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Archive for the ‘08. Publications anarchistes’ Category

La longue série consacrée à la presse libertaire est terminée. Elle aura permis, sur une année, de présenter 917 journaux et revues, sachant de plus que tous les titres parus depuis la naissance du mouvement anarchiste dans le monde n’y figurent pas.

On peut constater que cinq pays européens, l’Espagne, l’Italie, la France et dans une moindre mesure la Belgique et le Portugal dominent largement dans ce panorama. Mais l’Angleterre et les Pays-Bas y font bonne figure. Pour la France, Paris et Lyon sont de loin les villes où le plus grand nombre de publications ont vu le jour. Les pays nordiques sont très peu représentés dans ce tableau européen, ainsi d’ailleurs que les pays de l’Est, avant comme après l’instauration des régimes communistes, à l’exception de la Bulgarie où un mouvement libertaire important a existé, constamment persécuté par les dictatures fasciste et communiste.
En ce qui concerne les pays d’Amérique latine, ce sont principalement l’Uruguay, l’Argentine et le Chili où la presse libertaire s’est distinguée par le nombre de titres publiés, suivis par le Mexique. Les Etats-Unis représentent une part non négligeable, le plus souvent par le biais de journaux fondés par l’immigration de langue espagnole, italienne ou allemande.
Le Japon est quasiment le seul pays asiatique représenté, et l’Afrique y est presque totalement absente. Quelques rares parutions venues d’Australie permettent à l’Océanie de figurer dans le tableau.
Ce panorama de la presse libertaire de par le monde concerne, on le voit, les diverses tendances de l’anarchisme. Leur point commun dominant est sans conteste la permanente répression étatique envers leurs fondateurs et rédacteurs (amendes, arrestations, destruction de locaux ou d’imprimeries, exil…) ainsi que la censure des écrits, causes bien souvent de la disparition de ces publications.
J’espère que ce long feuilleton vous aura intéressé et qu’il sera peut-être utile à ceux qui, s’agissant du mouvement libertaire, s’intéressent en particulier à sa presse.
Que le camarade à l’origine de l’excellent site « L’Ephéméride anarchiste » soit encore une fois remercié pour m’avoir permis d’utiliser cette formidable documentation.

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Le 31 janvier 1908, à Londres, sortie du premier numéro (en langue française) du Bulletin de l’Internationale anarchiste, publié par Alexandre Schapiro, un des secrétaires du bureau de correspondance de l’Internationale anarchiste. Cette publication fait suite à une décision prise lors du congrès anarchiste international d’Amsterdam en août 1907, en vue de créer une Ligue internationale dont il aurait été l’organe. D’abord mensuel puis irrégulier, 13 numéros paraîtront jusqu’en avril 1910. D’après Zisly, « (il) a eu une certaine influence dans les milieux anarchistes de langue française et, par cela même, a pu donner à cette époque une certaine impulsion au mouvement anarchiste révolutionnaire international ».

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour conclure cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, nous présenterons, au rythme de deux ou trois titres par jour, plusieurs publications nées à l’Est et venues s’ajouter en cours d’année aux centaines de titres déjà présentés ici.

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Le 30 octobre 1906, à Londres, sortie du premier numéro du journal en langue russe Listki Khleb i Volia (« Pages de Pain et Liberté »), organe des communistes-anarchistes. Il est publié par le cercle Kropotkine rassemblant des anarchistes russes en exil. Ce journal succède en fait au Khleb i Volia publié à Paris puis à Genève, entre 1903 et 1905. Le journal sera publié jusqu’en 1907.

Le 4 novembre 1917 ( le 22 octobre, dans le calendrier julien), à Rostov-sur-le-Don (sud de la Russie), sortie de ce numéro 11 du journal Anarkhist, organe de la Fédération anarchiste-communiste du Don.
Epigraphe : « Union Libre – Communes Libre. »

Le 15 novembre 1920, à Kharkov (Ukraine), sortie du numéro deux du journal Golos makhnovtsa (« La Voix du makhnoviste »), organe révolutionnaire d’Ukraine, écho du mouvement insurrectionnel de Nestor Makhno, publié par Piotr Archinov et Aron Baron.

