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Archive for the ‘07. Cuba’ Category

Aujourd’hui : Maykel Castillo Pérez et Luis Manuel Otero Alcántara.

Le régime cubain vient de faire savoir, ce vendredi 24 juin, que les deux artistes opposants Maykel Castillo Pérez (connu sous le nom d’Osorbo) et Luis Manuel Otero Alcántara ont été condamnés respectivement à neuf ans et à cinq ans de prison.
Maykel Osorbo est l’un des interprètes de la chanson Patria y vida (« La patrie et la vie »), dont le titre est un pied de nez au régime castriste et à son slogan « La patrie ou la mort »), chanson devenue véritable hymne des opposants à la dictature. Il était accusé des délits « d’outrage, d’agression, de désordre public et de diffamation envers les institutions, les héros et martyrs ».
Luis Manuel Otero Alcántara, dont il a été question ici à de nombreuses reprises, est quant à lui l’un des représentants en vue du Mouvement San Isidro (MSI), qui regroupe des artistes que le régime cubain ne cesse de persécuter pour leur opposition déclarée à la politique culturelle du régime, entre autres, au cœur de laquelle trône une censure permanente. Il était accusé « d’outrages aux symboles de la patrie et de désordre public ».

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– Ils disent qu’ils vont mettre des années de prison aux personnes violentes.
– Je doute que la Révolution fasse une chose pareille. Ils ne peuvent pas s’offrir le luxe de rester sans policiers ni militaires.

Près d’un an après les événements qui ont secoué tout le pays, les autorités cubaines ont informé, mercredi 22 juin, des condamnations définitives prononcées à l’encontre de 74 manifestants du 11 juillet 2021. Dix-huit d’entre eux sont condamnés à du travail correctionnel, dont douze sont des jeunes mineurs âgés de 16 à 18 ans ; en outre, il y a eu deux acquittements.
Les sentences, prononcées les 16 et 21 juin par des tribunaux des provinces de Matanzas et de Santiago de Cuba, indiquent que 56 des manifestants jugés purgeront des peines allant jusqu’à 18 ans de prison, pour « sédition, désordre public, agression et outrage ».
Fin mai, l’organisation non gouvernementale Justicia-11J a indiqué que 519 des 564 personnes qui ont été jugées à Cuba pour avoir pris part aux manifestations du 11 juillet 2021 – soit 92 % – ont été condamnées et que 40 attendent toujours de connaître leur sentence. Cette même organisation a lancé une campagne pour que des organismes internationaux consacrés aux droits humains puissent accéder aux prisons cubaines et constater la situation au sein des établissements pénitentiaires.
Justicia-11J a rappelé qu’une enquête récente de l’organisation Cubalex a répertorié quatorze techniques de torture appliquées dans les prisons cubaines, et que par ailleurs le Comité international de la Croix-Rouge n’a plus pénétré dans un centre de détention cubain depuis plus de trente ans.
Selon les autorités cubaines, 790 personnes, parmi lesquelles 55 mineurs de 16 et 17 ans, ont été poursuivies. De leur côté, les familles des condamnés et plusieurs ONG ont sévèrement critiqué le déroulement des procès, dénonçant notamment le manque de garanties concernant la défense, la fabrication de preuves et enfin la lourdeur des peines.

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Cuba et internet

Parmi tous les gouvernements des pays d’Amérique latine, seul celui de Cuba a coupé le réseau internet à toute la population, à quatre reprises au moins, durant l’année 2021, dans le but d’éviter la propagation d’informations échappant à son contrôle, selon le rapport établi par l’ONG Access Now qui se consacre à la défense de la liberté sur le Net.


Raúl Castro surveillant la population du haut de son décret-loi.

