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Archive for the ‘02. A la petite semaine’ Category

En 2018, sur LCI, une animatrice reçoit Eric Dupont-Moretti.
– Si on vous proposait un poste de ministre de la Justice, vous l’accepteriez ?
– Non !
– Sûr ?
– Ah oui ! Sûr ! Vous voulez que je vous le signe ?
Il poursuit : « Je n’accepterai jamais un truc pareil. Faut en avaler des couleuvres pour faire de la politique ! Non, non, pas du tout, je n’aimerais pas faire cela. »

« C’est un aller sans retour ? » demande l’animatrice de l’émission « C à vous », en septembre 2017, à Roselyne Bachelot.
– Absolument ! répond, péremptoire, l’ex-ministre de la Santé.
« Vous ne reviendrez jamais en politique ? », demande Laurent Ruquier, animateur d’« On n’est pas couché », à Roselyne Bachelot, en octobre 2017.
– Jamais ! répond la dame, catégorique.
Sur un autre plateau télé, la même : « Je ne reviendrai pas. C’est une décision irrévocable ! Et je respecte en général mes engagements. »
Interrogée par Serge Moati, encore elle :
– Vous auriez dû être ministre de la Culture…
– Comme disait un de mes amis, tu aimes trop la culture pour en être la ministre.
Décembre 2017, l’inévitable question lui est de nouveau posée. Réponse : « Le retour de Roselyne Bachelot en politique, c’est totalement inconcevable. Il faut que les choses soient irrémédiables, sinon elles n’ont pas de noblesse. »

Depuis le temps que la politique héberge ce genre de personnages, reste-t-il encore des couleuvres ? Quant à la noblesse…


 

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On se souvient que très récemment le linguiste Noam Chomsky*, lors d’un entretien accordé à une agence d’information espagnole, déclarait sans rire que l’exportation d’équipes médicales cubaines en diverses régions du monde représentait pour lui « le seul exemple d’internationalisme authentique ».
Parmi les pays où le régime castriste exporte ses médecins figure l’Algérie. Or le gouvernement de ce pays a récemment rendu public l’accord sur trois ans conclu avec son homologue de La Havane, le 30 janvier 2018. On y apprend que l’Etat algérien verse à l’Etat cubain la modique somme de 65 millions d’euros par an. Les domaines médicaux dans lesquels opère le corps médical cubain en Algérie sont détaillés dans ce contrat. On retiendra que l’Etat algérien verse pour chaque médecin un salaire annuel de 78.000 euros à l’Etat cubain, ce dernier ne reversant que 20 à 25% dudit salaire à chaque individu.
Je ne sais pas si demain l’Internationale sera le genre humain, mais en attendant elle semble davantage relever de transactions commerciales des plus courantes, d’une recherche de profits juteux et d’une exploitation de la main-d’
œuvre sur lesquelles repose le système capitaliste tant honni.

* Voir « Le naufrage de Noam Chomsky ».

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J’ai parfois l’impression que s’il venait à l’idée de Christiane Taubira de déclarer publiquement qu’il fait chaud alors que la température extérieure approche des 30°, il se trouverait du monde pour souligner, publiquement également, combien cette femme est formidable et son analyse de la météo d’une finesse exceptionnelle.
Beaucoup de gens de gauche, qui n’ont plus beaucoup d’idoles à se mettre sous la main, ont trouvé depuis quelque temps chez cette dame de quoi s’enthousiasmer au moindre de ses propos, fût-il d’une banalité extrême. Certes, Mme Taubira s’exprime dans une langue que ne possèdent plus guère la plupart des guignols qui depuis pas mal d’années gouvernent ou croient gouverner. Mais le contenant n’a jamais été une garantie de la valeur du contenu.
Cette grande stratège qui, pour rester un instant sur un plan politicien qui passionne les adorateurs du bulletin de vote, permit à Jean-Marie Le Pen d’être présent au second tour d’une présidentielle et à Chirac d’être plébiscité dans la foulée, était l’invitée de France Inter le 13 avril dernier. Après sa prestation, nombreux furent les « politologues » de réseaux sociaux pour se pâmer d’aise et mettre en avant quelques-unes de ses déclarations, notamment celle-ci, vue à maintes reprises : « 
Cette économie, elle ne peut pas être un absolu, une divinité, un veau d’or. » Tu parles d’une trouvaille ! Quelle nouveauté ! Il faut quand même avoir le sens critique sérieusement amoché pour s’extasier devant pareilles formules, qu’on trouve déjà chez nombre de théoriciens socialisants dès le XIXe siècle, comme chez nombre de militants du socialisme dit « utopique ». La différence entre eux et Mme Taubira c’est qu’ils ne furent pour la plupart jamais complices de ceux qui précisément ont placé l’économie mortifère au cœur de la vie politique et sociale.
Quant à la question qui préoccupe aujourd’hui le monde entier, la pandémie, le discours de Mme Taubira est tout entier, derrière une pointe d’humanisme de pacotille, une ode à l’éternelle coterie de ceux qui sont là pour décider du sort des « autres », de ceux dont dépend le destin d’une valetaille spectatrice et muette à qui il serait malséant de demander son avis puisqu’il y a des êtres supérieurs et hautement responsables (c’est dans l’ADN) pour décider de tout.
« Il faut consentir à changer, accepter d’être habité à la fois par le doute, l’incertitude, l’idée de la responsabilité. Il faut accepter de ne pas être infaillible et d’être dévoué complètement aux autres. C’est une responsabilité extrêmement lourde et dans ces circonstances on se rend compte de la nature du pouvoir : le pouvoir est exorbitant, abusif par nature, puisqu’il vous conduit à prendre des décisions dont les conséquences vont peser sur la vie des autres. Comment je rassemble mes connaissances, mon savoir, au mieux pour prendre la meilleure décision pour les autres ? »
Voilà, il y a Elle et Eux, et puis il y a « les autres », qui n’ont à aucun moment leur mot à dire, notez-le bien, même comme ici sur une question de vie ou de mort, mais uniquement priés d’attendre les décisions que prendra pour eux la Caste dont elle sort et envers qui elle glisse une pointe de compassion en soulignant sa « responsabilité extrêmement lourde ».
Je déteste ce discours et cette conception de la vie en société, comme je déteste ces politiciens qui, après avoir œuvré au naufrage, prennent leurs distances et se rachètent une bonne conscience en se fabriquant une image d’humaniste sensible aux difficultés des « autres » dans ce monde cruel.
J’emmerde Taubira !

