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Archive for the ‘02. A la petite semaine’ Category

Welcome to the United States!

Régulièrement, le gouvernement des Etats-Unis publie une liste des pays à éviter pour les citoyens américains qui désirent voyager.
Il apparaît pourtant que l’endroit au monde le plus dangereux pour eux reste leur propre pays. En quelques heures, vingt personnes sont mortes au Texas et neuf autres dans l’Ohio, victimes des 250e et 251e fusillades de masse depuis le début de l’année. On compte environ 10.000 morts par an et par armes à feu dans ce doux pays. Même l’Afghanistan est plus sûr !

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Dans la savane, deux puces discutent :
– T’as vu, le lion a encore tué une gazelle ; faut qu’on fusionne avec les mouches.
– Tu crois que ça changera quelque chose ?
Arrête ! Tu fais le jeu du lion.

Le week-end de Pentecôte a vu se tenir, à Bellenaves, le congrès d’unification entre Alternative libertaire, sorte d’annexe du NPA, et la Coordination des groupes anarchistes (CGA), une organisation fantomatique qui avait pris soin, avant sa frénésie unitaire, de provoquer une scission en son sein, les partants ayant créé la très groupusculaire Organisation anarchiste (OA).
Sur le site de la tendance « Claire » (sic) du NPA, un certain Alain rend compte avec beaucoup d’enthousiasme et dans un style de rédaction de collégien, de ce congrès où vient de naître l’Union communiste libertaire et où les débats, nous dit-il, ont été « riches et intenses ». Pour des lutteurs de classe attachés au vocabulaire, comme on va le voir, je ne sais pas si le terme « riches » est bien celui qui convient dans le contexte anticapitaliste qui a présidé à ces débats.
Le premier des sujets discutés concernait apparemment ce désir obsessionnel qu’est depuis belle lurette chez nos « communistes libertaires » la tentation électoraliste, camouflée ici, dans une confusion grotesque, derrière un prétendu intérêt pour le municipalisme.
Surfant sur les thèmes tendance du moment – communautarisme réactionnaire, obscurantisme religieux et antipatriarcat primaire, ces nouvelles valeurs du gauchisme –, nos vaillants révolutionnaires unifiés semblent s’être surpassés. L’antireligiosité, pourvu qu’elle vise un monothéisme en particulier, devient ainsi l’équivalent du racisme. On ne sait ce qui triomphe ici, de la bêtise crasse ou du militantisme servile, chez des gens manifestement incapables de distinguer le xénophobe avéré du libre penseur fidèle à une idée maintes fois vérifiée qui fait des religions, quelles qu’elles soient, un facteur d’asservissement individuel et collectif.
Mais le pompon est atteint dans la lutte antipatriarcale à travers son volet orthographico-féministe. A l’heure où beaucoup s’inquiètent de la catastrophe climatique à venir ou de la misère croissante, nos congressistes ont su, eux, se pencher sur une question d’une importance et d’une urgence autrement plus évidentes : doit-on féminiser des termes tels que « patron » ou « dirigeant », sachant que des femmes qui occupent les fonctions qu’ils désignent « sont avant tout des représentantes du patriarcat » ? La féminisation, ça se mérite. On pourra toujours dire « une militante communiste libertaire obtuse », ça console.
Enfin bon, l’UCL est née. Ça s’arrose. Au Café des Sports, Coupe du monde féminine oblige. Allez, la patronne, remettez-nous ça !

