Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘08. La chanson non crétinisante’ Category

2016-12-04_142514Le 27 novembre dernier, soit quatre jours seulement avant le « séisme », l’ineffable Michel Onfray, interrogé sur une chaîne de télévision pour livrer son analyse des événements politiques en cours, ne peut à nouveau s’empêcher, cette fois au sujet de François Hollande, de jouer les Elizabeth Teissier de la politicaillerie ordinaire en assénant sur ce ton péremptoire qu’on lui connaît : « Mais bien sûr qu’il va se représenter ! »

Publicités

Read Full Post »

« Mutins de 1917 » de et par Jacques Debronckart.

 

Read Full Post »

Louis Lecoin

Louis Lecoin

Louis Lecoin (1888-1971) fut un militant anarchiste, qui aura passé douze années de sa vie en prison pour avoir agi en conformité avec ses idées libertaires, antimilitaristes et pacifistes. Il reste surtout connu pour avoir, en 1962, à l’âge de 74 ans, entamé une grève de la faim pour l’obtention d’un statut en faveur des objecteurs de conscience, qu’il parviendra à arracher au gouvernement d’alors en décembre 1963.
Pour évoquer la personnalité et l’action de Louis Lecoin, une émission avait lieu, le 28 novembre 1966, sur les ondes de ce qui s’appelait alors l’Office de radio télévision française. On y entend Henri Jeanson, Jean Gauchon, Emile Bauchet, Manès Sperber, le pasteur Roser, l’abbé Pierre, Gérard Rosenthal, Robert Proix, André Berton, Nicolas Faucier, Robert Jospin, May Picqueray, Morvan Lebesque et Jérôme Gauthier.

On peut écouter cette émission en cliquant sur ce lien :

https://archive.org/details/LouisLecoin-LeCoursDuneVieDunAnarchiste

Read Full Post »

Montage : Xavier Lacouture

Montage : Xavier Lacouture

En décidant, lors de notre dernière assemblée générale, de mettre fin en chansons à l’aventure de l’association Thank you Ferré, débutée il y a vingt ans, nous pensions d’abord organiser un spectacle de facture classique, un peu calqué sur les soirées de soutien au Forum Léo-Ferré organisées en ce lieu, chaque fin de saison, en compagnie de cinq ou six artistes. Cela posait d’emblée, évidemment, un sérieux problème de choix, compte tenu du nombre important d’artistes programmés au cours des dix années où notre équipe de bénévoles présida à la destinée de cette salle. Par ailleurs, dans l’éventualité d’une dissolution de notre association, sans raison d’être désormais, il nous fallait confier l’organisation de l’événement à venir à une structure extérieure, afin de ne pas repousser encore davantage, sur le plan administratif, cette dissolution. Il faut ajouter à cela que, habitués à un repos mérité depuis deux ans maintenant, nous n’avions guère l’envie de nous replonger dans le travail. Et quel travail !
En confiant l’organisation de ce spectacle à Didier Pascalis et à son équipe, de la maison de production Tacet avec laquelle il nous était arrivé de collaborer sans connaître les mêmes soucis qu’avec d’autres, censément plus proches et cependant moins amicaux ou scrupuleux, la question logistique se voyait réglée. Restait la partie spectacle. Que faire ? L’idée, lumineuse, vint de Xavier Lacouture, qui s’était joint à l’équipe Tacet pour nous proposer ce Marathon de la chanson, symbole tout à la fois de l’activité qui fut la nôtre et de sa durée.
Un marathon, c’est 42 kilomètres, tout le monde sait cela. Il s’agissait donc de faire se succéder sur scène quarante-deux artistes, chacun interprétant deux chansons, le tout réparti sur quatre sessions entrecoupées par trois entractes. Entre 12 heures et 21 heures, dans une salle de 600 places, l’Alhambra, six heures de spectacle, donc, et trois fois une heure de pause permettant de grignoter, de boire, de prendre l’air, de fumer, de discuter. C’était là un véritable défi, bien sûr, mais l’idée était fort séduisante, et nous n’avions pour seule tâche que d’en établir la programmation, en piochant parmi les artistes qui vinrent chanter sur la scène du Forum entre 2001 et 2012. Ce qui fut fait, non sans mal d’ailleurs, malgré le nombre important de candidats pressentis, dans la mesure où nous disposions d’une liste étoffée, susceptible de fournir pour le moins trois autres marathons. Peut-être convient-il de préciser ici, pour illustrer les liens amicaux nous ayant unis aux artistes, que lorsque la liste des quarante-deux fut établie, à l’été 2014, nous avions constitué par prudence une « liste de secours », moins fournie, car nous pensions que parmi ces quarante-deux il s’en trouverait sans doute quelques-uns d’indisponibles à la date fixée, le dimanche 23 novembre, ou peu enthousiastes, parmi les provinciaux, à l’idée de parcourir des centaines de kilomètres jusqu’à Paris pour venir chanter deux chansons seulement. Or cette « liste de secours » se révélera totalement inutile, les quarante-deux « nominés » ayant aussitôt donné leur accord.