En décembre 1906, à Paris, sortie du premier et unique numéro du journal russe Buntar (« L’Insurgé »), publication des anarchistes russes en exil.
Le titre réapparaît à Genève le 15 mai 1908, publié par les rescapés du groupe Chernoe Znamia (Drapeau noir) comme Olga Taratuta. Iouda Solomonovitch Grossman (dit Rochtchine) en est le rédacteur principal et y développe sa critique du syndicalisme. Le journal paraîtra jusqu’en 1909.
Epigraphe de Bakounine : « Le besoin de détruire est aussi un besoin créateur. »

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour conclure cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, nous présenterons, au rythme de deux ou trois titres par jour, plusieurs publications nées à l’Est et venues s’ajouter en cours d’année aux centaines de titres déjà présentés ici.

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En septembre 1910, sortie à Londres du journal V Pomoshch’ (« L’Appel à l’aide »), organe de la Croix rouge anarchiste, publié par Rudolf Rocker en yiddish et en russe, jusqu’en 1913.
A noter que dès 1907, pour venir en aide aux compagnons victimes de la répression en Russie, les émigrés fondèrent la Croix rouge anarchiste. Elle aura un siège à New York, un autre à Londres (ce dernier dirigé par Kropotkine, Tcherkezov, Rocker et Alexandre Schapiro) et des correspondants dans les principales villes d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord. A l’occasion de conférences ou de banquets, elle collectait de l’argent et des vêtements qu’elle faisait parvenir aux prisonniers en Russie, dit Paul Avrich dans son livre sur les anarchistes russes.

En russe.
En yiddish.

En septembre 1908, à Genève, sortie du premier et unique numéro de ce journal en langue russe Bez Rulya (« Sans gouvernail »), organe des anarchistes.

Le 15 octobre 1906, à Varsovie (Pologne alors occupée par la Russie), sortie du premier numéro du journal Glos Rewolucyjny (« La Voix révolutionnaire »), organe anarchiste-communiste mensuel, publié (en polonais et en yiddish) par le groupe anarchiste-communiste « International » de Varsovie .
Epigraphe de Bakounine : « L’esprit de destruction est aussi l’esprit de création. »
A noter que ce groupe a payé un lourd tribut à la répression tsariste. En effet, en janvier 1906, dans la Citadelle de Varsovie, seize jeunes militants anarchistes (pour la plupart d’origine juive) ont été fusillés sans jugement, après avoir été horriblement torturés pendant des jours. Episode tragique, mais encore trop peu documenté sur cette sanglante répression, à retrouver (en polonais) sur le site Inny Swiat.
« Frères ouvriers ! Si la mémoire des camarades tombés est sacrée pour vous, continuez le combat contre la bourgeoisie et les tyrans !
Levez avec nous anarchistes une bannière noire révolutionnaire avec l’inscription sanglante :
Mort au tsar et à ses serviteurs !
Mort à la bourgeoisie et aux industriels !
Mort aux sombres jésuites et inquisiteurs !
Honorez la mémoire de nos camarades tombés au combat, premières victimes de la révolution sociale !
Vive l’anarchie !
« 

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour conclure cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, nous présenterons, au rythme de deux ou trois titres par jour, plusieurs publications nées à l’Est et venues s’ajouter en cours d’année aux centaines de titres déjà présentés ici.

