Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘08. Publications anarchistes’ Category

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 20 septembre 1895, à Buenos Aires (Argentine), sortie de XX Settembre, numéro unique, publication en langue italienne du groupe éditant La Questione sociale à Buenos Aires. Cet exemplaire commémoratif de la Libre Pensée rend hommage à l’anarchiste Paolo Lega (en médaillon), auteur d’un attentat manqué contre le président du Conseil Francesco Crispi. Illustation allégorique : femme avec flambeau de la liberté désignant la condition des assignés à résidence sur une île ; autre personnage, avec un drapeau où est inscrit le mot « anarchie », piétinant le Code pénal ; la faux de la révolution sociale au-dessus d’une scène de banquet de la bourgeoisie ; un prisonnier (Lega) dans sa cellule.
Epigraphes, de Heine : « Maudite soit la patrie où seules la honte, l’infamie et la misère grandissent ! », et de Carlo Cafiero : « L’anarchie et le communisme sont les deux termes nécessaires de la révolution ».

Le 20 septembre 1937, à Madrid, sortie du premier numéro du journal Galicia Libre, organe du regroupement de Galiciens libertaires, porte-parole de la CNT-AIT. Trente-deux numéros paraîtront jusqu’au 30 décembre 1938. Le dernier numéro, daté du 24 février 1939, sera imprimé à Valencia.

Le 20 septembre 1945, à Bruxelles (Belgique), sortie du premier numéro de la revue mensuelle Pensée et Action. C’est en fait une reprise du titre d’un journal qu’Hem Day avait publié en 1931-1932 à Bruxelles.
Quarante-six numéros de la revue paraîtront jusqu’en décembre 1952. Elle laissera ensuite place aux Cahiers de Pensée et Action, qui sortiront à partir de juillet 1953 et au moins jusqu’en 1970.
Cette revue comptera de nombreux collaborateurs. Une quarantaine de brochures seront éditées en complément, pour un tirage total de près de 100.000 exemplaires.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 19 septembre 1885, à Bordeaux (Gironde), sortie du premier numéro du journal Le Forçat du travail, organe communiste-anarchiste. Le gérant de ce journal qui paraît tous les quinze jours est Jean Benoît. Dix-sept numéros seront publiés, le dernier daté du 1er au 15 juin 1886.
Le numéro 3 daté du 4 au 11 octobre 1885, tiré sur du papier rose, publie, à l’occasion des élections législatives du 4 octobre 1885, un « Manifeste des anarchistes » signé du candidat abstentionniste Jean Benoît.

Le 19 septembre 1908, au Parc-Saint-Maur (aujourd’hui dans le Val-de-Marne), sortie du premier numéro de La Mère Peinard, réflexions hebdomadaires d’une lavandière. Le fondateur de ce journal n’est autre que Fortuné Henry qui, s’inspirant du Père Peinard d’Emile Pouget, crée un pendant féminin. Moins de dix numéros paraîtront durant l’automne 1908.

Le 19 septembre 1944, à Marseille (Bouches-du-Rhône), sortie du premier numéro de Ruta, organe de la Fédération ibérique des Jeunesses libertaires (FIJL) (en castillan). Il poursuivra une ligne anticollaborationniste et antiréformiste de la CNT-FAI. A partir de juillet 1945, il sera publié à Toulouse, puis à Paris à partir de novembre 1947, avant de retourner à Toulouse. Il soutient les actions contre le franquisme, et sera finalement officiellement interdit en France le 17 février 1953. Il sera remplacé par Juventud Libre, à son tour interdit en juin 1960, puis Nueva Senda, interdit en mars 1963.
A noter qu’un journal portant ce titre et le sous-titre « Organo de las Juventudes libertarias de Cataluña » (organe des Jeunesses libertaires de Catalogne) était paru à Barcelone entre le 17 octobre 1936 et le 5 novembre 1938, puis clandestinement en Espagne, sous le franquisme.

Une revue du même nom a paru également à Caracas (Venezuela) de1963 à 1967 puis de 1970 à 1980, publiée par les Jeunesses libertaires espagnoles en exil.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

En septembre 1872, à Neuchâtel (Suisse), sortie du journal en langue italienne La Rivoluzione Sociale, organe de la Fédération italienne de l’AIT, qui publiera le compte rendu du congrès de Saint-Imier. En 1902, Errico Malatesta publiera un journal portant également ce titre.

