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De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 19 juin 1897, à Halle (Allemagne), sortie du premier numéro du journal Die Einigkeit (« L’Unité »), d’abord organe d’une organisation syndicale au niveau local et national, qui venait de se créer cette même année à Halle, et qui changera un an plus tard son nom pour devenir la Freien Vereinigung deutscher Gewerkschaften-FVdG (Union libre des syndicats allemands). Le premier responsable du journal est Gustav Kessler qui sera, après sa mort en 1904, remplacé par l’anarchiste Fritz Kater, qui donnera au journal une orientation plus révolutionnaire. D’abord bimensuel, le journal passera hebdomadaire à partir du 1er avril 1898. D’abord publié à 2650 exemplaires, le tirage atteint plus de 10000 exemplaires en 1900, et jusqu’à 13500 en 1906. Le tirage décline ensuite, d’autant qu’une scission intervient dans l’organisation en 1908. A partir de 1911, la FVdG publiera un deuxième hebdomadaire, Der Pionier. Lors de la déclaration de guerre, les autorités allemandes interdiront ces deux journaux. Le dernier numéro de Die Einigkeit paraîtra le 8 août 1914.
Devise :
« Gleiches recht für Alle » (« Egalité des droits pour tous »).

En 1919, sortie à Berlin et à Vienne du premier numéro du journal Freie Jugend (« Jeunesse Libre »). Sous-titré : « Lecture pour la jeunesse pour un socialisme sans domination ». Il devient en 1920 l’organe de la Föderation der revolutionären Jugend deutscher Sprache (Fédération de la jeunesse révolutionnaire de langue allemande), sous-titré ensuite « Blatt der jungen Anarchisten » (Feuille des jeunes anarchistes). D’abord hebdomadaire, il est à ses débuts cofinancé par la section de la FAUD de Berlin, il passera ensuite mensuel en 1921, puis bimensuel et trimensuel à partir de 1925. Le journal sortira également à Berne (Suisse).
Cette Fédération de la Jeunesse révolutionnaire de langue allemande, créée par Ernst Friedrich, n’avait ni permanent ni cotisation fixe, les groupes s’en revendiquant étaient présents dans de nombreuses villes d’Allemagne et certainement aussi en Autriche et en Suisse. Ils fonctionnaient de manière indépendante et autonome (raison pour laquelle la FAUD cessera de la financer), utilisant le journal comme lien fédérateur.
A noter, outre les contributions d’anarchistes ou d’autres personnalités, les dessins de George Grosz.
Le journal cessera de paraître en 1926.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Où sont les clowns ?

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 18 juin 1911, à Ancona (Marches, Italie), sortie du premier numéro du journal Germinal, hebdomadaire anarchiste dont le gérant est Giulio Maltoni. De nombreux collaborateurs participeront à ce journal : C. Accini, A. Angelozzi, B. Assandri, Luigi Bertoni, Aldo Brandini, Chilchibio, F. Cini, A. Coen, Luigi Fabbri, Sante Ferrini, G. Gugino, Kaprouche B. Levi, Charles Malato, O. Manni, Libero Merlino, Luigi Molinari, M. Pantaleo, L. Romualdi, G. Serafini, C. Stincardini.
Il interrompra sa publication entre le 23 juillet et le 10 septembre 1911 pour la reprendre jusqu’au 5 novembre 1911 (11 numéros parus).

Le 18 juin 1965, au Japon, sortie du numéro 110 du journal japonais La Libre Fédération (« Liberafederacio », en espéranto), organe de la Fédération anarchiste japonaise.

