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Archive for the ‘11. Chansons’ Category

Le 1er février est le jour anniversaire de la naissance de Paul Fort. Georges Brassens, on le sait, a mis en musique et chanté plusieurs de ses poèmes. A la mort de Paul Fort, en avril 1960 à Montlhéry, Brassens écrivit « L’enterrement de Paul Fort », à la demande de la veuve du poète, et Gérard Quillier a mis ce texte en musique pour en faire une chanson qu’interprète ici Philippe Forcioli.

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« Y a une race de monde…
… qui n’a repos que mort »

Le travail salarié, cette horreur qui pourrit nos vies, n’était pas assez mortifère aux yeux de la caste dirigeante. Voilà qu’avec sa réforme criminelle elle conçoit l’aspiration à une fin de vie paisible, que devraient être les années de retraite, comme un luxe insolent accordé jusque-là aux gueux et ribaudes, corvéables à merci.
Félix Leclerc en parlait à sa façon.

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Durant douze années, avec un petit groupe d’amis réunis en association, je me suis occupé d’une petite salle de spectacle, le Forum Léo-Ferré, quasi exclusivement consacrée à ce que nous nommions la chanson française non crétinisante. D’autres appelaient ça chanson à texte ou poétique. Comme on voudra.
Cette chanson, ghettoïsée depuis longtemps déjà, ne cesse de l’être de plus en plus. Les raisons en sont diverses. Si la programmation des radios-télés est désormais pleinement livrée à l’industrie culturelle et aux lois du marché, ça n’est toutefois pas la seule cause de cette disparition, même si elle reste sans doute la plus importante. La chanson et les genres musicaux se renouvellent de génération en génération, quoi qu’on pense de ce renouvellement, et si nos parents et grands-parents étaient toujours au monde, que dirait-on s’ils se plaignaient sans cesse de ne plus entendre Tino Rossi, Berthe Sylva, Jean Sablon ou Fréhel sur France Inter ?
Dans son dernier CD en date, l’auteur compositeur interprète Georges Chelon livre à ce sujet, dans sa chanson « Chanteur d’une autre époque » (ci-dessous), un constat sans doute triste mais ô combien lucide*.

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*  J’ai abordé ce thème dans un billet écrit pour le site « Crapauds et Rossignols » que j’anime avec mon ami Pierre Delorme. Billet qu’on peut lire ici :

Un monde fini

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A l’occasion du soixante-dix-neuvième anniversaire de Joan Manuel Serrat, ce beau texte, « Village blanc », dont il est l’auteur et qu’il a mis en musique.

Suspendu à un précipice
Mon village blanc dort
Sous un ciel qui à force
De n’avoir jamais vu la mer
A oublié de pleurer
Dans ses allées de poussière et de pierre
Désertées, même par la guerre
Seul l’oubli
Va lentement le long du ravin
Où aucune fleur ne pousse
Où aucun berger ne transhume
Le sacristain a vu
Le prêtre vieillir
Le prêtre a vu le corporal
Et le caporal le sacristain
Et puis mon village
A vu mourir les trois
Et je me demande pourquoi des gens naîtraient
Si naître et mourir ne diffèrent en rien
De la moisson à la semence
On vit dans la taverne
Les commères murmurent
Leur histoire sur le seuil
De leurs maisons de chaux
Et les jeunes filles brodent de la dentelle
Cherchant, cachées derrière les rideaux
Ce jeune homme
Que, nuit après nuit, elles ont forgé dans leur esprit
Fort pour être leur seigneur
Et tendre pour l’amour
Elles rêvent de lui
Et lui rêve de partir loin
De son village, et les vieux
Rêvent de mourir en paix
Et mourir pour mourir
Veulent mourir au soleil
La bouche ouverte sous la chaleur, comme des lézards
A demi cachés sous un chapeau de paille
Echappez-vous, braves gens
Cette terre est malade
Et n’attendez pas pour demain
Ce qu’hier ne vous a pas donné
Il n’y a rien à faire
Prends ta mule, ta jument, ton troupeau
Suis le chemin du peuple hébreu
Et cherche une autre lune
Demain peut-être la fortune sourira
Et si tu dois pleurer
Que ce soit face à la mer
Si je pouvais me joindre
A un vol de colombes
Et traverser les collines
Laisser mon village derrière moi
Je vous jure par ce que j’ai été
Que je partirais d’ici
Mais les morts demeurent captifs
Et ne nous laissent pas sortir du cimetière

(Joan Manuel Serrat)
(Traduction : Floréal Melgar)

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C’est aujourd’hui le Téléthon, cette grande foire à la charité républicaine qui permet de grossir les crédits anorexiques alloués à la recherche pour mettre fin à des maladies pénibles.
Transformées en dames patronnesses, de gentilles vedettes, celles-là mêmes qui squattent au long de l’année les écrans télé lors des émissions de variétés, vont venir parader pour cette grande pleurnicherie nationale, sourire aux lèvres, afin d’amadouer vos porte-monnaie.
On n’y verra pas Sarcloret. Il nous dit pourquoi en chanson.

