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Pauvre Joséphine qu’on est venu emmerder jusque dans sa mort pour lui faire côtoyer des valets d’Empire et des banquiers dans un monument aussi sinistre que le Sacré-Cœur.
Voici comment l’hebdomadaire catholique « A la page » (n°211), destiné à la jeunesse, l’évoquait le 5 avril 1934.

Nul doute que cette affichette a dû en faire venir plus d’un au spectacle de dame Joséphine. Ils sont d’une connerie, ces intégristes !

Salut l’artiste !

Jacqueline Danno est morte.
C’est elle qui chantait ça sur le fameux disque
« Pour en finir avec le travail ».
« Toutes les centrales sont investies,

les bureaucrates exterminés.
Les flics sont sans merci pendus
à la tripaille des curés… »
Ça c’était de la chanson !

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 1er décembre 1889, à Montevideo (Uruguay), sortie du premier numéro de l’hebdomadaire La Voz del Trabajador (« La Voix du Travailleur »), organe communiste-anarchiste dont le gérant est P. Amilcare.
« En publiant ce journal, nous arrivons à combler un vide dans la presse. Toutes les classes sociales ont leurs organes pour défendre leurs intérêts, seule la classe ouvrière n’en a pas dans ce pays. »
Dix numéros paraîtront jusqu’en 1890. On peut lire dans le premier numéro l’annonce de la création d’un nouveau groupe anarchiste nommé « La Gioventú Rivoluzionaria » (« La Jeunesse Révolutionnaire »).
A noter qu’une traduction en espagnol de La Peste religieuse de Johann Most commence à être publiée dans le numéro du 22 décembre 1889.

Le 1er décembre 1898, sortie à Sabadell (Catalogne) du premier numéro du mensuel La Cuña (« L’Appui »), organe des ouvriers charpentiers, puis, à partir de 1906, défenseur des ouvriers du secteur du bois en Espagne. Ce journal syndicaliste anarchiste, qui changera à plusieurs reprises de lieu de publication, paraîtra jusqu’en février 1913.
Devise : « L’Union fait la Force. »

Le 1er décembre 1907, à Limoges (France), sortie du premier numéro du bimensuel Le Combat Social, sous-titré « organe révolutionnaire des syndicalistes, socialistes antiparlementaires et libertaires ».
Le journal, dirigé par Jean Peyroux, cessera sa parution (pour raisons financières) le 21 avril 1909, après 35 numéros. Il sera remplacé par L’Insurgé qui paraîtra en 1910.
Il porte en épigraphe : « Détruire l’ignorance, combattre tous les préjugés, lutter sans trêve pour plus de liberté et de mieux-être, faire des individus véritablement conscients, forts de leur droit et sachant l’exiger. Voilà à quoi tendent tous nos efforts. »

Le 1er décembre 1911, à Paris, sortie du premier numéro de L’Idée libre, revue mensuelle de culture individuelle et de rénovation sociale. Son principal animateur en sera André Lorulot. Les thèmes abordés y sont variés : hygiène, alimentation, sociologie, littérature, anticléricalisme, etc.
La revue cessera sa parution en 1940, mais reparaîtra après la Seconde Guerre mondiale, mais sera alors essentiellement centrée sur l’anticléricalisme.

Le 1er décembre 1936, à Valence (Espagne), sortie du premier numéro de Libre-Studio, revue d’action culturelle de la CNT, illustrée de photos et dessins, qui paraîtra jusqu’en novembre 1938 (12 numéros parus).

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Cuba : répression (88)

Aujourd’hui : Taimir García, Adrián Góngora et Damián Hechevarría.

De gauche à droite : Adrián Góngora, Taimir García et Damián Hechevarría.