Le 18 juin 1892, à New York (Etats-Unis), sortie du premier numéro du bimensuel Solidarity, premier journal en langue anglaise fondé par un anarchiste italien, Saverio Merlino, et John H. Edelmann. Mais après le départ de Saverio pour Londres au début de 1893, John H. Edelmann en suspend la parution en août 1893. Le journal reparaîtra ensuite au début de l’année 1895, puis du 15 mars 1898 au 15 juillet 1898 avec l’assistance de Charles Owen et Charles B. Cooper ; des groupes « Solidarity » existent alors à Brooklyn, Philadephie et Boston.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Dans la matinée de ce pluvieux 5 mai 2021 à Caracas, Nelson Méndez s’est éteint à l’âge de 68 ans. Il fut un propagandiste infatigable, éditeur des publications Correo et El Libertario, auteur de plusieurs livres et de dizaines d’articles d’opinion et de recherche. Nelson est mort à la suite de complications liées au Covid-19.
Nelson Méndez, né à Caracas en 1952, était diplômé en sociologie et a été professeur à l’Université centrale du Venezuela (UCV). Lié depuis sa jeunesse au militantisme social et à l’anarchisme depuis 1980, il faisait partie depuis la fin des années 90 de l’équipe de rédaction du journal El Libertario. Il fut également l’un des animateurs du Centre d’études sociales libertaires (CESL), qui a fonctionné à Sarría pendant plusieurs années. Son livre le plus récent est Gastronomie et anarchisme. L’utopie intense de l’union des fourneaux, des barricades, du plaisir et de la liberté (2021). Il avait auparavant publié Un pays dans son artifice. Itinéraire historique de l’ingénierie et de la technologie au Venezuela (2011), et, avec Alfredo Vallota, Journal de bord de l’utopie. L’anarchisme pour le 21e siècle.
Nelson a été une référence pour plusieurs générations de militants anarchistes vénézuéliens. Son bureau à l’école d’ingénieurs de l’UCV était un épicentre des publications libertaires provenant de diverses parties du monde et des réunions de planification des activités organisationnelle et de propagande. Il fut un anti-autoritaire cohérent, dénonçant les iniquités des gouvernements vénézuéliens avant et après 1998, ainsi que les coups d’État de différents signes idéologiques qui eurent lieu en 1992 et 2002.
Nous, ses camarades du journal El Libertario, nous voulons, par ces lignes, lui rendre un hommage appuyé. Son exemple continuera d’être une source d’inspiration pour nous, et nous porterons toujours sa joie et sa gentillesse dans nos cœurs. Nos sincères mots d’affection et de réconfort vont à sa compagne Mina et à son fils Salvador.


L’équipe du journal « El Libertario »

En (juin ?) 1927, à San Francisco (Californie), sortie du premier numéro de L’Emancipazione, « periodico libertario del West » (« L’Emancipation », « périodique libertaire de l’Ouest »), mensuel en langue italienne qui sera publié jusqu’en octobre 1932.

En juin 1967, à Lyon (Rhône), sortie du premier numéro de documents anarchistes, revue de documents historiques sur le mouvement anarchiste français pour la région Rhône-Alpes, publié par un jeune historien de 19 ans, Michel Chomarat. Au moins douze numéros sortiront jusqu’en avril 1970.
« (…) en limitant volontairement cette revue au mouvement anarchiste français, dans son contexte rhône-alpin, je pense satisfaire un monde que la curiosité n’a pas délaissé. Le document (poussiéreux ou non) vous sera présenté brutalement, sans enrobage, ni concession. Un choix étant une orientation, le sommaire de chaque numéro reflétera l’état de mes recherches. »

En juin 1997, à Paris, sortie du premier numéro de la revue Les Temps maudits, publication syndicaliste révolutionnaire et anarcho-syndicaliste éditée par la Confédération nationale du travail française (C.N.T-A.I.T). La décision de sa création a été prise au congrès de la CNT de Lyon l’année précédente. Elle constitue un supplément au journal Combat syndicaliste, qu’elle complète en abordant à travers des articles bien documentés sur des sujets traitant de la mémoire sociale ou de l’actualité militante, tant nationale qu’internationale (26 numéros parus jusqu’en 2007).

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Devoir de mémoire

Les 16 et 17 juin 1953, en Allemagne de l’Est et particulièrement à Berlin, après que Walter Ulbricht eut évincé son concurrent direct au sein du Parti, Franz Dahlem, pour « aveuglement politique envers l’activité d’agents impérialistes » (sic), la décision de l’appareil d’Etat communiste d’augmenter les normes de productivité de dix pour cent pour un salaire équivalent provoque une révolte ouvrière d’ampleur. Partie des ouvriers du bâtiment de Berlin-Est, la révolte gagne rapidement les autres corps de métier et s’étend à plusieurs grandes villes du pays. Un million de personnes descendent alors dans les rues pour manifester leur opposition au régime communiste et demander le départ des troupes d’occupation soviétiques.
La répression sera féroce. Les chars soviétiques écrasent la rébellion. Plus d’une cinquantaine de manifestants sont tués ainsi qu’une quinzaine de fonctionnaires du Parti ou des forces de sécurité. Trois mille manifestants sont arrêtés par les Soviétiques et près de 13000 personnes emprisonnées par la police est-allemande. Les autorités communistes, qui obtiennent le soutien d’intellectuels apprivoisés comme Bertolt Brecht, qualifieront ce soulèvement ouvrier de « fasciste, contre-révolutionnaire et commandité par les Occidentaux » (air connu).