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Le quotidien L’Humanité publie ce jour un article, signé Clément Garcia, consacré au Forum Léo-Ferré. Le texte est sympathique, et il convient d’abord de se réjouir en constatant qu’il y est question des anars sans que ceux-ci, comme ce fut le cas durant des décennies dans ce journal, soient présentés comme des provocateurs payés par la Préfecture ou faisant le jeu de la droite (air connu). Souhaitons à son auteur que cet article ne lui soit pas mis sous le nez dans le futur comme preuve de son déviationnisme petit-bourgeois.
Si l’article est essentiellement consacré aux actuelles journées de soutien au Forum, destinées à sortir ce lieu de la crise qu’il traverse, il comporte néanmoins deux erreurs. L’une en ce qui concerne son passé, que l’auteur de l’article évoque rapidement, et l’autre sur le fameux « piano de Léo Ferré ».
« En 2012, lorsque le Forum essuie une première crise, Gilles Tcherniak est appelé pour redresser la barre », écrit Clément Garcia. Non ! En 2012, l’équipe de bénévoles en charge de la gestion du lieu depuis douze années avait décidé d’arrêter son activité, estimant qu’elle avait assez œuvré pour le bien de la chanson française non crétinisante, et l’avait fait savoir publiquement, de façon que des personnes intéressées à prendre le relais se fassent connaître auprès de nous. Il n’y avait alors aucune « barre à redresser ». Le Forum se portait très bien, notamment sur le plan économique*. La preuve en est que nous avons pu, en guise d’adieux, organiser le Marathon de la chanson en louant la salle de l’Alhambra, à Paris, payer l’équipe organisatrice et les quarante-deux artistes et leurs musiciens accompagnateurs. Ajoutons qu’à l’issue de cet événement il nous restait encore une somme importante, que nous avons partagée entre douze associations. Nulle crise, donc, n’est à l’origine du changement d’équipe de cette année-là.
L’autre erreur consiste, encore une fois, même si ça n’est pas très important, à nommer « piano de Léo Ferré » l’instrument magnifique qui trône depuis 2001 sur la scène du Forum. Ce piano n’a, en effet, jamais appartenu au poète anarchiste. Il avait été acquis par l’un des membres de notre association Thank you Ferré, Hervé Trinquier, bien avant l’existence du Forum, à l’époque où une poignée de militants et de sympathisants libertaires avait eu en charge, de 1986 à 1992, la gestion du théâtre Déjazet, à Paris, rebaptisé pour l’occasion Théâtre Libertaire de Paris** (TLP). Léo Ferré a tout simplement joué à plusieurs reprises sur ce piano, voilà tout.

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*  Je raconterai plus en détail l’histoire du Forum Léo-Ferré dans un avenir proche.
**  Voir sur ce point le très bon livre de Daniel Pantchenko Léo Ferré sur le boulevard du crime (Cherche Midi éditeur, Paris, 2016).

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Selon les prévisions, nous serons demain, mardi 15 novembre 2022, huit milliards d’humains sur Terre. Une folie ! L’Homme est décidément aussi con que les poissons. C’est ce que chantait Michel Bühler, décédé la semaine passée. Une occasion de lui rendre hommage encore une fois.

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« Jeunes filles, et vous qui ne supportez pas l’odeur des morts,
évanouissez-vous en entendant le mot “frontières” :
elles sentent le cadavre. »
(Velimir Khlebnikov)

Période du 11 novembre oblige, honneur à la chanson antimilitariste !
Bien sûr, il y a La guerre de 14-18 de Brassens, Le déserteur que chantèrent Mouloudji et d’autres, La Chanson de Craonne aussi, parmi les « classiques ». J’en ai choisi d’autres.

Pour finir, Patrick Ochs (Rue de la Muette) et Jacques Debronckart.

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« Je conchie l’armée dans sa totalité »
(Aragon, avant de devenir patriote professionnel,
selon l’expression de Jean Malaquais)

Période du 11 novembre oblige, honneur à la chanson antimilitariste !
Bien sûr, il y a La guerre de 14-18 de Brassens, Le déserteur que chantèrent Mouloudji et d’autres, La Chanson de Craonne aussi, parmi les « classiques ». J’en ai choisi d’autres.

Pour continuer, Mouloudji et Bernard Dimey.

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« Car nous nous flattons d’estimer une nuit d’amour
plus qu’un jour de gloire »
(Gaston Couté )

Période du 11 novembre oblige, honneur à la chanson antimilitariste !
Bien sûr, il y a La guerre de 14-18 de Brassens, Le déserteur que chantèrent Mouloudji et d’autres, La Chanson de Craonne aussi, parmi les « classiques ». J’en ai choisi d’autres.

Pour commencer, Boris Vian et Gaston Couté.

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