L'équipe du Forum Léo-Ferré sur scène (photo Chantal Bou-Hanna)

L’équipe du Forum Léo-Ferré sur scène (photo Chantal Bou-Hanna)

Une fois encore, une fois de plus, il faudra peut-être souligner le fait que le succès de cette journée ne doit rien au monde médiatique. Si Télérama a cru bon d’évoquer l’existence de ce Marathon, l’article n’aura été d’aucune utilité quant à la venue du public, l’Alhambra affichant déjà complet au moment de sa parution, quatre jours seulement avant l’événement. Par compassion, on évitera d’ailleurs de qualifier ici cet écrit tardif dans lequel le Marathon est confondu avec un autre spectacle ayant lieu le lendemain dans un autre endroit de la capitale. On songera aussi avec amusement à l’inévitable étonnement du lecteur régulier de cette publication phare de la pensée culturelle, soudainement averti que la programmation du Marathon constitue « le meilleur de la scène française », quand la plupart des artistes qui la composent n’ont jamais eu droit, dans les pages de cet hebdomadaire, au moindre article digne de ce nom.
Il ne m’appartient évidemment pas de m’étendre ici sur ce qui aura marqué cette journée très particulière. Les comptes rendus, impressions et commentaires multiples parus ici et là permettront aux intéressés n’ayant pu y assister de se faire une idée précise de son organisation et de sa qualité artistique. Sans doute peut-on souligner toutefois l’une des heureuses surprises de cette journée, qui aura vu la salle de l’Alhambra archicomble dès le début du spectacle, à 12 heures, et le rester jusqu’aux adieux de notre équipe, sur scène, autour de 21 heures. Côté artistes, nombreux sont ceux qui auront manifesté auprès de nous, entre autres, le plaisir d’avoir pu se retrouver si nombreux, ensemble, le temps d’une journée.
Pour nous, bénévoles de l’association Thank you Ferré, pour une fois spectateurs privilégiés, l’émotion aura bien sûr dominé, neuf heures durant, alimentée par les quarante-deux artistes tour à tour présents sur scène et par les témoignages spontanés et chaleureux des spectateurs. Et pour les plus anciens de cette équipe, je crois bon, en guise de conclusion, de laisser la parole à l’ami Louis Capart qui, dans un message, a fort bien résumé ce qu’aura représenté cet événement mémorable, point final d’une longue et belle aventure : « Journée exceptionnelle, avec autant de bonheur que de tristesse. La fin de Thank You Ferré va au-delà du Forum et nous replonge avec émotion dans d’autres moments au Trianon, moments qui faisaient suite au TLP* et, plus loin encore, à la naissance de la radio**. Une page se tourne pour le Forum mais aussi pour nous, notre propre histoire personnelle sur deux, voire trois décennies. Ce fut magique. Instants de partage d’une rare intensité. Merci pour tout. »

Floréal

 

* TLP : Théâtre libertaire de Paris. C’est le nom qu’avait donné au théâtre Déjazet dont ils furent les gérants, entre 1986 et 1992, des militants libertaires qui devaient quelque temps plus tard créer l’association Thank you Ferré.