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 16 juin 1883, à Chicago (Etats-Unis), sortie du premier numéro du journal anarchiste Budoucnost (« Le Futur »), publication d’abord bihebdomadaire puis hebdomadaire en langue tchèque, réalisée par les exilés tchèques ayant fui en Amérique les lois antisocialistes autrichiennes. Parmi eux : Norbert Zoula, Joseph Pondelicek, Jacob Mikolanda, Josef Boleslav Pecka, ou encore Vaclav Kudlata. Il est d’abord sous-titré « Magazine social défendant les intérêts des travailleurs » et fait suite au défunt Budoucnost publié à Prague.
Au début de 1884, le journal se revendique ouvertement anarchiste avec le sous-titre « Organe anarchiste de langue tchèque ». Il a d’abord été édité par Jacob Mikolanda puis par Norbert Zoula et, de la mi-1885 jusqu’à sa disparition, par Josef B. Pecka. D’autres anarchistes comme Josef Pondelícek, Václav Turek, Josef Pavlícek, Jan Hlávka et Jan Vodák participeront également au travail éditorial. Le journal se répand principalement parmi les travailleurs tchèques aux États-Unis, mais est aussi envoyé clandestinement en République tchèque, où l’anarchisme devient très populaire. Le journal sera interdit par les autorités américaines en mai 1886, suite à la répression liée aux évènements de Haymarket.

Le 16 juin 1909, sortie à Malaga (Andalousie), du premier numéro de Nueva Aurora (« Nouvelle Aurore »), organe des sociétés ouvrières (de résistance). Le gérant de ce bimensuel syndicaliste anarchiste est Sebastián Navas, mais seuls deux numéros paraîtront, le dernier le 30 juin 1909.
Epigraphe :
« Travailleurs : Associez-vous et vous gagnerez ! »
A noter qu’un autre journal anarchiste reprendra ce titre en 1926 à Valence (mais on n’en connaît pas d’exemplaire conservé).

Le 16 juin 1921, à Milan (Italie), sortie du premier numéro de la revue Pagine Libertarie (« Pages Libertaires »). Cette revue bimensuelle sera publiée par Carlo Molaschi jusqu’au 15 février 1923.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Salut à Marc Tomsin

Le militant anarchiste, correcteur et éditeur Marc Tomsin est mort accidentellement à La Canée, en Crête, le 8 juin. « Le Monde libertaire » lui rend hommage avec, entre autres, le beau texte que lui consacre son amie Claire Auzias, que je relaie ci-dessous.

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Tel Lord Byron qui donna sa vie pour l’indépendance de la Grèce, Marc est tombé sur cette terre qu’il aimait et qu’il s’était choisie.
En le perdant, nous perdons un compagnon d’envergure contemporaine, créateur d’une incessante réactivation de l’anarchisme. Il participe de ces figures actuelles de l’anarchisme. Inutile de refaire ici sa biographie très bien documentée dans « le Maitron » de longue date. On peut lire ici ou là quelques interviews qu’il a données retraçant son parcours, un parcours typique de la modernité de l’anarchisme. Lycéen en mai 68, et actif au CAL, il partageait ainsi avec moi et quelques autres cette entrée en matière dans la vie politique qui serait la nôtre, à nous les petits de 68. Il n’a jamais répudié son attachement aux auteurs situationnistes qu’il lut même avant mai, et est devenu un ami proche de Raoul Vaneigem qui représentait pour Marc une source d’inspiration majeure. Militant très averti, il ne se laissait jamais leurrer par des intrigues ou tentatives autoritaires, aussi critiques fussent-elles. Il avait un sens aigu des subversions productives et ne s’est jamais réfugié dans le spectacle, les complaisances ou les superficialités mondaines. Certes, il était gentil avec tout le monde, souriant, ouvert, sociable. Sans illusion. Vagabond des étoiles comme Panait Istrati, il s’est attaché à l’Espagne post-franquiste, puis au Chiapas et enfin à la Grèce. Quand un mouvement arrivait à bout de souffle, Marc reprenait sa route vers d’autres cieux plus tumultueux. Il s’est fracassé à Xania, au squatt de Rosa Nera, où il nous avait conduits au terme d’un heureux périple qu’il confectionnait pour ceux qu’il choyait, lors des cinquante ans de Mai 68. Avec Jean-Pierre Duteuil et Tomas Ibañez, en compagnie de ses deux intimes Lucile et Babis, nous avons sillonné, de squatt en squatt, des espaces grecs autogérés où nos débats s’étendaient à perte de nuit, tant nos compagnons grecs étaient friands de discussion. Rosa Nera est l’écrin idéal pour la mémoire de Marc, c’est un lieu somptueux, avec des compagnons anarchistes ardemment soucieux de leur autonomie, cette autonomie que Marc défendait.
Comme il a aussi croisé le mouvement surréaliste, où je l’ai retrouvé parfois aux côtés d’Oscar Borillo et de Guy Flandre, j’ai choisi un poème de Joyce Mansour, surréaliste égyptienne, pour lui rendre un dernier hommage, « Bleu comme le désert » :