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Le 1er septembre 1921, à Louga (Russie), sortie de ce numéro du journal russe Bezvlastie (« Acratie »), organe des anarchistes de Louga. En épigraphe : « Là où il y a du pouvoir il n’y a pas de liberté. »

Le 13 septembre 1917, à Moscou, sortie du premier numéro du journal Anarkhiia (« Anarchie »), organe de la Fédération des groupes anarchistes de Moscou. Il est d’abord hebdomadaire, puis quotidien, et est publié par German Askarov (qui avait dirigé Anarchkist entre 1907 et 1909), avec la collaboration de Vladimir Barmash, Abba Gordin, Piotr Archinov, Lev Cherny et d’autres.
Il est réalisé depuis la Maison de l’Anarchie, ancienne chambre de commerce de la rue Malaia Dimitrovka, réquisitionnnée par un groupe d’anarchistes à la veille de la révolution de février (la Fédération anarchiste de Moscou y installa son quartier général).
Dans la confusion suscitée par la prise du pouvoir par les bolcheviques, le journal est suspendu après le 6 novembre 1917 (n°9), mais il reparaît le 3 mars 1918 en tant que quotidien.
Sa sortie est ensuite interrompue après le raid de la Tchéka (police politique bolchevique) sur la Maison de l’Anarchie le 12 avril 1918, mais le journal reparaît quinze jours plus tard, le 21 avril (n°43). Il est alors publié depuis les sous-sols du Club des poètes au 1 de la rue Nastasinsky. A noter qu’à partir de 1918 le journal avait une rubrique culturelle qui présentait de nombreux artistes d’avant-garde russes de premier plan.
Victime de la répression, le dernier numéro, le 99e, paraîtra le 2 juillet 1918.
A noter qu’après l’interdiction du journal, des anarchistes clandestins publieront à l’automne 1919, à Moscou, deux numéros d’une brochure incendiaire portant ce même titre.
Le titre réapparaîtra en Argentine, à Buenos Aires, en 1930, publié par le le groupe Dielo Trouda d’Amérique du Sud.

Le 21 septembre (dans le calendrier julien, en fait le 4 octobre ) 1917, à Saratov (Russie), sortie du numéro 2 du journal Golos Anarkhii (« La Voix de l’Anarchie »), organe de l’association libre des groupes anarchistes de Saratov.
Epigraphe : « Esprit destructeur – Esprit créatif. Laisse la tempête venir plus fort. »
Effectivement, la tempête allait frapper plus fort car un mois plus tard, dans la nuit du 25 au 26 octobre (7 au 8 novembre) 1917, les bolcheviques allaient renverser le gouvernement provisoire (avec l’aide de certains anarchistes), mais c’était pour s’asseoir à la place des anciens maîtres et au lieu du dépérissement de l’Etat souhaité ils allaient installer progressivement une féroce dictature (dite du prolétariat), et les voix de l’anarchie disparaîtront dans les années suivantes, victimes de la répression.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour conclure cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, nous présenterons, au rythme de deux ou trois titres par jour, plusieurs publications nées à l’Est et venues s’ajouter en cours d’année aux centaines de titres déjà présentés ici.

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Le 20 juillet 1906, à Paris, sortie du premier numéro du journal Burevestnik (« Le Pétrel – L’Oiseau des tempêtes »), titre inspiré d’un poème de Maxime Gorki. Publication éditée par Maxime Raevski et Nicolas Rogdaev. Important journal des anarchistes russes émigrés après 1905, de tendance kropotkinienne et pro-syndicaliste, mais l’anarchiste insurrectionnaliste Abram Grossman, de la Fédération Chernoe Znamia (Drapeau noir), y exprimera tout de même son point de vue antisyndicaliste. Le journal sera ensuite publié à Petrograd de 1917 jusqu’à ce qu’il soit interdit en mai 1918, en tant qu’organe de la Fédération des groupes anarchistes de Petrograd. Il reparaît à Odessa en 1920, et finalement à New York en 1921-22.
Epigraphe tirée du dernier vers du poème Le Chant du Pétrel de Gorki : « Que la tempête éclate avec plus de force. »

