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Archive for the ‘02. Derniers articles parus’ Category

10212093-couper-un-gant-de-toilette-pour-en-faire-une-trousse-a-savonC’est l’histoire d’un jeune gars, un ouvrier, qui adhère au Parti communiste. Dans la cellule où il milite, des camarades aguerris, voyant qu’il n’est pas très au fait de la théorie, lui indiquent qu’au sein du Parti il y a une école de formation. Le gars est un peu réticent, c’est un manuel, il n’a pas fait beaucoup d’études, il a peur de ne pas être à la hauteur. Ses camarades insistent, lui disent qu’il n’a rien à craindre, qu’ils vont l’adresser à un vieux communiste pas du tout hermétique, que ça ne sera pas un cours magistral, que tout se passera bien.
Le gars finit par accepter et on lui présente son « professeur ». Malgré tout il tient à répéter qu’il n’a pas beaucoup de bagage, qu’il n’est pas un intellectuel. Le militant formateur le rassure : « Ne t’inquiète pas, ici tu n’es pas à l’Université, je ne suis pas le professeur à la science infuse, tu vas voir, ça va bien se passer. Aujourd’hui, pour ton premier cours, je vais t’enseigner ce qu’est la dialectique, qui est une notion très importante dans la théorie marxiste. »
« Dialectique ». Rien que le mot, ça effraie déjà le jeune gars. Le formateur s’en aperçoit et le rassure à nouveau : « T’inquiète pas, je te dis ! Je ne vais pas te prendre la tête avec des mots savants. Je vais te faire comprendre ce qu’est la dialectique à l’aide d’une devinette. C’est tout simple. Alors voilà : deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver  ? Réfléchis, prends ton temps avant de me répondre. » Le jeune gars est surpris, il sourit, et répond illico : « Celui qui est sale ! »
Je t’ai dit de prendre ton temps avant de me répondre, rétorque le vieux militant. Réfléchis ! Celui qui est propre, s’il est propre c’est parce qu’il a pris l’habitude de se laver. Celui qui est sale, s’il est sale c’est parce qu’il ne se lave pas. C’est donc celui qui est propre qui va se laver ! »
Le jeune gars est un peu surpris. « Ah bon ! » fait-il. Le militant formateur lui dit alors qu’il ne doit pas s’inquiéter, que ça n’est pas grave. « On va recommencer, tu vas voir, tu vas comprendre. Alors voilà, deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? » Le jeune gars hésite trois secondes et répond : « Ben, celui qui est propre. »
sof-310103Bon sang, mais prends ton temps avant de répondre, combien de fois je dois te le dire ?! Réfléchis ! Celui qui est propre, s’il est propre il n’a aucun besoin de se laver, tandis que celui qui est sale, s’il est sale il a de bonnes raisons de se laver. C’est donc celui qui est sale qui va se laver ! »
– Mais, tu disais…
– Tss tss tss ! T’occupe pas ! C’est pas dramatique. Tu vas finir par comprendre. On recommence, mais surtout, je le répète, réfléchis bien avant de répondre. Deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? »
Là, le jeune gars hésite un bon moment et finit par lâcher : « Celui qui est… sale… »
Ah ! c’est pas possible, mais tu le fais exprès ! Je t’ai dit de réfléchir, bon sang ! Celui qui est propre s’il est propre c’est qu’il est l’habitude de se laver, qu’il en ressent la nécessité ; celui qui est sale s’il est sale il a forcément besoin de se laver. Ils vont donc se laver tous les deux ! »
– Ah ! là là ! je comprends rien ! J’en ai marre, dit le jeune gars.
Calme-toi ! C’est pas grave. Je suis certain que tu vas comprendre. Allez, une dernière fois : deux types marchent le long d’une route, l’un est sale, l’autre est propre. Sur leur chemin, ils tombent sur un seau d’eau, un gant de toilette et un savon. Qui va se laver ? »
Le jeune gars pousse un grand soupir et, un peu las, décide de répondre : « Ben, les deux. »
Mais non, voyons ! Celui qui est propre, s’il est propre il n’a pas besoin de se laver ; celui qui est sale s’il est sale c’est qu’il n’a pas l’habitude de se laver. Aucun des deux ne va donc se laver !
– Ah ! merde ! j’en ai ras-le-bol, dit le jeune gars. C’est toujours le même problème, la même question qui est posée, et tu ne réponds jamais deux fois la même chose !
– Ah ! enfin ! Ça y est, t’as compris ce que c’est que la dialectique ! »