Le bureau du procureur municipal de Las Tunas a rendu ses conclusions provisoires dans l’affaire des activistes Taimir García, Adrián Góngora et Damián Hechevarría, qui ont protesté le 21 avril dernier contre les inspecteurs de l’État et les autorités cubaines « pour avoir imposé des amendes excessives à la population affamée ».
Après sept mois de détention préventive, l’accusation a demandé sept ans de prison pour Hechavarría, et cinq et deux ans, respectivement, pour García et Góngora, tous trois accusés des délits d’agression, de désobéissance et d’outrage. Aucune date de procès n’a encore été annoncée.
« C’est une farce créée pour faire taire les voix qui se sont élevées ici, dans la province de Las Tunas, a déclaré Holmis Rivas Carmenate, époux de Taimir García. Nous savons qu’il s’agit de délits fabriqués, mais tous trois devront purger leur peine car la dictature est déterminée à les soumettre afin de les retirer de la vie publique. »
Les trois activistes ont été arrêtés le 21 avril après avoir organisé une protestation à Las Tunas au sujet de l’application d’une amende de 8000 pesos* à un vendeur de plantes médicinales.
A la télévision d’Etat, véritable annexe des tribunaux de l’île, le présentateur-paillasson des informations a déclaré que l’intention des détenus, qualifiés de « délinquants à la conduite sociale désastreuse », était de « créer un incident majeur dans le but d’attirer l’attention sur eux et d’obtenir un soutien contre-révolutionnaire ».

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* Soit environ l’équivalent de quatre mois de salaire moyen.

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 30 novembre 1914, sortie à Rio de Janeiro (Brésil) du premier numéro de la publication mensuelle anarchiste A Vida qui a la particularité de sortir le dernier jour de chaque mois.

Le 30 novembre 1935, à Barcelone (Catalogne), sortie du premier numéro du journal Terra Lliure (« Terre Libre »), publication anarchiste bimensuelle en langue catalane. Dix numéros paraîtront jusqu’au 5 avril 1936.
A noter qu’un autre journal catalan portant ce titre sera publié à Paris au début des années soixante-dix (3e époque), en tant que Bulletin intérieur de la Fédération régionale catalane de la CNT.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Au-delà du fait que l’amendement* à la loi sur la mémoire démocratique proposé par les partenaires de la coalition gouvernementale progressiste pour obtenir le soutien ou l’abstention de l’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) ne soit qu’un « écran de fumée » – comme le prétend Xavier Rufián – ou « la manière la plus claire d’y parvenir » – comme le prétend le secrétaire d’État Enrique Santiago –, la seule chose qui soit claire, c’est que cet amendement, qualifié par l’un de ses promoteurs de « dernière opportunité pour rendre justice en Espagne », « ne change rien », comme vient de l’affirmer le ministre de la Présidence, des Relations avec le Parlement et de la Mémoire démocratique, Félix Bolaños.


En effet, cet amendement « est déjà appliqué depuis 2002 », époque à laquelle l’Espagne a ratifié le statut de Rome de la Cour pénale internationale pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide et la torture, considérés comme imprescriptibles et non amnistiables, et par conséquent la seule chose qui résulte de cet amendement est de « simplement mettre en valeur » la loi d’amnistie de 1977** et de réaffirmer qu’elle doit être interprétée comme conforme aux traités internationaux.
En réalité, avec ou sans cet amendement, le projet de loi mémorialiste n’abroge ni ne rend inopérante la loi d’amnistie et, par conséquent, la situation juridique – lorsque la nouvelle loi entrera en vigueur – restera exactement la même qu’aujourd’hui, celle que nous avons depuis 2002, comme l’a souligné M. Bolaños.

Rien ne changera, et c’est pourquoi les difficultés qui ont existé jusqu’à présent pour juger les crimes du franquisme resteront les mêmes. Non seulement parce qu’il s’agit du domaine pénal, où la législation ne permet pas la non-rétroactivité, mais aussi parce que le Parti populaire (PP) continue d’avoir « le soutien de la majorité du pouvoir judiciaire ». Un soutien qui a été décisif pour interpréter et imposer une doctrine juridique en fonction de son orientation politique.
Comme le reconnaît Enrique Santiago lui-même : « Seul ce basculement majoritaire de la justice espagnole vers la droite post-franquiste peut expliquer pourquoi l’Espagne est le seul pays occidental où les crimes internationaux commis par la dictature restent impunis. Cette situation reflète un problème politique, et non juridique. Le cadre juridique est très clair. Permettre l’impunité du franquisme est un choix politique de ceux qui peuvent l’imposer, même s’il est revêtu de doctrine juridique. »
La réalité n’est pas qu’ils n’ont pu appliquer le droit international et national pour mettre fin à l’impunité, « c’est qu’ils n’ont pas voulu le faire, malgré les lois ». C’est cette inféodation idéologique du pouvoir judiciaire qui a empêché les victimes de la répression franquiste d’accéder à la justice, et par conséquent, tant que cette situation perdurera, il ne servira à rien que la loi sur la mémoire démocratique (qui n’est pas une loi organique) abroge le principe de prescription des délits de la loi de 1977.
Non seulement parce qu’une telle abrogation resterait lettre morte pour un pouvoir judiciaire idéologiquement inféodé au PP, mais aussi parce que l’application de la nouvelle loi dépend de la volonté du gouvernement du moment de rompre ou non avec ce qui a été convenu entre partis politiques lors de la Transition. Comme nous le savons, le PP et le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), les deux partis ayant une réelle chance de gouverner, coïncident dans leur opposition à revenir sur ces accords.