Le 18 septembre 1910, à Liège (Belgique), sortie du premier numéro du journal L’Emancipateur, organe communiste-anarchiste-révolutionnaire. Le rédacteur administrateur responsable du journal est François Requilez. Le journal sera édité à partir du numéro 24 par le groupe Les Chercheurs de Vérité.
Cinquante-deux numéros paraîtront jusqu’en mars 1913. Le journal sera remplacé à partir de cette date et jusqu’en juillet 1913 par L’Action anarchiste. L’Emancipateur reparaîtra en mars 1914 pour une nouvelle série de douze numéros, jusqu’au 2 août 1914.
Epigraphe : « Nous voulons instaurer un milieu social qui assure à chaque individu toute la somme de bonheur adéquate au développement progressif de l’humanité. »
A noter qu’un journal portant ce titre a été publié en 1906 dans la colonie libertaire de Stockel-Bois.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 17 septembre 1887, à Paris, sortie du premier numéro du journal La Révolte, organe communiste-anarchiste publié par Jean Grave. C’est en fait la continuation du journal Le Révolté dont Jean Grave est contraint de changer le titre pour éviter des poursuites judiciaires. Cet hebdomadaire de qualité publiera à partir du numéro 36 (du 9 au 15 juin 1888) un supplément littéraire, qui vaudra d’ailleurs une condamnation à six mois de prison et 100 francs d’amende à Jean Grave en tant que gérant du journal pour un délit de presse lié à l’article « Viande à mitraille ». De nombreux gérants se succéderont à la tête du journal, qui publiera jusqu’au 10 mars 1894 trois cent vingt-six numéros. Le journal est contraint de cesser sa publication face à la répression étatique et les funestes lois scélérates.

Le 17 septembre 1887, à Naples (Italie), sortie du premier numéro du journal Demolitore (« Démolisseur »), organe communiste-anarchiste. Ce journal est publié par le cercle communiste-anarchiste Il Lavoratore (Le Travailleur), son gérant est l’anarchiste Francesco Cocozza. Seuls deux numéros ont paru, le dernier en date du 1er octobre 1887.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 16 septembre 1893, à Montevideo (Uruguay), sortie du premier numéro du périodique anarchiste El Derecho a la Vida (« Le Droit à la Vie »). Trente-cinq numéros paraîtront jusqu’en avril 1897. Une seconde série commencera en octobre 1898 (sous-titrée « Périodique communiste-anarchiste ») et comptera encore 17 numéros jusqu’en août 1900.

Le 16 septembre 1899, sortie à Paterson (New Jersey, Etats-Unis) du premier numéro du périodique anarchiste en langue italienne L’Aurora publié par Giuseppe Ciancabilla.

Le 16 septembre 1933, à Lérida (Catalogne), sortie du premier numéro du journal Acracia, hebdomadaire anarchiste dirigé par Felix Lorenzo Páramo.
Au moins 35 numéros seront publiés, le dernier daté du 23 juin 1934. Une seconde époque de cette publication débutera en juillet 1936.
A noter que ce titre a été employé à de nombreuses reprises.

Le 16 septembre 1949, à Montevideo (Uruguay), sortie du numéro 53 (quatrième année de parution) du périodique idéologique inquietud (« agitation »), publié par le groupe du même nom. Miguel Silvetti semble être le responsable de cette publication.
Epigraphe : « Ni maître ni serviteurs : Egalité. »

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 15 septembre 1904, à Marseille, sortie du premier numéro du journal L’Action Antimilitariste, organe mensuel de combat de la section de Marseille de l’Association internationale antimilitariste. Parmi les collaborateurs les plus connus : Miguel Almereyda, Antoine Antignac, Ferdinand Domela-Nieuwenhuis, Jean Marestan, Victor Méric, Eugène Merle, Georges Pioch, Goerges Yvetot, etc. Quatre numéros verront le jour, le dernier daté du 15 janvier 1905. Un hors-série est également sorti le 5 novembre 1904. A noter que l’imprimeur Ange Giretto sera poursuivi et condamné, ainsi que le gérant Auguste Berrier.
Epigraphe : « Pas un homme, pas un centime pour le militarisme. »

Le 15 septembre 1907, à Reims (Marne), sortie du numéro 2 du journal Poliche, bimensuel de critique batailleuse (essentiellement littéraire). Le responsable du journal, dont le premier numéro est paru le 1er sepembre, est Jean-René Aubert. Parmi les collaborateurs les plus connus : Henri Dagan, Mécislas Golberg et Adolphe Willette qui a dessiné l’en-tête du journal (à partir du numéro 2). Un troisième numéro connu paraîtra avec la date du 1er au 15 octobre 1907.