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autocollant-rlIl y a trente-cinq ans, Radio-Libertaire voyait le jour. Avant 1981 régnait sur la bande FM le monopole d’Etat en matière de radiodiffusion, contre lequel s’était battue une poignée de radiolibristes, parmi lesquels des militants anarchistes.
Trente-cinq ans après la naissance des radios dites libres, il est intéressant de se souvenir de ce que déclaraient, avant 1981, sous la présidence de Giscard d’Estaing, des responsables politiques de droite et de gauche quant à la possibilité de voir se créer des radios qui échapperaient à leur contrôle.
On mesurera, chez les uns et les autres, ce sens de la mesure et cet attachement aux convictions qui distinguent les hommes responsables des utopistes écervelés.

Georges Fillioud, futur ministre de la Communication de François Mitterrand : « Nous défendrons le monopole pour que MM. Bleustein-Blanchet, Hersant et Amaury, tapis dans l’ombre, ne soient pas tentés d’accroître ainsi leurs profits et puissance » (le 13 mai 1977).
Christian Poncelet, secrétaire d’Etat (RPR) aux Relations avec le Parlement : « Il n’est pas question de laisser se développer sur l’ensemble du territoire ces radios qui pourraient diffuser de l’information de toute nature ! » (17 mai 1977).
Christian Bonnet, ministre (Républicains indépendants) de l’Intérieur : « Les radios libres, ce sont les Brigades rouges ! » (mai 1978).
Laurent Fabius (PS) : « Nous sommes pour le monopole comme garant de la liberté, et contre son utilisation à des fins d’exclusion » (27 juin 1979).
Jean-Philippe Lecat, ministre (majorité présidentielle) de la Culture et de la Communication : « Il faut épargner à notre pays les errements que connaissent certains de nos voisins, chez qui l’abandon du service public a très vite dérivé vers l’anarchie, le laxisme, le triomphe de l’esprit de lucre » (7 juin 1978).
Raymond Barre, premier ministre : « Les radios libres sont le germe puissant de l’anarchie » (7 septembre 1979).

 

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Ayant partagé ici même, le 21 mars dernier, l’article de Claude Guillon consacré aux déclarations de Jean-Marc Rouillan et publié sur son propre blogue, je me dois de prolonger ce partage en relayant ci-dessous cet autre écrit (1) du même auteur répondant aux sombres crétins anonymes l’ayant accusé d’être le complice, voire l’inspirateur, des juges qui viennent de condamner Rouillan à huit mois de prison ferme.
J’encourage les lecteurs qui n’auraient pas suivi cette affaire à prendre d’abord connaissance de l’article incriminé (2) de Claude Guillon, afin de bien mesurer combien la lecture des accusations qui lui sont adressées fournit l’occasion d’effectuer une fois encore un voyage assez pénible dans la connerie épaisse militante.