Les coupures sélectives du réseau internet constituent une pratique courante du régime castriste, visant régulièrement les opposants, notamment les journalistes indépendants. Mais elle s’est généralisée à la suite des importantes manifestations ayant eu lieu dans tout le pays, le 11 juillet dernier.
Le rapport d’Access Now signale qu’en juillet, « alors que les Cubains envahissaient les rues pour exiger l’accès à l’alimentation, à l’eau, aux médicaments, le gouvernement a imposé une fermeture totale du réseau. Après avoir rétabli son accès, les autorités ont bloqué WhatsApp, Telegram et Signal ».
L’ONG a précisé également que les termes « VPN » (Virtual Private Network) et « liberté » étaient bannis des SMS.
Il convient de rappeler que Cuba n’est pas le seul pays d’Amérique latine ayant connu d’importantes manifestations de mécontentement de sa population. Ce fut le cas au Chili, en Colombie, au Pérou, au Salvador, au Brésil et en Argentine, mais aucun de ces pays n’a coupé son service internet.
Cette censure informatique imposée à une population entière n’est pas, par ailleurs, le seul outil utilisé par la dictature cubaine. La loi s’en mêle également, notamment à travers le décret-loi n°370 qui pénalise la libre expression sur les réseaux sociaux. Ces deux dernières années, plus d’une trentaine de journalistes indépendants en ont été victimes, par des arrestations répétées, des amendes ou l’obligation de quitter le pays.
On estime que 68% du pays a accès à internet à Cuba. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile, quant à lui, est le plus bas d’Amérique latine avec 53% seulement.
En matière d’accès à l’information et de droit à l’expression, Cuba demeure à ce jour l’un des pays les plus restrictifs au monde.

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Combien de prisonniers y a-t-il à Cuba ? Combien ont été emprisonnés pour des raisons politiques ? La population carcérale de l’île est-elle l’une des plus importantes au monde ? Le manque de transparence caractérise le gouvernement cubain lorsqu’il s’agit de questions qui peuvent affecter l’image parfaite qu’il transmet dans sa propagande. Et parmi les données que le régime a essayé de mettre sous clé figurent celles qui concernent les prisons et les personnes privées de liberté.

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PAR CLAUDIA PADRÓN CUETO
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C’est en 2010 que la presse étrangère accréditée sur l’île a été autorisée pour la dernière fois à entrer dans plusieurs prisons du pays dans le cadre de visites guidées. A cette occasion, quelques chiffres ont été fournis, tels que la population carcérale (57337 prisonniers) et le nombre d’institutions pénitentiaires (200). Douze ans plus tard, aucune autorisation n’a été accordée pour que les prisons cubaines soient à nouveau visitées par des journalistes.
Sur la vie à l’intérieur des établissements carcéraux, on dispose de témoignages d’anciens détenus et de leurs familles, qui décrivent, selon leurs termes, un enfer. Le gouvernement n’autorise pas l’accès aux prisons aux organisations internationales qui pourraient constater quelles sont les conditions de vie des personnes détenues. Le système pénitentiaire du pays est l’un des rares de l’hémisphère occidental à rejeter toute forme d’examen indépendant, national ou étranger. Il n’existe pas non plus de statistiques officielles actualisées. Le peu d’informations recueillies l’a été par des organismes indépendants.
Que savons-nous des prisons cubaines ? « CubaNet » présente quelques faits.

Ecoles converties en prisons
A la fin de 1958, il y avait entre dix et quatorze prisons à Cuba, le chiffre variant selon les sources. Soixante-trois ans plus tard, le nombre de prisons est presque trente fois plus élevé. L’Observatoire cubain des droits humains (OCDH) a répertorié 293 centres pénitentiaires répartis selon leur régime de sévérité.
L’un des slogans les plus répétés de la Révolution est d’avoir converti les casernes des années Batista en écoles. Paradoxalement, selon les données de l’Observatoire, au moins 23 écoles construites par l’État ont été transformées en prisons après 1959. Pour une université dans laquelle l’Etat investit, il le fait dans le même temps pour cinq prisons.
Aujourd’hui Cuba, avec un peu plus de 11 millions d’habitants, compte cinq prisons de plus que le Mexique, troisième plus grand pays d’Amérique latine et dont la population est douze fois plus importante. Si l’on compare les chiffres cubains avec ceux de la Belgique, dont la population est presque identique (11,4 millions d’habitants), la nation européenne ne compte que 35 prisons, soit 258 de moins que dans la plus grande île des Caraïbes.