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La cérémonie de ce mardi 14 mai aux Invalides m’a amené à rechercher les statistiques des accidents du travail en France. Les dernières connues portent sur l’année 2017.
530 personnes ont perdu la vie au travail cette année-là, dont 210 dans le seul secteur du bâtiment. Et je me posais la question de savoir s’il y avait déjà eu la moindre cérémonie officielle, avec des gens importants, des gens qui comptent, des gens qui représentent le pays, pour rendre hommage à ces ouvriers qui bâtissent des logements, des écoles, des hôpitaux, des salles de spectacle…
On se pose de ces questions parfois, c’est bête !…

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Malgré les nombreux témoignages et les vidéos qui mettent en évidence ses gros mensonges, Rantanplan-Castaner persiste et, continuant à prendre chacun de nous pour l’imbécile qu’il est lui-même, voudrait nous convaincre qu’il ne s’agit en fait que d’une question de vocabulaire. Il regrette, dit-il, d’avoir employé le terme « attaque » au sujet de l’épisode de l’hôpital de la Pitié, affirmant qu’il aurait plutôt dû évoquer une « intrusion violente », quand on sait aujourd’hui qu’il s’agissait pour des manifestants pacifiques de se mettre simplement à l’abri de la bestialité policière. Chipoter sur la qualification d’un événement qui n’a existé que dans l’imagination poussive du ministre des Yeux crevés et des Mains arrachées devrait nous amener, pour rester dans le domaine du vocabulaire, à nous demander si le Pinocchio en uniforme de la Place Beauvau est avant tout un charlatan ou un imposteur.

« Les nouvelles méthodes de domination de l’esprit des masses reprennent les procédés de la grande publicité commerciale en y ajoutant, sur un fond irrationnel, une violence forcenée. Le défi à l’intelligence l’humilie et préfigure sa défaite. L’affirmation énorme et inattendue surprend l’homme moyen qui ne conçoit pas que l’on puisse lui mentir ainsi. La brutalité l’intimide et rachète en quelque sorte l’imposture ; l’homme moyen, défaillant sous le choc, est tenté de dire qu’après tout cette frénésie doit avoir une justification supérieure, dépassant son entendement. Le succès de ces techniques n’est évidemment possible qu’en des époques troublées et à la condition que les minorités courageuses incarnant le sens critique soient bien bâillonnées ou réduites à l’impuissance par la raison d’Etat ou le manque de ressources matérielles. » (Victor Serge.)

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Il y a presque vingt-cinq ans maintenant, François Brune faisait paraître un livre au titre plein d’humour, Les médias pensent comme moi. Il y fustigeait, entre autres, l’esprit moutonnier de l’auditeur et du téléspectateur moyen, avaleurs de couleuvres et perroquets bien dressés, avec ce que cela comporte d’abandon de tout sens critique vis-à-vis du flot d’informations déversées sur nous en permanence par des médias pour la plupart domestiqués et serviles.
Depuis lors, le troupeau de moutons-perroquets n’a fait que grossir. S’il en fallait un exemple, il nous est évidemment offert par le matraquage auquel nous avons été soumis au soir du 1er mai et toute la journée du lendemain avec cette histoire d’intrusion dans l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière par de prétendues hordes de « black blocs », information aussitôt reprise par les politologues de réseaux sociaux sans le moindre recul, sans attendre un peu que des témoignages autres que ceux des seuls Castaner, Buzyn et Hirsch, non présents sur les lieux, viennent éventuellement confirmer ou infirmer les faits.
En 1968, une des célèbres affiches concoctées par les étudiants des Beaux-Arts nous disait que chaque soir à 20 heures la police nous parle. Les choses ont changé. Elle nous parle désormais à toute heure, relayée par des commentateurs de Café des Sports connectés, pleinement satisfaits de se faire auxiliaires de police. Et ces tristes gogos, dont certains furent d’ailleurs de cette grande fête du printemps de leur jeunesse, croyant écouter ou lire une information libre, gobent béatement ce qu’on leur sert, et répètent stupidement et en cadence ce qui n’est en réalité que communiqué par le ministère de la Police à des journalistes au garde-à-vous. Et quand on sait le nombre effarant de bobards que les « premiers flics de France » ont été capables de déverser au cours de l’Histoire, un minimum de méfiance et de retenue devrait s’imposer chez tout être sensé. Mais les Lucky Luke du tweet et du commentaire facebookien, autant de petits ministres de l’Intérieur au rabais qui « analysent » plus vite que leur ombre, ne sauraient nous faire languir trop longtemps, car chacun sait que quelques heures d’attente, sur les réseaux sociaux, c’est l’éternité…
Le plus marrant dans tout cela, si l’on peut dire, c’est que pratiquement sans cesse cantonnés dans la dénonciation des idéologues fumeux, nos éditorialistes de fantaisie ne se rendent pas compte qu’ils sont eux-mêmes, dans leurs réactions, dans l’idéologie pure, à
œillères bétonnées. En l’occurrence ici un anti-gilets-jaunisme viscéral qui les amène à répercuter toute « info » émise par le premier Castaner venu, pourvu qu’elle soit hostile aux Gilets jaunes ou à ceux qui les côtoient. L’énormité du mensonge, qu’un enfant de 12 ans quelque peu éveillé saurait déceler (des infirmières qui auraient stoppé des « blacks blocs » dans leur volonté de détruire), ne les arrête en rien dans l’impérieuse mission qu’ils se sont assignée de nous révéler leurs vérités, des vérités aux odeurs rances de commissariat de police.