(1) « Ne dites pas à mon père… »
(2)
« Jean-Marc Rouillan doit se taire… »

 

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Je partage volontiers cet écrit de Claude Guillon, paru sur son blogue, « Lignes de force » (voir ici même la rubrique « Liens »), car j’en partage totalement l’analyse et les arguments.

https://lignesdeforce.wordpress.com/2016/03/21/jean-marc-rouillan-doit-se-taire-non-parce-que-letat-le-lui-impose-mais-parce-que-les-enormites-qui-sortent-de-sa-bouche-nuisent-a-la-cause-quil-pretend-defendre-et-a-lui-meme-acc/

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Après le sérieux avertissement lancé par une organisation de consommateurs quant à l’emploi risqué de nombre de produits cosmétiques contenant des allergènes et autres perturbateurs endocriniens, après la découverte de morceaux de plastique dans des barres chocolatées, qui a obligé une célèbre marque à les retirer de la vente, voici aujourd’hui que des protège-slips font l’objet d’un rapatriement urgent sur leur lieu de fabrication après la découverte d’un herbicide, le glyphosate, dans leur composition.
Ces malfaçons répétées touchant des produits de consommation courante ne doivent pas nous faire oublier que ça n’est pas là le seul domaine où les empoisonneurs opèrent et où la publicité sur les bienfaits de ce qui est proposé se révèle outrancièrement mensongère.
Ainsi, des amis qui s’intéressent de près à la politique ont analysé le socialisme de gouvernement tel qu’il est aujourd’hui proposé à l’électeur moyen, et ont trouvé dans cette mixture, déjà très insipide à l’origine, de fortes doses de macron et de valls, deux substances préoccupantes qui le rendent extrêmement dangereux, sans pour autant que son retrait soit envisagé avant 2017.
Cette dangerosité avait d’ailleurs, avant analyse, déjà rebuté beaucoup de consommateurs de ce produit avarié, les poussant à se tourner sans réfléchir vers certains ersatz : le tobira, par exemple, produit à base de couleuvres qui connut récemment un petit succès avant qu’on s’aperçoive que seul le distinguait, en vérité, un emballage tape-à-l’œil ; le lepène, un puissant laxatif régulièrement proposé à chaque consultation et qu’on paiera très cher ; le mellanchon, ensuite, âcre et fort en bouche au point d’avoir un effet émétique, et qui rebute grandement par le fait que nombre de ses composants portent la mention « made in China » ; le jupet, enfin, produit de luxe qui bénéficie manifestement d’un… abus de confiance.
L’organisme mis en place par ces amis évoqués plus haut, l’ANAR (l’Attention Nécessaire contre l’Arnaque Républicaine), vous conseille donc fortement de vous détourner de tous ces produits frelatés. Au plus vite !

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Au journal de France 2 (service public), ce 18 février, au sujet du projet de loi concernant le Code du travail, un jeune journaliste apprivoisé, évoquant les 35 heures auxquelles s’attaque violemment le gouvernement, parle de « totem ». C’est ainsi, désormais, avec parfois le terme « tabou », que la profession journalistique désigne, en adoptant ce parler libéral aux accents freudiens, la durée hebdomadaire du travail. Il s’agit par là même de montrer que des forces rétrogrades, passéistes, restent attachées à des « acquis » ringards présentés comme autant d’obstacles aux nécessités économiques du moment, seules à même d’assurer notre prospérité future.
Pendant des décennies, nous avons eu droit, souvenez-vous, aux fameux « avantages acquis », de plus en plus dénoncés, au fil du temps, comme autant de scandaleux privilèges auxquels restaient attachés des salariés égoïstes indifférents à une marche du monde nécessitant toujours davantage de sacrifices de la part des éternels sacrifiés.
Il est pour le moins cocasse de voir appliquées ces expressions flatteuses à tout ce qui a pu alléger, momentanément, la pénibilité du travail salarié, mais jamais à tout ce qui touche la fortune des décideurs patronaux et gouvernementaux. Car si vous venez vous promener avec moi avenue Foch ou avenue Mozart, à Paris, ou dans les quartiers cossus que sont les VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements de Paris, par exemple, eh bien je suis à même de vous montrer ce que sont réellement des « avantages acquis », et non seulement acquis mais durables et toujours plus prospères, et jamais considérés comme un frein à la nécessité de s’adapter à un monde qui change.
Quand triomphe le credo patronal, triomphe aussi son langage.

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