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Le mauvais temps qui sévit dans le sud de la France et la grève qui se poursuit ont éclipsé une nouvelle importante, qui méritait mieux que l’indifférence des médias français. La « République » de Cuba dispose en effet, depuis samedi, d’un premier ministre, une fonction qu’avait occupée par le passé le grand républicain Fidel Castro, et qui fut supprimée en 1976. Le nouveau premier ministre, Manuel Marrero, a fait toute sa carrière dans l’armée et occupait jusque-là le poste de ministre du Tourisme, ce secteur étant aux mains des militaires à Cuba. Il est membre du Parti communiste, qui signe là une nouvelle victoire, les autres partis n’ayant pas réussi à se mettre d’accord sur un candicat commun (non, je plaisante), et il a été élu à l’unanimité des membres de l’Assemblée nationale, ce qui tendrait à montrer qu’il jouit d’une plus grande popularité que le président de la République, Miguel Díaz-Canel, qui n’avait été élu, lui, qu’avec 579 voix sur 580 députés en octobre dernier.

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Réunir près de 15 000 personnes dans la capitale pour une manifestation, quand l’agglomération parisienne compte dix millions d’habitants, c’est ce que l’Union communiste libertaire, clone du NPA, appelle « une riposte populaire d’ampleur ». On pourrait se contenter de s’amuser de ce vocabulaire imbécile et vaniteux qui caractérise un charabia militant n’ayant précisément pas grand-chose de populaire. On le pourrait, en effet, s’il n’y avait pas derrière cette crétinerie gauchiste langagière quelque chose de plus grave qui a consisté, en l’occurrence, à voir les militants d’une organisation se réclamant de l’anarchisme jouer à nouveau les « porteurs de valises » d’une dangereuse imposture, ici l’islam politique, comme le firent avant eux, au seul profit du FLN, d’autres « communistes libertaires » aussi futés, du temps de la guerre d’Algérie. Près de soixante ans plus tard, si le FLN est toujours là après un exercice du pouvoir sans partage et toute la pourriture qui s’y rattache, on aurait bien du mal à trouver trace, là-bas, d’un embryon de communisme libertaire. Et il y a fort à parier que sur ce terrain de l’intrusion conquérante et liberticide de la religion dans l’espace public, nos vaillants pourfendeurs de l’« islamophobie » connaîtront la même efficacité que leurs ridicules devanciers en espérant tirer profit de leur soutien à ce qu’ils croient être une classe ouvrière de substitution.
Il est aisé de comprendre que les diverses officines politiciennes, toujours en quête d’une clientèle, adaptent leur offre de marchandises mentales aux modes militantes du moment. Aller pour cela jusqu’à faire bras dessus, bras dessous, avec des imams délirants, des « insoumis » célébrant l’unité nationale retrouvée sous le drapeau tricolore et sur fond de Marseillaise et d’« Allahu akbar », de profondément réactionnaires Indigènes de la République, voilà qui devrait quand même interroger des militants libertaires si le désir de se faire une place à tout prix dans la galaxie gauchiste ne l’emportait pas sur la fidélité à quelques principes anarchistes élémentaires, d’une part, et sur un sens critique un peu plus aiguisé, d’autre part.
Fort heureusement, tous les libertaires ne se sentent pas tenus, au nom d’un antiracisme dévoyé, d’emboîter le pas aux islamo-gauchistes du NPA et à tous les « idiots utiles » de circonstance ralliés à ce désastre confusionniste en cours. A ce titre, il faut se réjouir de n’avoir pas vu apparaître la signature de la Fédération anarchiste dans l’appel à manifester dimanche dernier, et plus encore de lire le communiqué* que cette organisation a rendu public à cette occasion.