Nombre de prisons, pour chaque province. En bleu, avant 1959. En jaune, depuis 1959.

Cinquième plus grande population carcérale du monde
Le World Prison Brief, une base de données en ligne de l’université de Londres, qui fournit des informations sur les systèmes pénitentiaires du monde entier, n’a pratiquement pas pu recueillir d’informations sur l’île. Les données qu’elle utilise sont les chiffres officiels de 2012 et elle n’a pas été en mesure de les mettre à jour. Malgré cela, dans son classement, Cuba occupe la cinquième place mondiale en termes de population carcérale par rapport au nombre de ses habitants. Il convient de noter que pour les autres pays les chiffres sont actualisés et donc récents.
Toutefois, si l’on calcule la population carcérale selon les données compilées en 2020 par l’organisation Prisoners Defenders, basée à Madrid, qui affirme qu’il y a plus de 90000 personnes dans les prisons cubaines, le résultat est encore plus alarmant. Si tel était le cas, l’île aurait le taux de personnes incarcérées le plus élevé du monde, supérieur à celui des États-Unis.

Raúl y Díaz-Canel prétendent qu’il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba
« Donne-moi tout de suite la liste des prisonniers politiques pour que je puisse les libérer. Donne-la maintenant », a répondu Raúl Castro en 2016 lors d’une conférence de presse. Castro, qui n’a pas l’habitude de s’adresser à la presse, nationale ou internationale, ni d’être interpellé, a été visiblement irrité par l’allégation du journaliste de CNN Jim Acosta selon laquelle il y aurait des prisonniers politiques à Cuba. « S’il y a des prisonniers politiques, ils seront libérés avant la tombée de la nuit », déclarait le président de l’époque, debout à côté de l’ancien président des Etats-Unis Barack Obama. En juillet 2021, lors d’une rencontre avec des membres de la Caravane des pasteurs pour la paix, à La Havane, Miguel Díaz-Canel, actuel président cubain, a de nouveau nié l’existence de prisonniers politiques à Cuba.
Historiquement, le gouvernement de l’île a toujours dissimulé l’existence de prisonniers de conscience dans ses cachots. Toutefois, la dernière liste établie par l’organisation indépendante Prisoners Defenders confirme l’existence de 955 prisonniers politiques à Cuba en 2021, dont plus de 800 étaient encore emprisonnés le 31 décembre dernier.
En unifiant les informations de cette liste et les données de géolocalisation d’au moins 70 prisons cubaines, publiées par l’OCDH, nous pouvons présenter cette carte des principales prisons du pays. En raison du manque d’accès aux informations officielles, il n’a pas été possible de localiser géographiquement toutes les prisons, ni de fournir des données complètes sur les personnes détenues.

Soucieux de camoufler son harcèlement de la dissidence, le gouvernement cubain juge la plupart de ses opposants au titre du droit commun, de sorte qu’il peut ensuite déclarer qu’il n’y a pas de citoyens emprisonnés pour avoir exercé la liberté d’expression sur les réseaux sociaux, mais pour ne pas avoir payé les amendes infligées pour avoir partagé des contenus critiques, par exemple. Toutefois, ils ont prononcé de lourdes peines pour « sédition », notamment après les manifestations du 11 juillet dernier, ou pour des délits présumés contre la police politique, la Sécurité d’État (des cas qui ont clairement une charge politique). Grâce à la base de données de Prisoners Defenders, « CubaNet » montre en vertu de quelles délits les prisonniers politiques et les prisonniers de conscience sont détenus sur l’île : troubles de l’ordre public, outrage, agression et sédition sont les charges les plus courantes pour lesquelles ils sont poursuivis.

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Source : https://www.cubanet.org/destacados/desde-1959-hay-mas-prisiones-que-universidades-en-cuba/

Traduction : Floréal Melgar.

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L’organisation Prisoners Defenders a dénoncé, vendredi dernier, devant le Conseil des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations unies, les violations systématiques des droits des jeunes gens mineurs commises par le régime cubain et recueillies dans un rapport détaillé.
Prisoners Defenders demande que soit effectuée une analyse des poursuites pénales engagées après les manifestations du 11 juillet à Cuba contre des dizaines de mineurs âgés de 13 à 17 ans. Le rapport juridique de cette organisation évoque vingt-deux cas d’emprisonnement politique d’enfants et fournit une liste détaillée de quatorze autres cas.