En 1979, sortie du journal Le Riflard, édité par le groupe anarchiste de Montreuil-Rosny (banlieue de Paris) de la Fédération anarchiste. Le journal a la particularité d’être gratuit. A partir du numéro 8, il sera tiré à 24000 exemplaires. Il cessera sa parution en mai 1984.
A noter qu’un journal libertaire portant ce nom a paru en 1891 et 1892. Il était alors l’organe des ébénistes du faubourg Saint-Antoine à Paris (le riflard étant un rabot servant à dégrossir le bois). Un autre journal hebdomadaire d’action libertaire avec ce titre a également vu le jour de 1895 à 1897.
Epigraphe : « Celui qui peut s’adapter et vivre content parmi des esclaves et profiter du travail des esclaves, celui-là n’est pas et ne peut pas être anarchiste. »

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 14 septembre 1947 à Syracuse (Sicile), sortie du numéro unique de Libero Accordo (« Libre Accord »), organe du Mouvement anarchiste de Sicile édité par le groupe Terra e Libertà. Le responsable du journal est Alfonso Failla.
Epigraphe de Virgilia d’Andrea : « Le scuole autoritarie, che predispongono vaste masse di lavatori al riconoscimento di un potere, ed alla cecità di fronte ai futuri governi (di dittatura, così della proletaria, di repubblica così della democratica) preparano il successo alle peggiori disillusioni, ed agli inganni più funesti ». (« Les écoles autoritaires, qui prédisposent de vastes masses de travailleurs à la reconnaissance d’un pouvoir, et à l’aveuglement face aux futurs gouvernements (de la dictature, ainsi que celle du prolétariat, ou d’une république dite démocratique) préparent le succès aux pires désillusions, et aux tromperies les plus funestes. »)

Couverture du n°41 (hiver 1990) de la revue Guángara Libertaria publiée à Miami depuis 1979 par le Mouvement Libertaire Cubain en el Exil (MLCE).
« A la libertad por la libertad » (« Vers la liberté par la liberté »).

Septembre 1979, à Paris, sortie du premier numéro de la revue libertaire sur les pays de l’Est Iztok. Revue sociale et culturelle à laquelle collaboreront des libertaires pour la plupart réfugiés ou enfants de réfugiés ayant fui les « paradis » bolcheviques des pays de l’Est.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

En septembre 1930, à Paris (impasse Marcès, 11e), sortie du premier numéro du journal italien Guerra di Classe (« Guerre de Classe »). Mensuel de l’Unione Sindacale Italiana (Union syndicale italienne) en exil en France. Il sera ensuite publié à Fontenay-sous-Bois puis, après l’expulsion des militants italiens de France, à Bruxelles où il paraîtra jusqu’en mai 1933. A noter la collaboration de Camillo Berneri, qui reprendra le titre pour le publier à partir du 9 octobre 1936, à Barcelone. A noter également la sortie de plusieurs numéros uniques portant ce titre, publiés à Paris, les 1er mai 1927, 1929 et 1930.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 12 septembre 1880, à Saint-Cloud (Seine-et-Oise), sortie du numéro un de La Révolution Sociale ou comment un journal anarchiste hebdomadaire en vient à être créé de toutes pièces et financé avec les fonds secrets du préfet de police de Paris, Louis Andrieux, pour mieux infiltrer le mouvement anarchiste et éventuellement jouer la provocation…
Utilisant pour cela un agent infiltré (Egide Spilleux), qui prétend que l’argent provient d’une riche anglaise sympathisante, il parvient à abuser Louise Michel qui donne sa caution morale au journal. Cinquante-six numéros paraissent jusqu’au 18 septembre 1881, avant que certain compagnons ne s’étonnent de la désinvolture avec laquelle le journal publie leurs noms et adresses.
« Tous les jours, autour d’une table de rédaction, se réunissaient les représentants les plus autorisés du parti de l’action : on dépouillait en commun la correspondance internationale ; on délibérait sur les mesures à prendre pour en finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme ; on se communiquait les recettes que la science met au service de la révolution. »
C’est ainsi que, dans la nuit du 15 au 16 juin 1881, un attentat contre la statue de Thiers à Saint-Germain-en-Laye sera en fait téléguidé par le préfet de police lui-même. Lequel se vantera de cette provocation dans ses Souvenirs d’un préfet de police publiés en 1885.