** Il s’agit bien sûr de Radio-Libertaire.

Les artistes programmés : Vincent Absil, Isabelle Gordien-Aichhorn, Alain Aurenche, Michèle Bernard, Jacques Bertin, Frédéric Bobin, Michel Boutet, Michel Bühler, Christian Camerlynck, Louis Capart, Céline Caussimon, le Cirque des Mirages, Annick Cisaruk, Henri Courseaux, Bruno Daraquy, Yvan Dautin, Emmanuel Depoix, Jean Dubois, Claire Elzière, Entre 2 Caisses, Philippe Forcioli, Rémo Gary, Jean Guidoni, Marc Havet, Bernard Joyet, Xavier Lacouture, Gilbert Laffaille, Pierre Lebelâge, Hélène Maurice, Albert Meslay, Nathalie Miravette, Gérard Morel, Véronique Pestel, Gérard Pierron, Jean-Michel Piton, Gilles Roucaute, Annick Roux, Francesca Solleville, Anne Sylvestre, Béa Tristan, Laurent Viel, Wally.

Read Full Post »

large_Promo-DBMLF-projetLa collection du « Maitron », célèbre dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, bientôt quinquagénaire, propose un nouveau volume consacré aux anarchistes. Son fondateur, Jean Maitron, fut le premier historien en France du mouvement libertaire, et il fit entrer l’histoire de l’anarchisme à l’Université.
Fruit d’un travail collectif initié par Claude Pennetier (chercheur au CNRS, directeur du « Maitron ») et Hugues Lenoir (FA et CNT), puis orchestré par Marianne Enckell (CIRA de Lausanne), Rolf Dupuy (CIRA de Marseille), Anthony Lorry (Cedias-Musée social), Anne Steiner (université de Nanterre), Guillaume Davranche (Alternative libertaire) et Françoise Fontanelli (université de Provence Aix-Marseille I) ce dictionnaire* de 528 pages a pour ambition de célébrer un siècle et demi de lutte en redonnant leur place aux principaux acteurs du mouvement libertaire : les militantes et les militants.
Cinq cents biographies, dont soixante sont illustrées, ont été retenues pour le dictionnaire papier, avec le souci de respecter la diversité du mouvement libertaire.
Ces vies exigeantes, intenses, « joyeuses » disait Léo Ferré, parfois tragiques, témoignent des différentes périodes, milieux et formes de l’engagement libertaire : les anarchistes les plus célèbres (Proudhon, Louise Michel) y côtoient des parcours plus modestes ; artistes et chanteurs (Pissarro, Ferré, Brassens, Cross), se mêlent aux théoriciens (Jean Grave, Sébastien Faure) ; illégalistes et propagandistes par le fait (Bonnot, Ravachol) cohabitent avec les figures fondatrices du syndicalisme révolutionnaire (Fernand Pelloutier, Pierre Monatte).
L’équipe des rédacteurs a souhaité dépasser les frontières hexagonales en intégrant les biographies de militants suisses, belges, québécois, de ceux partis pour les États-Unis ou de militants dont l’impact ou le rôle en France furent très importants (Bakounine, Max Nettlau).
A ce dictionnaire papier s’ajoutent plus de 2 500 biographies consultables sur le site Maitron-en-ligne, auquel les acheteurs et souscripteurs auront accès.

* Les Anarchistes. Dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone de Marianne Enckell, Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, Hugues Lenoir, Anthony Lorry, Claude Pennetier et Anne Steiner. Avec une quarantaine d’auteurs. Éditions de l’Atelier, sortie prévue en mai 2014.
On peut en voir une présentation sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=hkKd-3dtdvc

Read Full Post »

Evacuons d’emblée les habituels clichés visant l’auteur du texte qui suit. Sarcloret est un « sale type », un « provocateur », etc. Il est vrai que si l’on compare certains de ses propos ou écrits à la marmelade qui dégouline de certains sites ou blogues consacrés à la chanson, on comprend que des amateurs du genre, dénués du moindre sens critique et prêts à trouver merveilleux tout ce qui en relève, soient choqués.
Pour notre part, nous préférons, et de loin, la franchise de cet artiste à l’hypocrisie pas toujours désintéressée qui règne dans certains secteurs de la chanson dite de qualité. Même quand il met les pieds dans le plat vis-à-vis de ses collègues en moquant tel chanteur qui se croit plus beau que les autres, ou en plaisantant sur telle commentatrice experte en platitudes.
Sarcloret est aussi quelqu’un qui porte un regard intéressant, voire pertinent, sur le sort actuel de la chanson en marge. On aimerait que ses représentants soient plus nombreux à le faire. Et sa réflexion, comme on le verra, sort des habituelles pleurnicheries sur le boycott des artistes qui la portent opéré par les grands médias.

