de gens plongés dans le monde du salariat ont refusé, individuellement ou collectivement, ce que leurs employeurs exigeaient d’eux. Et qu’ils l’ont payé le plus souvent assez chèrement, dans le lourd silence des médias et des Jean Moulin du clavier. Mais leurs motivations étaient tout autres que cette insoutenable revendication du droit à l’irrationnel et à l’obscurantisme trouillard des nouveaux héros du Travail aux yeux de certains.
Tiens, ce soir à 20 heures, à ma fenêtre, je vais applaudir les ouvriers du bâtiment (176 morts au boulot en 2019, quand même !).

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 17 septembre 1887, à Paris, sortie du premier numéro du journal La Révolte, organe communiste-anarchiste publié par Jean Grave. C’est en fait la continuation du journal Le Révolté dont Jean Grave est contraint de changer le titre pour éviter des poursuites judiciaires. Cet hebdomadaire de qualité publiera à partir du numéro 36 (du 9 au 15 juin 1888) un supplément littéraire, qui vaudra d’ailleurs une condamnation à six mois de prison et 100 francs d’amende à Jean Grave en tant que gérant du journal pour un délit de presse lié à l’article « Viande à mitraille ». De nombreux gérants se succéderont à la tête du journal, qui publiera jusqu’au 10 mars 1894 trois cent vingt-six numéros. Le journal est contraint de cesser sa publication face à la répression étatique et les funestes lois scélérates.

Le 17 septembre 1887, à Naples (Italie), sortie du premier numéro du journal Demolitore (« Démolisseur »), organe communiste-anarchiste. Ce journal est publié par le cercle communiste-anarchiste Il Lavoratore (Le Travailleur), son gérant est l’anarchiste Francesco Cocozza. Seuls deux numéros ont paru, le dernier en date du 1er octobre 1887.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

L’éternel Humain

Il y a quelque temps, au cours d’une amicale discussion, je faisais allusion à la guerre entre grosboutiens et petitsboutiens. Un léger désaccord survint sur la paternité de l’anecdote, les uns tenant pour Rabelais, les autres pour Swift (et un autre hésitant entre Onfray ou Corcuff ; mais c’est fini, on lui parle plus).
Par scrupule, j’ai cherché sur la Toile et trouvé, parmi de nombreux autres, un site développant toute l’histoire : Après que son fils se fut égratigné sur le bord de la coquille d’un œuf à la coque, un roi émit un décret rendant obligatoire, soucieux de la sécurité de tous, qu’on ouvrît l’œuf par un bout plutôt que par l’autre. Immédiatement une partie du peuple se révolta contre cette inacceptable atteinte à sa liberté ; ipso facto, une autre partie prit le parti inverse, et le tout dégénéra en une guerre civile entre partisans de l’entame par le gros bout et ceux de l’entame par le petit bout.
Mais je fus grandement récompensé de ma démarche par ce qui suivait : ce site avait un large espace de commentaires dédié aux débats littéraires qui, dès la toute première contribution, devint un champ de bataille enragée entre ceux qui jugent logique, juste, intelligent d’entamer par tel bout ou inversement, allant jusqu’à débattre de la « bonne » taille des mouillettes.
Cette satire est du début du XVIIIe, la même guerre sur le site littéraire a déjà plusieurs années, mais aujourd’hui j’ai bien l’impression…

Jean Verlinde

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 16 septembre 1893, à Montevideo (Uruguay), sortie du premier numéro du périodique anarchiste El Derecho a la Vida (« Le Droit à la Vie »). Trente-cinq numéros paraîtront jusqu’en avril 1897. Une seconde série commencera en octobre 1898 (sous-titrée « Périodique communiste-anarchiste ») et comptera encore 17 numéros jusqu’en août 1900.

Le 16 septembre 1899, sortie à Paterson (New Jersey, Etats-Unis) du premier numéro du périodique anarchiste en langue italienne L’Aurora publié par Giuseppe Ciancabilla.

