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Archive for the ‘11. Chansons’ Category

Voici deux chansons, de Pierre Delorme et de Michèle Bernard, à la mémoire de Mahsa Amini, jeune femme iranienne de 22 ans, assassinée par la patrouille d’orientation de la République islamique d’Iran, cette « police des mœurs » (tout un programme !) chargée de faire « respecter » les lois vestimentaires auxquelles seules les femmes sont soumises.

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Puisque l’actualité remet en lumière la violence faite aux femmes, je vous propose ici deux chansons qui abordent ce thème.

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A propos du Forum Léo-Ferré

Durant douze années, avec une poignée d’amis bénévoles réunis au sein de l’association Thank you Ferré, que j’ai d’ailleurs présidée pendant neuf ans, je me suis occupé avec passion du Forum Léo-Ferré. Inutile, donc, de préciser qu’aujourd’hui encore je demeure très attaché à ce lieu et à ce qui s’y fait. C’est donc avec une profonde tristesse que j’ai pris connaissance du communiqué (voir bas de page) du bureau de l’association La Chanson pour tout bagage, en charge du Forum depuis notre décision de passer le relais à une nouvelle équipe en 2012.

Si cela peut aider les gestionnaires actuels à résoudre les difficultés qu’ils traversent, je voudrais ici rappeler quels étaient les « fondamentaux » sur lesquels s’est fondé notre travail. Ils sont à mon sens au nombre de quatre : la programmation d’abord, presque essentiellement consacrée à ce que nous appelions avec humour « la chanson non crétinisante », à savoir ce qu’on nomme communément la chanson dite « à texte » ou poétique ; l’accueil, ensuite, qui contribue à instaurer une ambiance conviviale, à fournir, au même titre que ce qui se passe sur scène, une « âme » au lieu, à faire en sorte qu’en complément de la partie artistique un accueil chaleureux des spectateurs permette de les fidéliser. Qu’on ne prenne pas cela pour de l’immodestie, mais je crois pouvoir dire que c’est un point sur lequel nous n’avons pas failli. Et que ceux qui nous ont remplacés ne le prennent pas trop mal, mais je me suis laissé dire qu’il y eut une période où ce ne fut pas toujours le cas par la suite, aussi bien vis-à-vis des spectateurs que des artistes ; une gestion comptable absolument rigoureuse ensuite, compte tenu surtout de la difficulté qu’il y avait à se lancer dans l’aventure en ayant décidé de ne pas faire appel aux subventions mais de ne compter que sur nos forces militantes ; enfin, un mode de fonctionnement réellement associatif, qui implique un engagement autre que superficiel des membres de l’association gestionnaire, des assemblées générales régulières au cours desquelles les représentants de la présidence, du secrétariat et de la trésorerie présentent des comptes rendus de leurs activités et l’état des finances, de façon que s’engagent des discussions fondées sur des réalités palpables. Cela présente le double avantage de responsabiliser tous les adhérents et d’éviter les mauvaises surprises.
Je voudrais ajouter, ayant été plutôt surpris à la lecture du communiqué que le Forum employait du « personnel », qu’il convient sans doute de revenir à la raison sur ce point, d’autant que la situation économique ne va pas dans le sens d’une amélioration, et de se convaincre qu’un tel lieu ne saurait maintenir une activité durable en salariant plusieurs personnes. C’est de la folie. A moins de disposer de subventions conséquentes, mais on sait que cette quête s’apparente aujourd’hui à une forme de mendicité, qu’elles sont de plus aléatoires, pouvant être attribuées telle année puis supprimées telle autre, avec le risque de mettre le lieu en péril lorsque ses responsables se sont imaginé recevoir une aide à perpétuité. En ce qui nous concerne, contraints par la loi à nous y résoudre, nous avons effectivement, au cours des deux ou trois dernières années de notre présence au Forum, salarié un technicien, choisi en dehors des adhérents de notre association. Mais cela s’est arrêté là.
Ces derniers temps, le Forum a dû subir, comme tous les lieux de spectacle, la période Covid, d’ailleurs pas vraiment close, et un énorme dégât des eaux, deux événements l’ayant contraint à fermer provisoirement ses portes. Tous les responsables de salle nous disent aujourd’hui que la fréquentation a nettement baissé, et les informations qui circulent déjà sur une nouvelle vague de la pandémie, ainsi que les difficultés économiques annoncées pour l’avenir proche, ne vont rien arranger. Raison de plus pour s’en tenir à davantage de modestie en ce qui concerne l’emploi de personnel.
Mode associatif ou gestion d’entreprise, il faut choisir. La seconde occurrence de l’alternative me paraît mener droit au gouffre.
Je souhaite aux adhérents de La Chanson pour tout bagage de trouver les solutions aux difficultés actuelles du Forum. La perspective d’une fermeture définitive de ce beau lieu de spectacle est insupportable pour beaucoup d’amateurs de cette chanson de parole qui y a trouvé sa place depuis sa création en 2001. Bon courage à vous.

Floréal

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On célèbre aujourd’hui le centenaire de la naissance de Mouloudji. Enfin, quand je dis « on célèbre », il ne faut pas s’imaginer que des émissions spéciales vont venir bousculer les programmations des radios et télés de notre république, trop occupée à pleurer la mort d’une reine.
Mouloudji est bien sûr connu des amateurs de chanson dite « à texte », mais surtout comme interprète. On oublie trop souvent qu’il fut aussi auteur de chansons, et auteur de qualité.
Je vous en propose deux, très belles, ici.