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« L’argent, messieurs, c’est le crottin du Diable ! »
(François d’Assise)

De prime abord, évidemment, on peut estimer préférable que des centaines de millions d’euros soient consacrés à la réparation d’une architecture admirable comme celle de Notre-Dame, plutôt qu’à l’achat de yachts toujours plus grands et luxueux, ou de propriétés cossues sur des îles paradisiaques. La question centrale me paraît davantage devoir se poser sur le fait que dans une République à la devise admirable mais éminemment mensongère deux personnes peuvent à elles seules balancer 300 ou 400 millions d’euros sur la table, et se permettre même de ne pas exiger, comme elles en ont le droit, la défiscalisation de leur don (en les y poussant un peu, quand même).
Il faudrait commencer par rappeler à ceux qui saluent ce geste « admirable » qu’il n’empêchera en rien les richissimes entrepreneurs en question de continuer à faire fructifier leur petit capital, que la vente de yachts et de belles propriétés ne devrait pas en souffrir, et que les sommes qu’ils abandonnent à l’admiration des gogos correspondent à peu près à cet euro qu’il nous arrive de glisser dans la main des mauvais musiciens du métro venus écorcher nos oreilles entre Nation et Belleville.
Je lis, consterné par des propos d’une telle naïveté, et parfois d’une telle bêtise, sous la plume de certains qui ne manquent jamais de rappeler leur attachement à une gauche humaniste, que cet argent ne sortirait pas de nos poches et que ce don n’appauvrira donc pas davantage les pauvres et les modestes. Mais cet argent, d’où sort-il ? Est-il tombé du ciel ? Serait-ce un don de Dieu, ou plutôt du Diable, si l’on en croit saint François ?
J’invite aimablement tous ceux que l’indécence abjecte de certaines grandes fortunes ne trouble guère à réviser la définition de certains termes : capitalisme, exploitation du travail, profit, plus-value, classes sociales, etc. Autrefois, tout cela relevait du b.a.ba pour des gens de gauche, même les plus modérés. Les temps ont changé. Leur acceptation de ce qui est et leur satisfaction béate devant tant de « bonté » sont devenues presque aussi écœurantes que cette « générosité » avec tambour et trompette d’une poignée de multimilliardaires dont les fortunes, oui, ont été volées au plus grand nombre et ne peuvent exister que s’il y a, d’un autre côté, difficultés et pauvreté permanentes. Amen.

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Pari gagné ! Et j’espère que vous saurez reconnaître et louanger mes talents de pronostiqueur !
En l’absence de tout sondage d’opinion, ne me fondant que sur mes capacités d’analyse, j’avais pronostiqué une victoire du OUI à la nouvelle Constitution cubaine dès le 15 février (voir CUBA On parie ?). Certes, j’ai été un peu aidé par le fait que toute campagne en faveur de l’une des deux propositions, en l’occurrence le NON, était strictement interdite sur place et  a valu à tous ceux qui sont passés outre un petit séjour à l’ombre, ce qui faisait dire à certains « contre-révolutionnaires-faisant-le-jeu-de-l’impérialisme » qu’il s’agissait davantage d’une farce que d’une véritable consultation électorale. Aidé également par le fait que toute transparence dans le dépouillement du scrutin demeure inexistante à Cuba, car sans aucun doute susceptible de faire le jeu des Yankees.
Quoi qu’il en soit, réjouissons-nous pour nos grenouilles du bénitier communiste, qui n’ont plus guère ici de possibilités de s’ébattre avec entrain, et entonnons avec elles ce cri émancipateur : Vive la propriété privée castriste !

