Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘03. Autres écrits’ Category

Louise Michel et les Communards au bagne de Nouvelle-Calédonie.
Expo photos et conférence.
Ça se passe les 23 et 24 juin à Publico, siège de la Fédération anarchiste, 145, rue Amelot, Paris-11e.

Read Full Post »

Entre les deux tours des législatives, il n’aura été question que de deux choses : d’un côté, le score de la Nupes, présenté de manière invraisemblable comme une sorte de révolution, alors qu’on assistait simplement à un (petit) rééquilibrage du paysage politique classique droite-gauche, avec quand même une gauche assez faible en pourcentage ; de l’autre, le score à venir du camp macroniste et la question de savoir s’il aurait ou non la majorité absolue à l’Assemblée. Or le seul élément marquant, et inquiétant, dès le premier tour, c’était encore une fois la progression continue du Rassemblement national, ce que les résultats du second tour ont confirmé, mais qui n’a pas eu l’air d’inquiéter grand monde. On a préféré, en effet, abandonner la piste aux seuls Macron et Mélenchon, l’auguste et le clown blanc du cirque électoral.

Jour d’élection
Dimanche 19 juin au matin : la radio annonce 72% d’abstention en Guadeloupe et 74% en Martinique. Qu’à cela ne tienne, quelques personnages sont tout de même « élus » avec, en gros, 13 ou 14% des inscrits. Vous croyez qu’il s’en trouverait un parmi eux, un seul, pour dire « non, avec un tel score, je ne peux prétendre raisonnablement être élu du peuple » ? Ça aurait pourtant de la gueule, ça montrerait qu’on peut être à la fois candidat et digne.
Mais la dignité en politique…

17 heures : le taux de participation sur l’ensemble du territoire national est de nouveau en baisse par rapport au premier tour, déjà très marqué par une forte abstention.
Je zappe sur les chaînes d’info. A de rares exceptions près, tout le larbinat du journalisme politique y va de ses jérémiades, dans un ensemble touchant, sur cette « situation préoccupante », cette « inquiétude pour la bonne santé de notre démocratie ». Ce ne sont pas les diverses raisons qui amènent les citoyens à se détourner des urnes qui sont préoccupantes ou inquiétantes, non, c’est encore et toujours l’abstention. La propagande avait pourtant fonctionné à plein, avec force reportages au plus près du peuple et électeurs conscients de leur devoir rappelant que « nos anciens se sont battus pour ce droit* ».
20 heures : Macron marche à reculons, les fachos jubilent et « le téléphone pleure ».

Allô
Écoute, Emmanuel est près de toi ?
Il faut lui dire « Manu, c’est quelqu’un pour toi »
Ah, c’est le monsieur de la Nupes
Bon, je vais le chercher
Je crois qu’il est dans son bain
Oh dis-lui que j’ai mal
Si mal depuis cinq ans
Le téléphone pleure quand il n’appelle pas
Quand je crie « premier ministre »
Les mots se meurent dans l’écouteur
Oui, le téléphone pleure, ne raccroche pas…

(Claude François, pcc Floréal)

Après 20 heures : sur les plateaux télé, tout le monde a encore une fois plus ou moins gagné, tous les politiciens continuent d’asséner « les Français ceci… », « le peuple cela… », quand plus de la moitié de ces Français et de ce peuple (54%) les a superbement ignorés.

_______________

* Outre que jamais aucun exemple n’est fourni de ce combat particulier des anciens pour le droit de vote, il est permis de répondre à ceux qui avancent cet argument que si tel a été le cas les anciens en question eussent mieux fait de se battre pour autre chose de plus exaltant.

Read Full Post »

Papier d’emballage authentique récupéré à Rive-de-Gier (Loire) il y a longtemps. La boucherie en question semble ne plus exister. Ce papier d’emballage acquiert donc le statut de document historique.