Les pactes de la Transition comme « ligne rouge »
L’opposition à toucher aux pactes de la Transition ne vient pas seulement du PP, de Vox et de Ciudadanos, c’est aussi la « ligne rouge » à ne pas franchir pour le PSOE. Qu’il gouverne ou qu’il soit dans l’opposition. Au cas où nous l’aurions oublié, Bolaños a une fois de plus fait savoir que le PSOE ne remettra jamais en question l’étape de sortie de la dictature. « La Transition a été exemplaire, elle a été un modèle de dialogue et a laissé derrière elle la période sombre de la dictature. Parler en bien de la Transition, c’est parler en bien de la démocratie (…) qui nous a apporté les meilleures années de prospérité, et qui est un exemple dans le monde. »
En réalité, même UnidasPodemos (UP) ne remet pas en question la Transition. Dans un article défendant l’amendement des partenaires de la coalition, Enrique Santiago (l’un de ses auteurs) a décrit la loi d’amnistie comme « une conquête des démocrates face au bunker franquiste » et affirmé que l’annuler serait « donner raison à ceux qui ont refusé d’appliquer le droit international et national pour mettre fin à l’impunité ».
De plus, comme l’a dit la journaliste Soledad Gallego-Diaz, « présenter aujourd’hui leur réforme comme un succès de la gauche qui corrigera les grandes injustices acceptées par les politiciens démocrates de l’époque, incapables de se défaire de la tutelle de l’extrême droite, traduit d’une certaine manière l’ignorance de la lutte menée en faveur de cette loi et son sens réellement populaire. Les députés qui ont voté en faveur de l’amnistie le 14 octobre 1977 (dont 80 avaient séjourné dans les prisons franquistes) savaient exactement ce qu’ils votaient. L’amnistie a été accordée à ceux qui ont commis des crimes de sang même après la mort de Franco (notamment 90 prisonniers de l’ETA), ainsi qu’aux tortionnaires qui ont frappé des prisonniers politiques et des grévistes dans les commissariats de police jusqu’à très peu de temps avant qu’elle soit votée. Et tout cela a été fait dans un Parlement démocratiquement élu ». Un Parlement dans lequel l’opposition antifranquiste a été incapable d’aller au-delà de « l’oubli mutuel » (Xavier Arzalluz, porte-parole du Parti nationaliste basque-PNV) et de la reconnaissance que le texte était « le meilleur possible » (Donato Fuejo, porte-parole du Parti socialiste populaire-PSP).
On peut regretter cette incapacité et que les revendications aient été réduites au cri commun de « liberté, amnistie et statut d’autonomie » ; mais on ne peut oublier le pourquoi de cette incapacité/impuissance ni pourquoi il a fallu tant de mobilisations réprimées avec violence pour obtenir que les prisonniers – qui avaient lutté pour la démocratie proclamée par les promoteurs de la Transition – puissent sortir des prisons.
Bien qu’il soit douloureux de le reconnaître, l’Espagne a dû attendre près de quarante ans pour sortir de la dictature, et la transition vers la démocratie n’a commencé que deux ans après la mort (dans son lit) du dictateur, enterré avec tous les honneurs. Une longue attente qui s’est terminée sans rupture institutionnelle avec le régime franquiste.
La Transition espagnole n’est qu’une transformation/adaptation de l’institutionnalisme de l’État franquiste aux normes « démocratiques » (des droits et libertés fondamentaux) en vigueur en Europe, afin de rendre possible l’intégration de l’Espagne dans la Communauté européenne. Son objectif et sa fonction sont uniquement de rendre possible la participation des partis de l’opposition antifranquiste à des élections « libres » – seule exigence politique de la majorité des partis de cette opposition. Une « opposition » résignée à mettre en œuvre le « changement pacifique » de régime avec les ex-franquistes reconvertis du jour au lendemain en démocrates. Une catharsis opportune, bénie et justifiée par l’impératif de « réconciliation nationale » que le Parti communiste espagnol avait adopté comme signe d’identité politique après avoir renoncé à la lutte armée contre le franquisme.