Le 16 septembre 1933, à Lérida (Catalogne), sortie du premier numéro du journal Acracia, hebdomadaire anarchiste dirigé par Felix Lorenzo Páramo.
Au moins 35 numéros seront publiés, le dernier daté du 23 juin 1934. Une seconde époque de cette publication débutera en juillet 1936.
A noter que ce titre a été employé à de nombreuses reprises.

Le 16 septembre 1949, à Montevideo (Uruguay), sortie du numéro 53 (quatrième année de parution) du périodique idéologique inquietud (« agitation »), publié par le groupe du même nom. Miguel Silvetti semble être le responsable de cette publication.
Epigraphe : « Ni maître ni serviteurs : Egalité. »

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 15 septembre 1904, à Marseille, sortie du premier numéro du journal L’Action Antimilitariste, organe mensuel de combat de la section de Marseille de l’Association internationale antimilitariste. Parmi les collaborateurs les plus connus : Miguel Almereyda, Antoine Antignac, Ferdinand Domela-Nieuwenhuis, Jean Marestan, Victor Méric, Eugène Merle, Georges Pioch, Goerges Yvetot, etc. Quatre numéros verront le jour, le dernier daté du 15 janvier 1905. Un hors-série est également sorti le 5 novembre 1904. A noter que l’imprimeur Ange Giretto sera poursuivi et condamné, ainsi que le gérant Auguste Berrier.
Epigraphe : « Pas un homme, pas un centime pour le militarisme. »

Le 15 septembre 1907, à Reims (Marne), sortie du numéro 2 du journal Poliche, bimensuel de critique batailleuse (essentiellement littéraire). Le responsable du journal, dont le premier numéro est paru le 1er sepembre, est Jean-René Aubert. Parmi les collaborateurs les plus connus : Henri Dagan, Mécislas Golberg et Adolphe Willette qui a dessiné l’en-tête du journal (à partir du numéro 2). Un troisième numéro connu paraîtra avec la date du 1er au 15 octobre 1907.

En 1979, sortie du journal Le Riflard, édité par le groupe anarchiste de Montreuil-Rosny (banlieue de Paris) de la Fédération anarchiste. Le journal a la particularité d’être gratuit. A partir du numéro 8, il sera tiré à 24000 exemplaires. Il cessera sa parution en mai 1984.
A noter qu’un journal libertaire portant ce nom a paru en 1891 et 1892. Il était alors l’organe des ébénistes du faubourg Saint-Antoine à Paris (le riflard étant un rabot servant à dégrossir le bois). Un autre journal hebdomadaire d’action libertaire avec ce titre a également vu le jour de 1895 à 1897.
Epigraphe : « Celui qui peut s’adapter et vivre content parmi des esclaves et profiter du travail des esclaves, celui-là n’est pas et ne peut pas être anarchiste. »

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 14 septembre 1947 à Syracuse (Sicile), sortie du numéro unique de Libero Accordo (« Libre Accord »), organe du Mouvement anarchiste de Sicile édité par le groupe Terra e Libertà. Le responsable du journal est Alfonso Failla.
Epigraphe de Virgilia d’Andrea : « Le scuole autoritarie, che predispongono vaste masse di lavatori al riconoscimento di un potere, ed alla cecità di fronte ai futuri governi (di dittatura, così della proletaria, di repubblica così della democratica) preparano il successo alle peggiori disillusioni, ed agli inganni più funesti ». (« Les écoles autoritaires, qui prédisposent de vastes masses de travailleurs à la reconnaissance d’un pouvoir, et à l’aveuglement face aux futurs gouvernements (de la dictature, ainsi que celle du prolétariat, ou d’une république dite démocratique) préparent le succès aux pires désillusions, et aux tromperies les plus funestes. »)

Couverture du n°41 (hiver 1990) de la revue Guángara Libertaria publiée à Miami depuis 1979 par le Mouvement Libertaire Cubain en el Exil (MLCE).
« A la libertad por la libertad » (« Vers la liberté par la liberté »).

Septembre 1979, à Paris, sortie du premier numéro de la revue libertaire sur les pays de l’Est Iztok. Revue sociale et culturelle à laquelle collaboreront des libertaires pour la plupart réfugiés ou enfants de réfugiés ayant fui les « paradis » bolcheviques des pays de l’Est.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».