Floréal

_________________________

DE LA DIFFICULTÉ
D’ÊTRE AUTEUR DE CHANSONS D’AUTEUR AU XXIe SIÈCLE

PAR SARCLORET

En préambule : si Rimbaud avait vécu un siècle plus tard, il aurait enregistré sa poésie. En chanson, en rock, en punk, peu importe, mais il l’aurait enregistrée. Comme ont fait Dylan ou Brassens. S’il avait vécu en 1990, il en aurait fait des clips, des films ou des jeux vidéo.
De cette manière, je dis que la poésie, comme plus tard la chanson, est devenue un mode d’expression obsolète et qu’un poète ou un chanteur sans travail a quelque chose d’un typographe qui regrette l’existence des ordinateurs.

Un extrait de It’s all right Ma de Dylan :

While one who sings with his tongue on fire
Gargles in the rat race choir
Bent out of shape from society’s pliers
Cares not to come up any higher
But rather get you down in the hole
That he’s in.

But I mean no harm nor put fault
On anyone that lives in a vault
But it’s alright, Ma, if I can’t please him.

(La langue sur le feu pendant ce temps-là
Y en a un qui chante avec les rats
Les tenailles du monde l’ont bousillé
C’est pas le type qui essaie de monter
Il essaie plutôt de te prendre avec lui
Dans son trou à lui

Mais moi au fond, j’en veux pas du tout
A un type qui veut vivre dans un tombeau
Mais ça fait rien, m’man, si je ne lui plais pas)

Dylan pose les choses et ne donne pas de clefs. Le poète est d’abord mis en lumière puis remis à sa place, et la sincérité et l’autodérision sont là sur la même échelle de considération.
Dylan joue cette chanson seul d’une guitare savante et rageuse. Il a amadoué les micros, qui sont la continuité de la feuille blanche, et met ce qu’il veut dedans. La fraîcheur de cet enregistrement plus que quadragénaire nous livre à une émotion intacte.
On comprendra que l’auteur de ce petit essai trouve au texte ci-dessus bien des qualités (on peut le lire au complet, comme tout Dylan, sur http://www.bobdylan.com) : c’est l’extrait d’une chanson qui pourrait en somme résumer la plupart des feuilles d’Antonin Artaud que l’auteur a lu de manière compulsive de 17 à 19 ans… Il a engrangé beaucoup d’émotions et d’idées de liberté dans la chanson comme dans la littérature et considère la chanson – après une trentaine d’années d’une vie où elle lui aura servi à vivre dans la Suisse de Gilles et non dans celle de l’UBS – comme un corpus intéressant, émouvant et drôle, quand il est manié avec une intelligence exigeante. Voilà.
La chanson, comme la poésie, a une image positive dans les esprits, mais n’a pas (ou plus) véritablement d’existence réelle dans l’émotivité sensorielle des gens. Quand elle n’est pas objet de commerce – on y reviendra –, elle est devenue de la culture comme le théâtre et la littérature, et cela n’enlève rien à sa nécessité. C’est à ce titre qu’elle a besoin d’aides structurelles pour exister, car elle est non seulement en concurrence avec un marché bizarre mais en butte à des chicanes que le propos de ce texte est de faire appréhender.

Première chicane : la radio
La radio n’utilise pas de chanson dans ses émissions, mais de la variété. Ce texte va enfin expliquer la différence : la chanson est intelligente, drôle, émouvante ou colérique. Ça ferait des morceaux trop gros pour la bande passante et ça esquinterait les compresseurs. Les chansons intelligentes feraient passer les journalistes pour moins intelligents, les chansons drôles feraient passer les humoristes pour moins drôles, les chansons émouvantes feraient passer les informations pour des platitudes, et les chansons en colère dérangeraient les annonceurs. Les radios font passer de la chanson qui ne dérange pas, ni les journalistes-humoristes-annonceurs, ni le public, c’est de la chanson qui ne dérange pas les gens qui n’aiment pas ça, c’est de la variété. Les auteurs de chansons qui espèrent faire connaître leur travail par les radios sont donc contraints au formatage de leur travail en variété ou au ridicule d’un anonymat non consenti.