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* Communiqué FA.

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Avec tout ça (Rouen, l’attentat de la Préfecture de police, les Kurdes, etc.), une info est complètement passée à l’as, pourtant essentielle : l’élection, jeudi 10 octobre, du président de la République (sic) de Cuba.
Déjà président du Conseil d’Etat et du Conseil des ministres depuis avril 2018, Miguel Díaz-Canel a en effet été « élu » président de la République lors d’une session extraordinaire du Parlement cubain. Le suspense, on s’en doute, était à son comble quant au résultat de cette « élection ». Mais finalement Diaz-Canel l’a emporté avec 579 voix sur 580 députés.
Dans un premier temps, on pouvait penser, au vu du résultat, qu’un social-traître avait réussi à s’infiltrer au sein de cette assemblée pourtant sévèrement cadenassée. Certains pouvaient même y déceler comme un espoir de changement futur en se disant que si un opposant avait pu réussir à se glisser dans cette institution en soixante ans de castrisme, il était permis d’espérer de voir naître un Parlement majoritairement oppositionnel dans quelques siècles (je vous laisse faire le calcul).
Mais la réalité est sans doute tout autre, et cette voix discordante fut probablement inspirée par les fins stratèges du Parti communiste cubain. Car un résultat de 580 voix sur 580 députés aurait sans nul doute fourni une image de dictature stalinienne à l’ancienne, et entraîné les mêmes sarcasmes que jadis. Tandis que là, incontestablement, ce résultat et la preuve de l’existence d’une forte opposition au régime, ça vous a un aspect démocratique des plus chics.
Mais comme les gens sont méchants, il y en aura encore pour dire qu’il n’y a pas vraiment de démocratie à Cuba. Certains iront même jusqu’à prétendre que tout cela est bidon et que le maître véritable de l’île reste Raul Castro, premier secrétaire du comité central du Parti communiste, dans la mesure où la Constitution cubaine définit ledit Parti comme « la force dirigeante supérieure de la société et de l’État, qui organise et oriente les efforts communs vers les hautes fins de la construction du socialisme et la marche en avant vers la société communiste ». J’en pleure tellement c’est beau.

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Au sein de la profession journalistique, il ne manque pas, loin de là, de laquais particulièrement serviles, de virtuoses de la brosse à reluire, de courtisans de tout poil. Chacun à son tour, ils se distinguent par une étonnante souplesse d’échine à rendre jaloux le fantôme de Michel Droit, ce « journaliste » qui toute sa vie demeura courbé face à de Gaulle afin de lécher au mieux les bottes de son général de brigade vénéré.
A côté d’eux, il y a ces journalistes qui passent pour des esprits libres aux oreilles des imbéciles. Ceux-là se montrent capables – suprême audace ! –, sur le ton du type vaguement surpris et outré, de faire répéter leurs plus gros mensonges aux menteurs professionnels de la politique, sans toutefois les démentir outre mesure, faut pas déconner, il y a quand même le respect des élus à sauvegarder. Dans le genre, le chroniqueur de RMC et de BFM-TV Jean-Jacques Bourdin reste un modèle. Mais la déontologie supposée du monsieur ne saurait toutefois s’encombrer d’une morale étriquée allant jusqu’à lui interdire d’ouvrir son micro au premier salopard venu, pourvu qu’il soit célèbre. Le taux d’audience, coco, tu y penses ?! Le « droit de savoir », la « curiosité citoyenne » et autres formules magiques ne servant le plus souvent qu’à mieux faire passer l’odieux pour la mission sacrée d’informer, Jean-Jacques Bourdin a donc choisi d’inviter, le 6 septembre, celui que les médias continuent de présenter comme un « théologien » ou un « islamologue » (sic), le militant islamiste Tariq Ramadan, ce qui offre aux violeurs en série présumés un bon espoir de passer eux aussi à l’avenir sur l’antenne de RMC et de BFM-TV.
L’un des moments les plus médiatiquement vomitifs de l’entretien fut celui où l’on se demanda qui, de l’invité ou de l’interviewer, au ton « incisif et dérangeant » comme il est écrit sur le site internet de BFM, était le plus détestable, après qu’on eut entendu ce dernier poser cette question incroyable : « Est-ce que vous pardonnez à ces jeunes femmes, plaignantes, qui vous accusent ? Vous êtes capable, ou pas, de leur pardonner ? »
Le mot de la fin de cet immonde spectacle, sommet d’abjection auquel répondit le « Merci, Tariq Ramadan » de Bourdin, revint au théologien de chambre d’hôtel : « Rappelez-vous, la France de 97, unanimement contre Dreyfus, avait tort. »
Et c’est ainsi qu’Allah est grand, comme disait Vialatte… et ce journalisme-là vraiment tout petit.