Read Full Post »

Read Full Post »

Read Full Post »

Sur les réseaux sociaux, chacun y va de ses dadas, et c’est bien normal. Certains se sont spécialisés dans la dénonciation de tous les malheurs du monde. Chaque matin y va de sa disparition de telle espèce animale, de ses épouvantables conditions de vie imposées à telle catégorie d’humains, etc. Le monde étant ce qu’il est, il n’y a que l’embarras du choix dans le catalogue des horreurs pour qui s’est assigné comme mission de maintenir nos consciences en éveil. Cela ne me gêne pas outre mesure, même si je n’ai pas forcément envie, chaque matin, de me tirer une balle dans la tête. Mais là où ça devient franchement pesant, et même très pénible, c’est lorsque ces alertes incessantes sont ponctuées par l’insupportable « Mais évidemment tout le monde s’en fout ! » (sauf, bien sûr, la personne qui publie, c’est le plus souvent ce qu’il faut comprendre).
Non, bien sûr, tout le monde ne s’en fout pas. Mais tout le monde n’a pas forcément envie d’endosser chaque jour les habits de l’abbé Pierre, de sœur Emmanuelle, de Jean Moulin ou de Guevara. Tout le monde ne considère pas que les réseaux sociaux sont devenus le dernier rempart contre la barbarie, l’Omaha Beach des temps modernes. Tout le monde n’est pas convaincu que la publication d’un commentaire outragé ou de l’émoticône avec larme à l’œil va bouleverser le désordre insensé du monde. Il arrive même que des personnes inscrites sur ces réseaux pour y deviser simplement et gentiment avec quelques amis œuvrent concrètement et discrètement, dans la « vraie vie », comme on dit, dans nombre de domaines : humanitaire, éducatif, culturel, médical et autres. Eh oui, ça existe.
Si dans cette litanie quotidienne des saloperies dont l’humanité se rend coupable on pouvait en finir avec cette culpabilisation permanente de ceux qui n’en sont guère responsables et qui se sentent plutôt impuissants à résoudre les problèmes dans le quart d’heure, ce serait assez reposant.

Read Full Post »

On prend des manières à 15 ans
Puis on grandit sans qu’on les perde
Ainsi moi j’aime bien roupiller
J’peux pas travailler, ça m’emmerde
(Aristide Bruant, « Lézard »)

« Quand le travailleur s’endort
Il est bercé par l’insomnie
Et quand son réveil le réveille
Il trouve chaque jour devant son lit
La sale gueule du travail
Qui ricane, qui se fout de lui »
(Jacques Prévert, « Paroles »)

____________

« Ce qui mine la France, c’est depuis longtemps le goût du confort (…). Il faut mobiliser le pays. Dans l’âpre compétition du monde, on ne le fera pas en invoquant le droit à la paresse ! »
(Jean-Pierre Chevènement, 1er février 1993).

« O travail ! Devoir sacré de l’homme libre ! Force et consolation des cœurs généreux ! Toi qui préserves des passions lâches et mauvaises, toi qui rends plus douces au cœur les caresses de l’enfant et l’affection de l’épouse, sois glorifié ! C’est toi qui nous donnes l’estime de nous-mêmes et nous fais meilleur pour les autres ! Tu nous protèges contre la corruption du vice, tu nous assures la Liberté, tu nous enseignes l’Egalité et tu mûris nos âmes pour la divine Fraternité !
Sois glorifié, ô Travail ! »
(J. Chabert, dit Bressau l’Estimable, « La prière au Travail »).

Read Full Post »

Sur la photo : Maria Rabkova, Alexander Frantskevich, Akihiro Gayevskij-Khanada, Andrey Chepyuk, Pavel Shpetny, Alexander Kozlyanko, Andrey Marach, Alexey Golovko, Nikita Dranets, Daniel Chul.

A Minsk, capitale de la Biélorussie, le grand procès contre les anarchistes a commencé.
Il y a quatre jours, à 10 h 30, au tribunal de la ville de Minsk (St. Dunina-Martsinkevich) a eu lieu la première audience dans l’affaire de l’« organisation criminelle internationale d’anarchistes ». Selon l’enquête, les militants de REV DIA (Action révolutionnaire) en Biélorussie, REV DIA (Action révolutionnaire) en Ukraine et Autodéfense du peuple en Russie ont créé une organisation criminelle internationale pour faire tomber les régimes dictatoriaux en Biélorussie et en Russie. Des militants de Minsk, Brest et Grodno ont été arrêtés en Biélorussie.
Certains des accusés risquent jusqu’à 15 ans de prison.
Il y a quelques jours, dans un climat de terreur policière, la Cour suprême a confirmé les peines (18-20 ans de prison) des anarchistes Igor Olinevich, Dmitry Dubovsky, Dmitry Rezanovich et Sergei Romanov.
Et dans un autre procès sur l’affaire dite « Pramen » (un blog d’information anarchiste), les anarchistes Alexander Belov, Evgeny Rubashko, Artem (Dmitrievich) Solovey ont été condamnés à 5 ans de prison chacun, Artem (Sergeevich) Solovey à 4,5 ans. L’essence même de l’accusation est totalement inconnue, car le procès s’est déroulé à huis clos.
Et quelques-uns se demandent pourquoi les anarchistes ukrainiens, biélorusses et russes (en exil) combattent l’agression impérialiste de Poutine !