Heureux les solitaires
Ceux qui sèment le ciel dans le sable avide
Ceux qui cherchent le vivant sous les jupes du vent
Ceux qui courent haletants après un rêve évaporé
Car ils sont le sel de la terre.
Heureuses les vigies sur l’océan du désert
Celles qui poursuivent le fennec au-delà du mirage.
Le soleil ailé perd ses plumes à l’horizon
L’éternel été rit de la tombe humide
Et si un grand cri résonne dans les rocs alités
Personne ne l’entend, personne.
Le désert hurle toujours sous un ciel impavide
L’ œil fixe plane seul
Comme l’aigle au point du jour
La mort avale la rosée
Le serpent étouffe le rat
Le nomade sous sa tente écoute crisser le temps
sur le gravier de l’insomnie
Tout est là en attente d’un mot déjà énoncé
Ailleurs


Claire Auzias
(
pour Le Monde Libertaire, 10 juin 2021)

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 15 juin 1900, à Paris, sortie du premier numéro de L’Education Libertaire, revue mensuelle internationale, organe des bibliothèques d’éducation libertaire. Sa publication est en fait le prolongement d’une tentative de création, en février 1899, d’une Ecole libertaire. La revue s’arrêtera en mars-avril 1902.

Le 15 juin 1900, à Liège (Belgique), sortie du premier numéro du bimensuel (puis hebdomadaire) Le Réveil des Travailleurs, journal d’émancipation populaire puis organe libertaire. L’anarchiste belge Georges Thonar en sera un des responsables. Le journal tirera jusqu’à 1700 exemplaires, mais s’arrêtera en avril 1903.

Le 15 juin 1907, à Boitsfort (Belgique), sortie dans l’imprimerie de la Colonie communiste-libertaire « L’Expérience » du premier numéro du mensuel Le Communiste. Parmi les collaborateurs du journal, citons Emile Chapelier, initiateur avec sa compagne (en 1905) de la colonie « L’Expérience » (installée initialement à Stockel-Bois), Pierre Kropotkine, Elisée Reclus, Alexandra Myrial (David-Néel), Alexandre Schapiro, Adolphe Balle, Victor Serge, etc.
Le journal (qui succède à L’Emancipateur) s’arrêtera en août 1908, et sera remplacé par Le Révolté (qui en conservera la numérotation).
Epigraphe: « La Vérité te fera libre. La Liberté te rendra bon. »