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La directrice de la chaîne de télévision Le Média a bien écouté la vidéo qui montre et fait entendre l’agression verbale dont a été victime Alain Finkielkraut dans une rue de Paris où manifestaient des Gilets jaunes. N’entendant pas le cri « Sale juif ! », elle en conclut que l’accusation d’antisémitisme visant les hurleurs relève des « fake news » émanant du gouvernement pour faire oublier l’essentiel, la souffrance de ceux que la France insoumise aimerait transformer en clientèle électorale. Dans cette même vidéo, on entend très distinctement, à moins d’être sourd ou de s’appeler Aude Lancelin, le cri « Sale race ! ». Selon elle, qui peut donc bien être visé par ce terme de « race » ? Les membres de l’Académie française ? Les porteurs de lunettes ? Les habitants du quartier Montparnasse ?
Dans le cimetière juif de Quatzenheim, on n’a pas non plus relevé d’inscriptions « Sale juif ! » ou « Mort aux juifs ! » au côté des croix gammées peintes sur quatre-vingts tombes. Je suppose que cela suffit à Mme du Média pour douter du caractère antisémite de l’événement. Après tout, c’est peut-être de l’art contemporain, un happening…

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J’ai peur

Je viens d’ajouter deux verrous à ma porte. Je ne sors plus de chez moi. J’ai transmis aux amis qui souhaitent me rendre visite un mot de passe, indispensable à qui veut franchir le seuil de ma tanière. Je leur ai d’ailleurs fortement déconseillé de m’approcher s’ils ne veulent pas être inquiétés. J’ai peur pour eux. J’ai peur pour moi.
Fidèle à une certaine tradition pamphlétaire, qui fait de l’ironie une arme nécessaire face à l’excès de bêtise épaisse et aux dérives militantes fanatiques, je me suis laissé aller sans réfléchir, sur les réseaux sociaux, à prendre parfois des distances avec le mouvement des Gilets jaunes et certains de ses aspects nauséabonds : la beauferie homophobe et sexiste, l’antisémitisme et la xénophobie, son penchant pour le tricolore national et la gueularde Marseillaise, entre autres. Bref, malgré les propos et écrits débordant d’espoir révolutionnaire de certains camarades, convoquant illico 1789 et Barcelone 36, il m’a semblé possible, et même souhaitable, d’affirmer que ce mouvement n’était pas « complètement à mon goût ».
Dans la chaleur de mon confort nécessairement petit-bourgeois, j’avais oublié que ce type d’événement charrie invariablement son lot de Fouquier-Tinville et de commissaires politiques en devenir.
Le site « Paris-luttes.info » est venu fort heureusement m’avertir à temps du sort qui m’est promis en publiant un texte intitulé « Quand le vent tournera », repris d’une page Facebook pro-Gilets jaunes du nom fort opportunément bien choisi de « Cerveaux non disponibles ». Dans cet écrit, un message est tout spécialement destiné aux non-Gilets jaunes 100%. Je vous laisse le lire, le temps de boucler mes valises :
« Mais le vent tournera. Et quand les cendres de la lutte s’envoleront pour laisser entrevoir le soleil, nous ne resterons pas bouche bée et bras croisés à se satisfaire de ce nouvel horizon. Non, nous seront (sic) assez lucides pour regarder derrière et ne pas oublier les corps meurtris qui joncherons (re-sic) le chemin emprunté. Et nous demanderons des comptes. Nous demanderons justice. Les coupables seront jugés.
Mais nous nous souviendrons aussi des complices de ce drame, ceux qui, par leur position sociale, par leur statut public ou par leur influence politique, auraient pu et auraient dû s’indigner et s’insurger contre la politique anti sociale et anti démocratique mise en place par le pouvoir actuel. Ne pas prendre position est désormais un soutien aux dérives autoritaires du pouvoir. Que les associations, syndicats, ONG, collectifs, artistes, journalistes, philosophes, professeurs, avocats et autres citoyens prennent leur responsabilité. Que vous n’ayez pas compris l’essence du mouvement, ou que vous n’en validiez pas la légitimité idéologique ne vous exonère pas de voir la vérité de la dérive autoritaire et anti démocratique du pouvoir. La nier ou la cacher sous prétexte que le mouvement n’est pas totalement à votre goût vous rendra définitivement complice, et ce, jusqu’à la victoire du mouvement. Et même après. »