 

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Seul au monde

Après sa visite à Lula dans la prison où est détenu l’ex-président du Brésil, Jean-Luc Mélenchon a montré qu’il était aussi crédible en historien de circonstance qu’en insoumis au système. « Je serai moi-même en procès politique à la fin septembre. Ce sera un moment très triste pour mon pays parce qu’il n’y avait pas eu de procès politique en France depuis la période de la guerre d’Algerie », a-t-il déclaré sans rire, car bien que souvent amené par sa fonction à faire le guignol le monsieur n’est guère porté sur la plaisanterie.
Signalons au Moi boursouflé de la Canebière – et quoi qu’on pense des organisations ou individus concernés – qu’il y eut une douzaine d’organisations politiques dissoutes en juin 1968, qu’en 1981 eurent lieu deux procès contre des militants des GARI (Groupes d’action révolutionnaires internationalistes) arrêtés en 1974, qu’en mars 1978 trois militants des NAPAP (Noyaux armés pour l’autonomie populaire) furent condamnés à sept ans de prison, que quatre militants du mouvement basque Iparretarrak furent condamnés à de très lourdes peines de prison (dont une à perpétuité) dans les années 80, qu’en 1988 et 1989 les membres d’Action directe furent à leur tour condamnés à de longues peines d’emprisonnement. J’ai par ailleurs le souvenir du procès, auquel j’ai assisté en 1971, d’un camarade de la Fédération anarchiste, Paul Chenard, poursuivi pour avoir publié une feuille intitulée Fais pas le zouave ! qui reproduisait le texte de loi sur l’objection de conscience, qu’un des articles de ladite loi interdisait de faire connaître.
Loin d’être exhaustive, cette liste suffit néanmoins à rendre ridicules les affirmations de celui qui aura bien du mal à nous faire croire qu’il est un nouveau Blanqui.
Non, Jean-Luc, t’es pas seul au monde !

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Il y a, pouah ! les vilaines dictatures de droite que les gens de gauche condamnent à juste titre avec une grande fermeté. Et puis il y a celles de gauche, plus « cool », surtout sous le soleil des Caraïbes, que ces mêmes gens de gauche – les staliniens de toujours ou plus récents, l’extrême gauche imbécile, les naïfs et ignorants gobant la propagande castriste en abdiquant tout sens critique – répugnent à condamner trop durement parce que, vous comprenez, ça ferait le jeu de la droite, et puis on déteste tellement les Américains…
Ci-contre la déclaration récente de la première vice-ministre de l’Education supérieure de Cuba.
« Quiconque ne se sent pas activiste de la politique révolutionnaire de notre parti, défenseur de notre idéologie, de notre morale, de nos convictions politiques, doit renoncer à être professeur d’université. »
Allez, un petit coup de mambo par là-dessus pour faire avaler ça aux crétins fascinés par le grand mensonge « révolutionnaire » cubain. « ¡Hasta la dictadura siempre! »

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Mardi 6 août, le ministre des Yeux crevés, des Mains arrachées et des Charges policières en bord de Loire, Christophe Castaner, rendait un hommage national, avec des sanglots dans la voix, au pilote d’un bombardier d’eau mort dans le crash de son appareil alors qu’il participait, dans le Gard, aux opérations destinées à éteindre un incendie. Le nom de ce « pompier du ciel », ancien pilote de chasse, qualifié de « héros » par le ministre et fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume, figure dans toutes les gazettes et a été asséné par toutes les chaînes de télévision et stations radio.
Trois jours avant cet accident tragique, un ouvrier du bâtiment faisait une chute mortelle d’un échafaudage à Paris. Son nom nous demeure inconnu, et l’on ignore où, quand et comment ont eu lieu ses obsèques, où manifestement aucun ministre ne s’est rendu, nous en aurions été informés. L’an prochain, toujours aussi anonyme, il fera partie de ces statistiques que publient régulièrement divers organismes s’intéressant aux accidents du travail.
Comme lui, 120 autres inconnus, ouvriers du bâtiment, ont trouvé la mort au travail en 2017. L’année précédente, ils étaient 112 ; et 130 en 2015. Parmi eux, aucun « héros ». Que des chiffres.

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