Deuxième chicane : les producteurs
Malgré l’obsolescence du genre, il reste un marché pour des œuvres chantées enregistrées, et par la force des choses des vendeurs. Il reste un marché parce qu’il y a des niches de sensibilités, des segments commerciaux avides de caresses dans le sens du poil. Pour faire comprendre ça, il faut quelques exemples :
La ménagère de plus de cinquante ans achète du Julio Iglesias car il fait ce qu’il faut pour rencontrer leur sensibilité.
L’institutrice centre-gauche Tupperware préménopausée achète du Renaud pour les mêmes raisons.
Le post baba anar à dreds achète Tryo et La Rue Kétanou idem.
L’auteur de cet essai reconnaît qu’il ne comprend pas pourquoi on achète du Céline Dion, mais il semble qu’elle corresponde également à un segment social sur lequel s’appuient les professionnels de la production pour spécialiser les artistes et savoir ce qu’il faut leur faire faire : des cartes postales et des images d’Epinal ciblées sur la sensibilité des segments sociaux repérés. Les auteurs de chansons qui espèrent faire connaître leur travail par les producteurs sont donc réduits à un rôle de dessinateurs de cartes postales.
On voit mal l’éditeur de Beckett ou de Camus leur expliquer ce qu’il faut écrire et pour qui…

Troisième chicane : les admirateurs
Il y a de nombreuses personnes qui croient aimer les auteurs de chansons et qui se rendent dans des petites salles ou des festivals pour les applaudir. Malheureusement, ce sont des gens qui ont réglé l’horloge de leur sensibilité sur la nostalgie de l’époque où la chanson était évidente et vivante, et c’est pourquoi ils contrôlent la correction de l’écriture et de l’accompagnement des chansons précisément à l’aune de leur obsolescence.
Il ne s’agit pas pour les auteurs de fournir à ce public une écriture et une musicalité inventives, mais de reproduire une façon de faire et des sujets rassurants. C’est ce qui fait durer la chanson « rive gauche », sorte d’artefact qui ressemblerait culturellement à la peinture qu’on vend à Montmartre ou à une décoration de jardin type Blanche Neige.

C’est la raison pour laquelle, s’il puise dans des émotions et un imaginaire modernes, dans un vocabulaire non périmé et dans une musicalité vivante, un auteur de chansons aura toutes les peines du monde à trouver un public : les gros conduits sont encombrés de conneries, et le petit est encombré de philatélistes.

Read Full Post »

1372823_10200708199562715_216551929_nNé d’une rencontre,
d’abord virtuelle
puis de chair et d’os,
avec deux passionnés
de chanson,
Pierre Delorme et René Troin, le site « Crapauds et Rossignols »
vient de voir le jour.
Il nous permettra d’y évoquer ce que nous aimons de la chanson et des artistes qui la portent, ceux qui en parlent ou qui la filment, entre autres.
Mais attention, les concepteurs de ce site ne s’interdisent aucune visite dans tout ce que la chanson offre de panoramas, même pas les territoires étrangers, au risque de chagriner certains fidèles de l’Eglise de la CFQ (chanson française de qualité). Qui nous aime nous suive !
Comme l’écrit Pierre Delorme : « Si la chanson sous ses formes diverses vous intéresse, si vous pensez qu’elle ne se résume pas à son actualité, si vous êtes curieux des ouvrages qui lui sont consacrés, des films où elle apparaît, des réflexions qu’elle suscite, des enthousiasmes et des émotions qu’elle provoque, si vous aimez le chant des crapauds autant que celui des rossignols, vous trouverez de quoi lire et entendre » sur ce site. Qui nous aime nous suive !

Pour y aller, c’est ici : « Crapauds et Rossignols »

Read Full Post »

Older Posts »