(Infos Anarchist Black Cross Belarus – Анархический Черный Крест Беларусь).

Read Full Post »

Rideau !

Même si cela se calme un peu, le résultat final étant désormais connu, nombre de commentaires, en ce lundi, continuent de charrier leur lot de « cons », de « traîtres », de « salauds », etc. Dans ce festival de haute tolérance, les abstentionnistes, tradition et bêtise obligent, demeurent la cible privilégiée des politologues de préau d’école, assez comparables, le plus souvent, aux philosophes de comptoir à l’heure de l’apéro.

Il s’écoule 1825 journées entre deux élections présidentielles. Durant tout ce temps, beaucoup de gens agissent dans des domaines divers – culturel, humanitaire, éducatif, sportif, etc. –, le plus souvent bénévolement, sans qu’on le sache toujours car ils ne racontent pas forcément leur vie sur les réseaux sociaux. Ces engagements à long terme, on peut espérer qu’ils contribuent un peu à leur manière, par l’esprit de solidarité qui les motive, à rendre imperméables aux idées nauséabondes les personnes qui en bénéficient, en particulier les jeunes gens.
Parmi cette foule d’individus, il en est qui ne se déplacent pas jusqu’aux bureaux de vote les jours d’élection, parce qu’ils pensent précisément que ce qu’on appelle communément « la politique », avec ses partis, ses élus de métier et tout le bazar qui va avec, est le cancer de la vie sociale. C’est leur droit. Or ce qu’ils peuvent accomplir durant ces 1825 journées n’a plus aucune importance et se trouve balayé d’un coup, un jour tous les cinq ans, celui où les résistants d’isoloir ne leur pardonnent pas de ne pas faire comme eux. Et ce sont alors les insultes, les qualificatifs méprisants qui pleuvent.
Con, traître, salaud, complice du fascisme, quoi que tu aies fait ou que tu fasses de ta vie, quel que soit ton parcours qui pourtant plaide pour toi, voilà ce que tu deviens soudainement le jour fatidique où tu choisis de ne pas participer à ce qui constitue le summum de la grande foire politicienne. Et ces qualificatifs peuvent émaner parfois de personnes qui savent pertinemment ce que tu fais ou a pu faire qui compte au moins autant que leur bulletin de vote, des personnes dont tu pensais même qu’elles éprouvaient pour toi un certain respect, voire une certaine amitié, mais que cela n’empêche nullement de manier l’insulte avec autant d’aisance et de désinvolture. C’est ainsi.

Read Full Post »

Les journalistes
Une journaliste du service public, pressentie pour animer le débat présidentiel d’entre deux tours, n’a pas l’heur de plaire au monarque ni à celle qui voudrait devenir monarque à la place du monarque. On l’écarte donc.

Il en va ainsi au royaume de France, où des prétendants à la « fonction suprême », comme ils disent, assez enclins pourtant à jouer régulièrement les matamores, redoutent une journaliste moins apprivoisée que les autres, et se permettent de choisir qui leur servira sagement la soupe, transformant ainsi le choix des journalistes pour le débat en une embauche de domestiques.
S’il restait une once de dignité à ce journalisme-là, il manifesterait illico son soutien à cette consœur mise à l’écart au motif qu’elle fait son travail, et chacun refuserait de remplacer la collègue évincée. Mais que nenni ! Silence radio-télé. Personne ne moufte. Ah si ! la société des journalistes de France 2, dont le radicalisme reste légendaire, a vivement protesté… par un tweet, et un ou deux syndicats y sont allés de leur inutile larmichette ! Et les postulants trépignent. Il y aura toujours des Léa Salamé, dont l’ambition demeure la terreur des parquets, pour empoigner la brosse à reluire.

Read Full Post »

Older Posts »