En août 1908, à Genève, sortie du premier numéro du journal L’Anarchie, publication en yiddish du groupe des anarchistes russes. En une d’un numéro un hommage à Abraham Grossman, dit « Alexander », tué ou suicidé le 28 février 1908 en gare de Kiev, ou dans le train pour Poltava. Il était le frère de Iouda Grossman, alias « Roshchin », qui est peut-être le rédacteur de ce journal.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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En juin 1925, à Paris, sortie du premier numéro du mensuel Dielo Trouda (« La Cause du travail ») d’abord sous-titré « Organe des travailleurs sans propriété ». Il représente le groupe des anarchistes russes et polonais de Paris. Il est publié par Piotr Archinov et Nestor Makhno, avec la collaboration de nombreux anarchistes russes exilés en France comme Ida Mett, Nicolas Lazarevitch, Marie Goldsmith, Grigori Maxomov, Valevsky et Linsky, qui ont pris une part active à la révolution russe ou dans l’Armée révolutionnaire insurrectionnelle d’Ukraine. Après leur échec, face aux bolcheviques, ils remettent en cause le mode d’organisation anarchiste et publieront en 1926 (en russe), dans ce journal, la « Plate-forme d’organisation de l’Union générale des anarchistes » (dont Archinov est le principal artisan). Elle sera source de polémiques et de débats, qui ne touchaient initialement que les militants russes mais qui prendront rapidement une ampleur internationale.
Le mouvement libertaire se partagera dorénavant entre partisans de la Plateforme et, à l’opposé, des anarchistes comme Sébastien Faure et Voline, qui la rejetteront, y voyant une tentative de « bolchevisation » (autoritaire) de l’anarchisme. Ils y opposeront l’idée de « synthèse » de l’anarchisme.
A noter que c’est l’anarchiste français Séverin Ferandel qui engagera sa responsabilité pour apporter la caution officielle au journal, opération nécessaire pour pouvoir éditer une publication étrangère en France.
En 1930, la pression de Moscou et des autorités françaises, qui expulsent les militants, conduit l’équipe du journal à quitter Paris pour Chicago où il continuera d’être publié (à partir de mai 1930) avec Grigori Maximov comme directeur, puis à New York en 1937, où il sera publié jusqu’au numéro 107 (1939). Il portera alors le sous-titre « Organe de la Fédération des organisations de travailleurs russes des Etats-Unis et du Canada ». Il deviendra rapidement le plus important journal des émigrés russes d’opinion anarcho-syndicaliste. Il restait cependant ouvert aux autres tendances de l’anarchisme, restant fidèle à la tradition établie par le Burevestnik de Paris et le Golos Trouda de New York publié entre 1905 et 1917.
Le journal fusionnera ensuite avec un autre périodique anarcho-syndicaliste, Proboujdenie (de Detroit, 1927-1939) pour devenir Dielo Trouda-Proboujdenie.
Maximov en assumera la publication jusqu’à sa mort, en 1950.

En juin 1914, à Paris, sortie du premier numéro du journal Nabat (« Le Tocsin »), organe anarchiste-communiste mensuel en langue russe. Après la déclaration de guerre, le journal émigrera en Suisse, à Genève. Au moins cinq numéros ont paru.
A noter qu’un autre journal portant ce titre sera publié au moment de la révolution russe, en Ukraine, à Karkhov, Elizavetgrad, Odessa et Gouliaï-Polié entre 1917 et 1920 en tant qu’organe de la Confédération Nabat d’Ukraine.
Ce même titre est paru également à Altaï en 1920.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour prolonger cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, quelques publications à propos desquelles il est difficile, voire impossible, de préciser la date de leur création, sont présentées ici.
Enfin, la présentation de dix-sept autres titres venus de l’Est viendra conclure une année entière consacrée aux journaux et revues anarchistes.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour prolonger cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, quelques publications à propos desquelles il est difficile, voire impossible, de préciser la date de leur création, sont présentées ici.
Enfin, la présentation de dix-sept autres titres venus de l’Est viendra conclure une année entière consacrée aux journaux et revues anarchistes.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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Pour prolonger cette longue série consacrée à la presse libertaire dans le monde, voici quelques publications à propos desquelles il est difficile, voire impossible, de préciser la date de leur création.
Enfin, la présentation de dix-sept autres titres venus de l’Est viendra conclure une année entière consacrée aux journaux et revues anarchistes.

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Source : « L’Ephéméride anarchiste ».

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