Sur la liste mensuelle des prisonniers politiques publiée par Prisoners Defenders figurent trente-trois garçons et quatre filles : l’un d’entre eux a 13 ans ; trois d’entre eux ont 15 ans ; dix d’entre eux ont 16 ans ; vingt-trois d’entre eux ont 17 ans. Tous ont été arrêtés lors des manifestations du 11 juillet dernier. Et vingt ont déjà été condamnés à une moyenne de sept ans de prison ferme. Le rapport indique que deux filles et quatorze garçons, soit 43% des cas de mineurs étudiés par Prisoners Defenders, ont été accusés de « sédition ».
Le rapport rappelle également que « la dernière étude, centrée sur le traitement des prisonniers et présentée au Comité contre la torture le 28 mars 2022, a constaté que parmi 101 cas étudiés il y avait des mineurs et des adolescents qui subissaient des mauvais traitements, des traitements cruels et des tortures ». Sur les 101 cas de victimes de torture et de mauvais traitements étudiés, trois concernaient des mineurs au moment de leur détention (Jonathan Torres Farrat, Brandon David Becerra Curbelo et Rowland de Jesús Castillo Castro), et quatorze avaient 21 ans ou moins. La victime qui cumule le plus grand nombre de types de torture est précisément un mineur de 17 ans, Jonathan Torres Farrat.
D’autre part, Prisoners Defenders a étudié le cas de milliers d’enfants, fils et filles de professionnels, notamment dans le domaine médical, envoyés à l’étranger et qui ont décidé de quitter les « missions » confiées par le régime. Ces enfants se trouvent séparés de force de leurs pères et mères pendant huit ans (durée de l’interdiction de retour au pays). Outre des « documents probants », Prisoners Defenders a joint à sa plainte « 1111 témoignages sur la séparation familiale forcée touchant plus de 5000 enfants aujourd’hui ».
Selon l’organisation, « cette violation génère une quantité importante de maladies psychologiques, mentales et physiques », et l’on a enregistré également nombre de tentatives de suicide.
Le document ajoute que « ces faits sont aggravés par la pression sociale (« ton père est un déserteur, un traître »), entraînant un stress extrême chez le mineur et sa famille ».
« La consigne est de stigmatiser et de menacer le « déserteur » et sa famille afin que son cas ne se reproduise pas, sachant que le chiffre d’affaires annuel des missions à l’étranger se situe entre 8,5 et 10 milliards de dollars (supérieur aux revenus du tourisme). De plus, les autorités informent le Comité de défense de la révolution du quartier (les mouchards du Parti communiste) et diverses institutions (écoles, universités, etc.), de sorte que les mineurs souffrent de brimades à l’école et de discrimination sociale. »
Pour Prisoners Defenders, il s’agit d’« une véritable pandémie qui touche les enfants, générée par la répression du régime cubain qui intimide plus de 50000 professionnels civils travaillant à l’étranger et à qui le régime soutire 80% du salaire par lequel les multinationales impliquées et les gouvernements rémunèrent leurs services ».

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Aujourd’hui : Tania Echeverría.
Tania Echevarría, membre du mouvement « Las Damas de blanco » (Les Dames en blanc) a été arrêtée hier à Colón (province de Matanzas) pour être emmenée en prison.

Elle a été récemment condamnée à 6 ans de prison pour sa participation à la manifestation locale du 11 juillet dernier contre le régime cubain en place depuis plus de soixante ans. Son époux, Leylandis Puentes Vargas, a lui aussi été condamné à une peine identique de prison ferme.
Elle est la quatrième Dame en blanc a être emprisonnée après Aymara Nieto Muñoz (5 ans de prison ferme), Saylí Navarro (8 ans de prison) et Sissi Abascal (6 ans de prison ferme), toutes pour le même motif.
Le mouvement des Dames en blanc avait été fondé par les mères, épouses ou sœurs des 75 dissidents arrêtés en mars 2003 au cours de la période particulièrement répressive qualifiée de « Primavera negra » (Printemps noir) et condamnés à de très lourdes peines d’emprisonnement.