L’objet de cette Transition n’étant pas autre chose, et la démocratie née de ce compromis étant ce qu’elle est aujourd’hui, il n’est pas surprenant que la plupart des politiciens continuent de la considérer comme « exemplaire » et s’opposent à l’abrogation de ses pactes. Ce qui est surprenant, c’est que les auteurs des amendements du PSOE-UP et de l’ERC, sachant que leur approbation « ne change rien » et que leur application ne serait que « symbolique » pour enquêter et juger les crimes commis pendant le franquisme, polémiquent et mettent en péril l’approbation de la loi sur la mémoire démocratique. Surprenant, car au-delà du « symbolique » et de fournir à la droite l’occasion de se présenter comme le défenseur de la « coexistence », la seule chose qu’ils obtiennent avec cette polémique stérile est que les victimes de la répression franquiste n’ont toujours pas le plein droit à la « reconnaissance » et à la « réparation », malgré les exigences de toutes les associations mémorialistes depuis de nombreuses années.

« La dernière opportunité »
En effet, comme l’a rappelé Joan Tardá, représentant de l’ERC chargé de négocier la nouvelle loi sur la mémoire démocratique, il s’agit de « la dernière chance de réaliser ce qui aurait dû être fait il y a de nombreuses années », car « nous le devons aux victimes qui ont subi une double victimisation : celle de la dictature et, tout au long de ces quarante années, celle du mépris absolu ».
D’où la nécessité et l’urgence d’approuver des mesures qui leur rendent réellement justice, qui répondent à l’impératif moral et politique de « reconnaissance » et de « réparation » qu’elles méritent et qui, en outre, ne peuvent être gratuitement taxées de « revanchardes » ou contraires à la « coexistence entre Espagnols » mise en avant par les défenseurs de la Transition.
Et donc, « si nous pensons à ceux qui ont souffert de la répression franquiste », l’urgence est de mettre fin au « mépris » qu’ils ont subi « tout au long de ces quarante années » de démocratie. Non seulement parce que les sentences des tribunaux franquistes sont toujours en vigueur, mais aussi à cause de l’infamie de la division des victimes en deux catégories*** dans la loi de 2007. Un « mépris » qui est une véritable honte pour tous les démocrates. Autant parce que c’est un « non-sens » politique et juridique de la part de la justice de la démocratie de valider les jugements et les sentences de la justice franquiste, que parce que c’est un infâme « non-sens » politique et moral de discriminer les victimes de la répression du franquisme en fonction de la date de leur exécution.
Deux non-sens, injustes et arbitraires, qui ont empêché et empêchent de rendre « justice aux victimes de la répression franquiste », et perpétuent le « mépris » dont elles ont souffert pendant tant d’années de démocratie.
Aussi, pour leur rendre justice, l’urgence est d’annuler les jugements et sentences franquistes et de mettre fin à l’infamie qui consiste à diviser les victimes en deux catégories.
Messieurs Tardá et Santiago, n’oubliez pas que « c’est la dernière opportunité » et que « nous le leur devons »…

Octavio Alberola
(27 novembre 2021)