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Est-ce l’effet Ruquier-Hanouna, ces têtes pensantes du petit écran et du « buzz » réunis, toujours promptes à déchaîner les passions serviles ? Est-ce l’obligation à laquelle sont tenus les valets de cour de faire régulièrement allégeance aux puissants qui les nourrissent et au Médiatisme qui les dorlote ? Sans doute un peu les deux.
Le premier à défourailler façon Rambo de bar-tabac fut Luc Ferry, l’assisté mondain de l’Education nationale : « C’est insupportable ! Les forces de l’ordre devraient se servir de leurs armes une bonne fois. Ça suffit ! On a la quatrième armée du monde, elle est capable de mettre fin à ces saloperies. »
Il n’était évidemment pas imaginable, après cette sortie digne d’un poivrot de Café des Sports et par là même promise à un beau succès médiatique, que les collègues en philo de comptoir de l’ex-ministre ne tentent pas de se distinguer à leur tour. Pour ce type de m’as-tu-vu, toute publicité réservée à la déclaration d’un confrère est souvent vécue par eux comme un insupportable effacement dans la sphère médiatique, auquel seule une énorme ânerie « buzzante » saura mettre fin. C’est donc sans surprise que Raphaël Enthoven, celui-là même qui toute honte bue ose parfois se réclamer d’Albert Camus et de son sens de la mesure, frappait tout aussitôt : « Il y a les dictatures où le pouvoir enferme, torture et tue les journalistes. Et il y a les démocraties comme la France, où c’est le “peuple” autoproclamé qui s’en charge » (tweet du 12 janvier).
Et comme deux énormités crasses valent mieux qu’une et sont aujourd’hui plus que nécessaires au paraître, le Lucky Luke du tweet fou récidivait ainsi : « Quelle différence entre ceux qui, en cas de violences contre la presse, disent « les journalistes, avec leurs éditos, sont responsables des coups qu’ils reçoivent » et ceux qui, en cas d’agression sexuelle, disent “la salope, avec sa minijupe, elle ne l’a pas volé” ? » (tweet du 13 janvier).
Pas en reste, enfin, Alain Finkielkraut, au cours de l’émission qu’il anime chaque samedi matin sur France Culture, tient à exprimer son horreur de la violence. Il faut croire, cependant, après écoute, qu’il y a la bonne et la mauvaise. La bonne, celle des « forces de l’ordre », que montrent des dizaines de vidéos circulant sur ces réseaux sociaux qu’il vomit, et dont lui et ses invités, deux autres abonnés permanents du discours médiatique, ne diront un seul mot. Et la mauvaise, la seule condamnable, « terrible », répétera-t-il à plusieurs reprises. Et pour mieux faire comprendre l’horreur de ladite violence – celle des manifestants, vous l’aurez compris –, quoi de plus frappant qu’une bonne vieille comparaison toute de finesse : « C’était un spectacle terrible […] et ça relève non pas du duel mais du lynchage, voire du pogrom » (émission « Répliques », samedi 12 janvier).
Allez les gars, assez picolé, on ferme !

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