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Burki et Cuba

Raymond Burki* (1949-2016)
était un dessinateur de presse
et caricaturiste suisse.
Ses dessins sont désormais réunis
sur le site « Le Trait ».
Plusieurs sont consacrés à Cuba.
Dont celui que j’ai choisi
de reproduire ci-dessous.

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* Voir sa biographie et ses dessins sur ce lien : https://letrait.ch/

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L’organisation Prisoners Defenders, basée à Madrid, a enregistré 1024 nouveaux prisonniers politiques à Cuba entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2022, dont 891 (131 femmes et 760 hommes) sont emprisonnés pour leur participation aux manifestations qui ont secoué l’île les 11 et 12 juillet dernier. Certains d’entre eux attendent d’ailleurs toujours de passer devant un tribunal. Début avril 2021, Prisoners Defenders dénombrait 140 prisonniers politiques.
En outre, cette organisation estime à 11000 le nombre de personnes détenues sous l’accusation d’« attitude prédélictive », très courante à Cuba, qui permet d’enfermer tout individu n’ayant commis aucun délit, mais soupçonné de pouvoir en commettre.
Sur les 1024 prisonniers politiques enregistrés, 38 sont des mineurs et 20 d’entre eux ont été condamnés à une peine moyenne de sept ans de prison ferme. Sur ces 20 condamnés-là, 16 l’ont été pour « sédition », l’accusation la plus grave et la plus pénalisée à Cuba.

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Aujourd’hui : Juan Carlos Morales Herrera.

Une vue du rassemblement du 11 juillet à La Güinera.

Juan Carlos Morales Herrera, coiffeur de profession âgé de 50 ans, vit dans le quartier très populaire de La Güinera de la municipalité de Arroyo Naranjo, l’une des quinze qui composent la capitale cubaine.
Comme de très nombreux autres habitants de ce quartier, il a participé à l’une des manifestations de protestation contre le régime castriste, le 11 juillet dernier. Il a été arrêté six jours plus tard, au domicile de sa mère, et transféré dans plusieurs lieux de détention avant d’être finalement enfermé au centre pénitentiaire Combinado del Este, à La Havane, dans l’attente de son procès, qui s’est tenu le 16 janvier dernier.
Juan Carlos Morales Herrera était accusé « d’agression, de sabotage, de sédition et d’atteinte à la propriété ». Il vient d’être condamné à 14 ans de prison ferme.

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Une vue de la manifestation du 11 juillet à San Antonio de los Baños.

Les condamnations continuent de pleuvoir à Cuba contre les manifestants des 11 et 12 juillet dernier dans tout le pays.
Cette fois, ce sont seize manifestants de San Antonio de los Baños qui ont été condamnés à des peines de 3 à 10 ans de prison ferme. Tous étaient poursuivis pour « désordres publics et désobéissance », mais non pour « sédition », ce qui explique que les peines prononcées soient moins lourdes, bien que très sévères, que celles appliquées précédemment, de 20 à 30 ans d’enfermement pour la plupart.
Ariel Pérez Montesino est le plus lourdement condamné, avec 10 ans d’emprisonnement. Miguel Díaz Sosa et Rolando Yusef Pérez Morera en prennent pour 8 ans, et Christian Reyes Pérez pour 7 ans. Carlos Manuel Pupo Rodríguez, Denys Hernández Ramírez, Rosa Jany Millo Espinosa et Rolando López Rodríguez sont condamnés à 6 ans de prison ; Julián Manuel Mazola Beltrán, Omar Hernández Calzadilla, Yoel Díaz Hernández et Yordan Esteban Brook Amador à 5 ans ; Miguel Díaz Zaldívar, Osdany Antonio Ricardo Aguilar et Yunier Claro La Guardia à 4 ans. Adrián Rodríguez Morera s’en tire « mieux » avec 3 ans de prison ferme.
A suivre…

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