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Aujourd’hui, nous suivons le parcours de Nambou et de Tom, deux immigrés africains venus à Paris pour gagner leur vie, comme on dit, c’est-à-dire faire le sale boulot pour une misère dans un environnement le plus souvent hostile.
On doit la première chanson à Michel Boutet et la seconde à Gilbert Laffaille pour les paroles et à Romain Didier pour la musique et l’interprétation.

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Parmi les découvertes que je dois aux douze années où, avec quelques amis bénévoles, nous avons fait vivre le Forum Léo-Ferré, à Ivry-sur-Seine, figure le Cirque des Mirages, un duo formé par Yanowski, l’auteur et interprète des textes, et Fred Parker, le pianiste.
J’invite ceux qui ne les connaissent pas à les découvrir, grâce aux quelques vidéos qu’on trouve sur le Net. Je vous propose ici La véritable histoire du christianisme, où l’humour du duo se mêle à une saine moquerie de la religion, ainsi que Le ticket, qui illustre sans doute davantage l’univers très particulier du Cirque des Mirages.

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Vivre dans la rue.
Deux artistes, Allain Leprest et Yvan Dautin, chantent ici, chacun à sa manière, ceux qui vivent dans la rue, un thème assez peu abordé dans la chanson d’expression française.

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« C’était des endroits minuscules en bordure des quartiers
Tenus par des barbus au front dégarni de pitié
Qui, le marteau en main, avec des clous de subvention,
S’étaient mis dans la tête qu’ils allaient sauver la chanson »
Jean Dubois, « Des cabarets »

Jean Dubois fait partie de ces artistes que j’ai découverts grâce à mon activité au Forum Léo-Ferré. Cette petite salle de spectacle dédiée à la chanson « non crétinisante » rappelait les cabarets de naguère à pas mal d’amateurs de cette chanson-là ainsi qu’à quelques artistes, plus tout jeunes, ayant connu l’âge d’or de ces lieux sympathiques.
Nombre de nostalgiques de ce temps révolu ne semblent toujours pas remis du déclin puis de la disparition de ces petits lieux, que les politiques culturelles, de droite comme de gauche, n’ont fait qu’accélérer. Sur les réseaux sociaux ou sites spécialisés, ils ne cessent de fulminer contre les programmations des radios (« playlist », si l’on veut parler la langue des cuistres) et les émissions de variétés de la télé, que squattent, il est vrai, une grosse trentaine d’artistes, toujours les mêmes.
Ces fameux cabarets, Jean Dubois les évoque dans la chanson que je vous propose ici, précisément intitulée Des Cabarets.

A force d’espérer, à force d’y croire, bien sûr
Le succès finissait par tenir un temps ces vieux murs
A force de vouloir la vie autre que ce qu’elle est
Bien sûr que peu à peu c’était le rêve qui s’envolait
Voilà les beaux jours passés et la saison finie
Après avoir tout critiqué dans ce monde pourri
Les uns s’en allaient prendre au loin le train où vont les choses
Les autres continuent sans doute à tout repeindre en rose

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Dans un entretien réalisé pour l’excellent magazine Hexagone* consacré à la chanson, l’auteur compositeur interprète Jacques Bertin évoque sa carrière de journaliste et de chanteur, ce qui lui offre l’occasion, entre autres, de rappeler son rejet du gauchisme. La question suivante lui est alors posée :
« Incluez-vous les anarchistes dans vos griefs ?
– Non, je les mets à part. J’en ai connu plusieurs et ai toujours trouvé qu’ils étaient respectueux, bien élevés – alors qu’avec les trotsk’s, maos, etc., ça ne pouvait être que : « Toi t’es un salaud, quand on aura fait la révolution t’auras une balle dans le crâne. » J’étais toujours le salopard, bourgeois, petit-bourgeois, que sais-je ? Tandis que les anars, je les trouve humainement corrects, honnêtes. »
Bon, j’en connais quelques-uns qui en matière de politesse élémentaire, de correction et d’honnêteté – au moins intellectuelle – laissent sacrément à désirer, mais bon, acceptons ces propos aimables de Jacques Bertin.
Je vous propose d’écouter Que faire ?, une chanson qui, malgré son titre, ne doit rien à Lénine, ainsi que Fini, le bistrot à Dédé, assez éloignée de l’univers habituel de Jacques Bertin.

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* https://hexagone.me/

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Actualité tragique oblige. Après qu’un autre taré fanatique a poignardé l’écrivain Salman Rushdie, il est bon de réanimer cette chanson du bien oublié Jacques Debronckart, homme charmant et auteur compositeur interprète talentueux, soutien à plusieurs reprises des moyens d’expression de la Fédération anarchiste, Le Monde libertaire et Radio-Libertaire.
Mais attention, si le début de la chanson peut laisser penser que le chanteur mécréant y règle ses comptes avec la foi chrétienne dans laquelle il fut plongé enfant, une  écoute attentive montre que le propos de cet autre grand Jacques va bien au-delà d’une diatribe anticléricale ordinaire, style « A bas la calotte ! ». Bien plus proche de Brassens que d’un Jean Ferrat, il étend le comportement religieux bien au-delà des seules associations de malfaiteurs que sont les religions monothéistes.

Et puis quand tu seras sorti de là
Ne tombe pas de Charybde en Scylla
Tu sais tous les prêtres ne donnent pas le baptême
Il y en a qui hurlent garde à vous
D’autres prolétaires unissez-vous
Mais regarde-les de près ce sont tous les mêmes

Des gens qui veulent t’apprendre à penser
Rien que par réflexe conditionné
A marcher au pas en brandissant des emblèmes
Méfie-toi des rouges des blancs et des noirs
Ne cotise pas chez les marchands d’espoir
Vis ta vie tout seul écris ton histoire toi-même

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