Le 15 janvier 1911, à San José (Costa Rica), sortie du premier numéro de la revue Renovación, sociologie, art, science, pédagogie rationaliste. En une de ce numéro un salut fraternel d’Anselmo Lorenzo adressé depuis Barcelone (en décembre 1910) : « Trabajadores americanos : Invitado a contribuir a la difusión, desde esta revista, del ideal emancipador del proletariado y a trabajar por el establecimiento de la igualdad social con la libre participación de todos en el patrimonio universal ; honorado con tal invitación, y satisfecho por pensar, hablar y escribir en el idioma español, que a tan gran distancia de Barcelona, me pone en comunicación directa con immenso número de lectores, pongo manos a la obra con fe inalterable y convicción profunda, dirigiendo fraternal saludo a mis compañeros de América, deseandoles salud y energia emancipadora. » (« Travailleurs américains : invités à contribuer à la diffusion, avec cette revue, de l’idéal émancipateur du prolétariat et à œuvrer pour l’instauration de l’égalité sociale avec la libre participation de tous au patrimoine universel ; honoré d’une telle invitation, et satisfait de penser, de parler et d’écrire en espagnol, à une si grande distance de Barcelone, qui me met en communication directe avec un nombre immense de lecteurs, je me mets au travail avec une foi inaltérable et une conviction profonde, et adresse un salut fraternel aux compagnons d’Amérique en leur souhaitant santé et énergie émancipatrice »).
Cette revue bimensuelle a été fondée par le poète et écrivain José María Zeledón, avec la collaboration d’Anselmo Lorenzo. En 1914, Carmen Lyra en prend la direction et met l’accent sur les publications littéraires, toujours avec une tendance moderniste. Elle était parrainée par le groupe de librairies « La Lectura Barata », et éditée par l’anarchiste et syndicaliste Ricardo Falcó Mayo qui la publiera jusqu’en 1919 (84 numéros parus).

Le 15 juin 1930, à Buenos Aires (Argentine), sortie du premier numéro du journal Libre Examen. Cette publication anarchiste, réalisée grâce à un soutien volontaire, paraît quand elle peut. Le journal publie dans ce premier numéro une lettre de Simon Radowitzky, récement libéré (en avril) du bagne d’Ushuaia et qui vit exilé à Montevideo.

Le 15 juin 1930, à Igualada (Catalogne), sortie du premier numéro du journal El Sembrador (« Le Semeur »), périodique bimensuel, qui deviendra hebdomadaire un an plus tard, avant de redevenir bimensuel en mars 1932 et mensuel en janvier 1934, sa dernière année de parution. Ce périodique anarcho-syndicaliste publié par José Anselmo changera son dessin d’en-tête le 23 janvier 1932, et sera ensuite publié en catalan. Cent vingt et un numéros sont sortis, le dernier en date du 22 décembre 1934. A noter que ce même journal était déja paru entre janvier et juillet 1926 (7 numéros). Le titre continuera d’être utilisé à diverses époques, jusqu’en 1981.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

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Le 14 juin 1891, à Imola (Italie), sortie du numéro unique de Questione Sociale. Le gérant de cette publication est Giuseppe Siboni.
 » L’emancipazione degli oppressi deve esser l’opera degli oppressi, e che se esso farà calcolo sulle proprie forze e agirà virilmente, senza lasciarsi addormentare e corrompere dalle menzogne di deputati e candidati, potrà compiere quei miracoli, cui oggi non credono più coloro che sulle sue spalle si sono innalzati a forza di promesse non mantenute. » La Redazione.
(« L’émancipation des opprimés doit être l’œuvre des opprimés eux-mêmes, et s’ils comptent sur leurs propres forces et agissent courageusement, sans être endormis et corrompus par les mensonges des députés et des candidats, ils peuvent accomplir des miracles, auxquels aujourd’hui ils ne croient plus, comme ceux qui se sont élevés sur leurs épaules à force de promesses non tenues. » La Rédaction.)

Le 14 juin 1917, à Tampico (Mexique), sortie du premier numéro du journal Germinal, périodique (hebdomadaire) libertaire. Publication du groupe Germinal dont Isaura Galván est le premier directeur et Ricardo Treviño l’administrateur. Journal signalé par Max Nettlau. Au moins 24 numéros parus jusqu’au 7 février 1918.

Le 14 juin 1930, à Barcelone (Catalogne), sortie du premier numéro de l’hebdomadaire El Productor (« Le Producteur »). Seuls six numéros de ce journal verront le jour, le dernier en date du 19 juillet 1930. A noter que plusieurs publications anarchistes porteront ce titre (voir en particulier ceux de 1887, 1925 et 1936-37).

Le 14 juin 1930, à Melbourne (Australie), sortie du premier numéro du journal L’Avanguardia Libertaria (« L’Avant-Garde libertaire »), bimensuel de lutte et de propagande. Cette publication en langue italienne, dirigée par Isidoro Bertazzon, sortira jusqu’au 15 novembre 1932 (à noter une interruption entre le 27 octobre 1931 et le 1er janvier 1932 ; il devient alors mensuel).

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».