Le 12 septembre 1891, à Montreuil (aujourd’hui en Seine-St-Denis), sortie (supposée) du premier numéro du journal Le Riflard, organe corporatif (des ébénistes) du faubourg (Saint-)Antoine. Le riflard est le nom d’un rabot servant à dégrossir le bois. Selon Emile Pouget, ce journal serait né d’une scission au sein du journal Pot à Colle. D’abord hebdomadaire paraissant chaque samedi, il devient ensuite mensuel (« Lance ses copeaux tous les mois »). Dix-neuf numéros paraîtront jusqu’en avril 1892. Charles Zou en sera le secrétaire de rédaction et Edmondville l’administrateur.

Le 12 septembre 1931, à Palma de Majorque (Baléares), sortie du premier numéro (deuxième époque) du journal Cultura Obrera, organe de l’Athénée syndicaliste et porte-parole de la Confédération régionale du travail des Baléares (CRTB). Quarante-deux numéros de cet hebdomadaire anarcho-syndicaliste paraîtront jusqu’au 9 juillet 1932. Parmi les contributeurs : Bernardo Pou, José Gardeñas, Miguel Rigo, Juan de Aubarca.
Ce journal avait publié, entre le 16 août 1919 et le 28 juin 1924, une première série de 254 numéros. Il avait ensuite suspendu sa publication au moment de la dictature de Primo de Rivera.
Une troisième série a vu le jour entre le 17 septembre 1934 et le 16 juillet 1936 (91 numéros), et encore un numéro a été publié à Ibiza, le 10 août 1936.
Ce titre est à nouveau publié depuis 2005.

En septembre 1932, à New York, sortie du premier numéro du journal The Clarion (« Le Clairon »), publication mensuelle du courant anarchiste individualiste, éditée par Abba Gordin et Archie Turner. Treize numéros paraîtront jusqu’en janvier 1934. Thèmes abordés : l’égoïsme, l’amour libre, la poésie, le socialisme d’Etat, la menace fasciste.
« Au lieu de l’organisation, The Clarion préconise l’auto-organisation… Au lieu de la démocratie, The Clarion préconise l’egocracy ».

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

De tout temps et en tout lieu, le mouvement libertaire a développé une intense activité éditoriale. Le nombre de publications qu’on lui doit est considérable. Ce que nous allons pouvoir démontrer, quasi quotidiennement, en fonction des dates anniversaires de leur première parution.

_______________

Le 11 septembre 1910, à Dunkerque, sortie du premier numéro du journal La Défense Sociale, d’abord sous-titré « Journal socialiste, organe de défense et de combat », puis « Organe hebdomadaire d’éducation ouvrière de Dunkerque et de l’arrondissement ». D’après le préfet du Nord, c’est l’organe du groupe anarchiste de Dunkerque et il signale le 7 avril 1913 au ministre de l’Intérieur un article du numéro 134, « La viande s’encarte », dont le caractère est violement antimilitariste et qui engage les conscrits à ne pas se présenter devant les conseils de révision. En décembre 1912, le journal avait déjà été signalé pour apologie de l’assassinat de José Canalejas, président du Conseil espagnol, et outrage à la personne du roi d’Espagne. Le nommé Gerno en assure la gérance. 197 numéros paraîtront jusqu’au 28 juin 1914.

En septembre 1906, au Havre (Seine-Maritime), sortie du premier numéro du journal Vérités, organe social, économique, scientifique des syndicats ouvriers, coopératives et universités populaires. Fondé et dirigé par des travailleurs organisés du Havre, ce mensuel est réalisé à la Bourse du Travail du Havre par des ouvriers mouleurs alors fortement empreints de syndicalisme révolutionnaire et anarchiste, qui touchent pour cela une modeste contribution de leur syndicat (un sou par membre et par mois).
Epigraphe : « L’Emancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes. » Il paraîtra jusqu’en avril 1914, puis après la guerre.

____________

Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

Read Full Post »

Older Posts »