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* Cet amendement à leur propre loi, présenté conjointement par le PSOE et Unidas Podemos, précise « que toutes les lois espagnoles d’amnistie devront être interprétées et appliquées en conformité avec le droit international conventionnel et coutumier, et en particulier avec le droit international humanitaire selon lequel les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le génocide et la torture sont imprescriptibles et non amnistiables ».
** La loi d’amnistie de 1977 a considérablement freiné, voire empêché les tentatives de juger les crimes du franquisme. Son article 2f amnistie « les délits commis par les fonctionnaires et agents de l’ordre public contre l’exercice des droits des personnes ».
*** Voir https://florealanar.wordpress.com/2021/07/21/espagne-la-loi-sur-la-memoire-democratique-et-linfamie-de-la-division-des-victimes-en-premiere-et-deuxieme-classe/

Traduction : Floréal Melgar.
Source : https://kaosenlared.net/enmiendas-a-la-ley-de-memoria-democratica-la-ultima-oportunidad/
Les notes de bas de page sont le fait du traducteur.

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En novembre-décembre 1908, à Paris, sortie du premier numéro du journal Le Malthusien, publication néomalthusienne et eugéniste « contre la pauvreté par la limitation des naissances ». Cette publication fait suite à Régénération et en poursuit la numérotation. Albert Gros en assure la direction et la gérance. Diverses collaborations, dont Manuel Devaldès, Rémy de Gourmont, G. Hardy (Gabriel Giroud), Nelly Roussel, pour les plus connues. La revue cesse sa parution à la déclaration de guerre, le dernier numéro (le 68) paraît en juillet 1914. Un autre numéro (le 69) paraîtra encore en janvier-février 1920. Mais c’est en fait Le Néo-Malthusien, porteur des mêmes idéaux, qui lui succédera à partir de 1916, malgré la répression.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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En novembre 1928, à Paris, sortie du premier numéro du journal l’ennemi du peuple esclave, qui modifiera son titre en l’ennemi du peuple, « organe mensuel de désintoxication sociale ». La publication est lancée par Louis Louvet et paraît comme supplément à l’anarchie. Trois numéros paraîtront jusqu’en janvier 1929.
Ne pas confondre avec le journal L’Ennemi du peuple dirigé par Emile Janvion, paru d’août 1903 à octobre 1904, et dont le titre, inspiré de la pièce d’Henrik Ibsen, fut l’idée de Georges Darien.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Cuba : répression (87)

Aujourd’hui : José Hernández López et Humberto Bello Lafita.

Les promoteurs de la « marche civique pour le changement », prévue pour le 15 novembre dernier mais empêchée par le régime qui a militarisé les principales villes du pays ce jour-là, avaient demandé à la population de manifester vêtue de blanc. Il ne faisait donc pas bon, pour ceux qui ont suivi cette consigne, de tenter de mettre un pied dehors.
Le tribunal municipal de Los Arabos, dans la province de Matanzas, a ainsi condamné José Hernández López à un an de prison ferme à l’issue d’un procès à huis clos, pour « délit de désobéissance ».
Iván Hernández Carrillo, un activiste et ami du condamné, qui souhaitait accéder au tribunal mais s’est vu interdit l’entrée, raconte : « Il est sorti avec un T-shirt blanc et il parlait sur un banc avec un ami quand un policier s’est approché, lui a mis la main sur l’épaule et lui a dit de changer de T-shirt. José ayant refusé, la réponse a été l’arrestation immédiate et son transfert dans un local de police où il a été tabassé et son T-shirt arraché de force. »
De son côté, Humberto Bello Lafita, un habitant de la Vieille-Havane et membre de l’Union syndicale indépendante de Cuba, a lui aussi été condamné à un an de prison, dans un procès à huis clos et sans même que ses droits à la défense aient été respectés. Il n’a pas même eu la possibilité de parcourir cinquante mètres en ce 15 novembre, car arrêté dès la sortie de son domicile. Sa famille, qui n’a toujours pas pu le voir à ce jour, a été informée de sa condamnation après le délai légal prévu pour faire appel, ce qui lui a donc été impossible de faire.

« maintenant » – 180

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Dans le courant du quatrième trimestre de l’année 1945, à Paris, sortie du premier numéro du recueil maintenant, revue d’art et de littérature publiée sous la direction d’Henry Poulaille, à laquelle collaboreront des noms prestigieux, jusqu’au deuxième trimestre de 1948 (numéro double 9/10 pour rendre hommage aux révolutionnaires de 1848).

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».